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Pour assainir Paris, la mairie a décidé de faire pression sur l’automobiliste. L’attaquer au porte monnaie reste la façon la plus efficace de le contraindre à emprunter d’autres moyens de transport.
·12.500 places supprimées d’ici la fin de l’année
La politique du maire est simple : il faut décourager l’automobiliste d’entrer dans la ville et pour cela tous les moyens sont bons. 12.500 places de stationnement gratuites seront à nouveau supprimées d’ici la fin de l’année, ce qui portera le total à plus de 20.000 depuis 2001. Le peu de places libres sera réservé en priorité aux commerçants.
· Augmentation du prix du stationnement
Les horodateurs à pièces ayant disparus depuis deux ans, le règlement du stationnement va devenir un véritable casse-tête pour les non-détenteurs de cartes, qui forcément n’habitent pas Paris. Dans ses nouvelles mesures, la mairie inclue aussi une augmentation conséquente du prix de la place. Les parisiens restent privilégiés car aucune augmentation du stationnement résidentiel n’est à l’ordre du jour.
· Le prix des PV revu à la hausse
Fini, les stationnements intempestifs en double-file. Terminés, les arrêts minutes pour déposer son bambin à l’école ou pour aller acheter sa baguette. Les pervenches ont quasiment les pleins pouvoirs. Compte tenu du coût de l’enlèvement désormais fixé à 126 euros, et de l’augmentation du PV prévue pour très bientôt, l’automobiliste regardera à deux fois avant de stationner.
· Modification des grands axes
Ils seront modifiés pour éviter les "itinéraires malins". Des carrefours, des feux, des chicanes et des dos d’ânes seront installés le long de ses grandes voies de circulation. Ces réformes sont destinées à créer des bouchons artificiels pour contraindre l’automobiliste, à la limite de la dépression, à emprunter les transports en commun.
· Les radars toujours et encore
En addition de la dizaine de radars présents aux quatre coins de la ville, le préfet de police de Paris Jean-Paul Proust a annoncé l'installation prochaine de radars automatiques dans les couloirs de bus afin de sanctionner, tout d’abord les motards, mais aussi les automobilistes...

L'automobiliste face aux transports en commun
L'objectif étant de "forcer" l'automobiliste à emprunter les transports en commun, la mairie a misé sur l'amélioration de ses infrastructures. Mais le hic, vient des usagés. Le parisien intra muros ne rencontre pas de soucis majeurs quant aux transports en commun. Le métro est généralement à proximité et ses horaires de passages fréquents. Le Parisien n'a donc pas foncièrement besoin de sa voiture. En banlieue, les transports en commun fonctionnent au maximum tous les quarts d'heure. Et la desserte n'est pas intégrale sur les sept départements concernés (77,78,91,92,93,94,95). L'usage de la voiture est donc devenue une nécessité, pour les travailleurs exerçant dans la capitale. On bien inventé les "parkings de dissuasion". Situés à proximité du périphérique ils sont censés permettre le stationnement des banlieusards qui prendraient le métro intra muros. Non surveillés, mal éclairés et éloignés du métro, ils ne remportent pas un grand succès. La voiture est donc une nécessité pour le banlieusard.
Forum : Pensez vous que Paris adopte un jour le péage urbain ?
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