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15 ans de course au plus haut niveau, victoires, échecs, acharnement et champion, enfin

Dans Moto / Sport

15 ans de course au plus haut niveau, victoires, échecs, acharnement et champion, enfin

Nous ne pouvions pas finir 2010 sans un anniversaire comme celui-là, les 20 ans du titre mondial d' Alain Michel en side-car.


Le but premier de cet hommage à Alain Michel était de contacter l'intéressé pour parler de l'homme et avec l'homme, 20 ans plus tard.


Mais d'abord, un rapide retour en arrière. Acharnement, le mot est faible pour décrire la carrière d'Alain Michel.


Après des débuts en moto, et quelques bons résultats, vite handicapé par manque de moyens, déjà, Alain Michel passe au guidon d'un side-car.


De suite, son pilotage fait apparaitre des possibilités d'aller chercher les meilleurs de la discipline en championnat du monde. Mais rapidement, le même constat s'impose, il faut des moyens techniques et financiers.


Le technique, il s'est faire, il excelle même, les moyens seront toujours trop faibles, son point faible surement, c'est peut-être lui-même. Il ne le nie pas d'ailleurs, son caractère trempé, son coté apparent un peu « rustre » ne l'a pas toujours servi, mais Alain Michel va démontrer son talent pendant 15 ans.


Alain revendique qu'en side à cette époque, battre les meilleurs était possible avec moins d'argent. Et il le prouve en 77 en remportant son premier GP à domicile, le GP de France au Castelet.


Comme la plupart, son side-car est motorisé par une base de Yamaha TZ 4 cylindres 2 temps 500 cc.


En 78 Alain termine second du championnat du monde. La marche est franchie, il faut finaliser, concrétiser, assembler les dernières pièces du puzzle pour conquérir le titre. Mais c'est bien le plus difficile, Alain est toujours au top, en 79 avec Michael Burkhard à ses cotés, il gagne le GP de France au Mans et celui d'Assen.


En 80, un podium final et en 81 une nouvelle seconde place derrière l'ogre Rolf Biland.


15 ans de course au plus haut niveau, victoires, échecs, acharnement et champion, enfin


 


En 83, Alain roule avec son ami Claude Monchaud, c'est difficile et 84 voit arriver dans le panier Jean Marc Fresc pour une nouvelle 3ème place.


1986 doit être la bonne année, le tandem fonctionne à la perfection, et Alain et Jean-Marc sont en tête du championnat au départ de la dernière course en Allemagne, sur le circuit d' Hockenheim, quelque points devant Streuer.


Si ce dernier gagne, Alain doit finir 4ème pour s'octroyer le titre, il faut donc rester concentré, rien n'est jamais gagné d'avance.


Mais l'inimaginable se produit, alors que l'on ne voit que rarement de la moto sur nos chaines nationales, encore moins du side car, une interview de dernière seconde est faite pour TF 1. Dans la précipitation du départ et l'enjeu, Alain ne refixe pas correctement son casque (à mâchoires sans jugulaire) qu'il avait du enlever.


Après un super départ, Alain s'aperçoit en prenant de la vitesse que son casque n'est pas verrouillé. Malgré le risque et la perte de 10 places pour essayer de fermer le casque, il repart à l'attaque pour finir …5ème et offre le titre à son rival. A l'arrivée pilote et passager sont assomés, abasourdis et écœurés. Tout était acceptable, mais pas çà.


Tout est à refaire, Alain et Jean-Marc repartent à la conquête du titre tant espéré, ils rouleront encore 3 saisons ensemble, 4ème en 87, 4ème en 88 et enfin de nouveau 3ème en 89.


Mais l' hiver 89-90, Alain se retrouve sans passager, Jean-Marc ayant décidé de se retirer.


A bout de souffle et à bout financièrement, Alain Michel prend contact avec Simon Birchall qui lui de son côté cherche un pilote, tous les deux attaquent la saison 90 comme nouveau tandem.


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Et c'est là l'essentiel, Alain Michel coiffe la couronne cette année 1990, avec Simon Birchall, mais Jean-Marc, l'ami, 6 saisons dans le panier d'Alain, mais surtout le complice, ne goutera jamais la joie de cette réussite.


Et ce titre avait bien failli lui échapper encore une fois, au GP de Rijeka cette même année, Simon Birchall chute sur un freinage au warm-up à plus de 200 km/h : épaule déboitée, GP terminé, normalement. Mais le docteur Costa remet l'épaule de Birchall, ajoute un anti douleur de cheval et l'après-midi c'est une nouvelle victoire à la clé pour l'équipage. Sans cette victoire, c'était encore manqué.


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L'année suivante sera la dernière, Alain raccroche le cuir :


138 GP disputés, 18 victoires et 77 podiums.


Pour ceux qui doutent qu' un side, çà avance, en 78 à Donington Park, Alain avait pris le record du tour devant Kenny Roberts.


En seconde page, l'interview d'Alain Michel, il nous reparle de son sentiment 20 ans plus tard. De ce podium final en 90, de cette impensable finale de 86, il nous parle de l'arrêt de sa carrière, de quelques souvenirs, un franc parlé inchangé, l'hypocrisie ne fait toujours pas partie de sa culture, un passionné, une véritable encyclopédie dont les pages ne cessent de tourner lorsque l'on arrive au chapitre GP side-car.


15 ans de course au plus haut niveau, victoires, échecs, acharnement et champion, enfin


 


Ecouter ses récits avec autant de passion, la précisions qu'il nous les donne a été un moment très agréable.


 


Une pensée à l'ami Jean-Marc Fresc, ici à droite.


 


Alain Michel tient à rendre hommage aussi à Maurice Buhla, qui a fait un livre en 2001 :


« Continental Circus 1949-2000 »


 


Un clin d'œil à Francis Boutet, webmaster du site Bike 70.


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