L’Italie est connue de tous pour être la patrie de l’automobile par excellence. Il n’y a qu’à regarder le nombre de marques luxueuses ou sportives nées dans la péninsule transalpine pour se rendre compte de la richesse du patrimoine automobile de ce pays. Abarth, Maserati, Lancia, Alfa Romeo, Ferrari, Pagani, Lamborghini, voici quelques-unes des marques qui nous ont fait rêver hier et encore aujourd’hui tant par leur palmarès sportif que par leur gamme.  Afin de rendre hommage aux productions italiennes, nous avons réuni l’Abarth la plus exclusive, la 695 Tributo Ferrari et un autre modèle aussi emblématique, paré du cheval cabré, la Ferrari California; le tout sous les yeux émerveillés d'Eva.



Un concours d’élégance

Au départ, si on ne tient pas compte des quelques considérations économiques, cette Abarth n’a rien à faire face à cette Ferrari. Pourtant ces deux modèles sont beaucoup plus proches qu’il n’y parait. En effet, c’est pour rendre hommage à la marque au Cavallino Rampante (Tributo Ferrari) que la filiale sport de Fiat a conçu cette version très exclusive de son Abarth. Extérieurement, cette Tributo se distingue donc avant tout par son coloris (Rouge Corsa pour notre modèle d’essai mais il en existe d’autres comme le Jaune Modena, le Bleu Abu Dhabi et Gris Titanio) mais aussi par son kit carrosserie spécifique comprenant notamment des jantes 17 pouces, des coques de rétro façon carbone, des boucliers avant et arrière uniques qui laissent entrevoir  4 sorties d’échappement. 

Même ambiance sportive dans l’habitacle où le carbone est roi avec des plaquages sur la planche de bord mais aussi au dos des sièges baquets Sabelt ou alors sur la platine de la boite de vitesses Ajoutez à cela un petit volant sport trois branches et un compteur additionnel indiquant la pression du turbo et vous obtenez un petit concentré de sportivité. Dommage que la plaque numérotée soit si peu visible en étant implantée en bas du levier de vitesses. Les habitués de la Fiat 500 comme Eva ne seront pas déstabilisés car il s'agit de la même planche à l'ergonomie réussie et surtout «sans trop de boutons » comme dirait Eva. En revanche, l'absence de levier de vitesses a tendance à déstabiliser. Eva qui n'avait jamais conduit de voitures avec des palettes a été perturbée au début. Une période d'adaptation semble donc nécessaire.

De l’autre coté, il y a la California, le premier coupé cabriolet de l’histoire de la firme de Modene qui restera également dans les annales de la marque comme le premier modèle à inaugurer le programme écologique de Ferrari dénommé HELE (High Emotion Low Emission) qui avait été présenté à l’occasion du dernier Mondial de Paris. 

Même si les lignes de la California ne font pas l’unanimité chez les Tifosis, il faut reconnaître qu’elle dégage, comme tous les modèles de Ferrari d’ailleurs, quelque chose d’indescriptible qui touche aussi bien les hommes que les femmes. Elle marie parfaitement les courbes et les lignes tendues mais on lui trouvera toutefois quelques lourdeurs au niveau de la partie arrière, un peu trop massive à notre goût malgré les deux doubles sorties positionnées verticalement qui font preuve d’originalité. Pour se différentier, cette California s’appuie sur son toit rétractable en deux parties. Oui, il s’agit d’un coupé-cabriolet, le premier de la marque dont la cinématique ne demande que 14 secondes. 

Quand on prend place à son bord, notre regard est tout de suite  happé par le compte-tours jaune au centre de l’instrumentation qui est entouré d’un écran et du compteur de vitesse gradué jusqu’à 340 km/h. Ensuite, on s’attarde sur les détails et on remarque l’excellente finition comme par exemple la planche de bord entièrement recouverte de cuir surpiqué, la pièce d’aluminium au niveau de la console centrale regroupant les commandes de la boite de vitesses ou le « Launch Control » tout simplement sublime mais cela ne s’arrête pas là car il y a également des diodes dans le haut du volant, le cheval cabré inscrusté sur les appuie-tête et surtout le fameux Manettino sur le volant qui permet de configurer la voiture en mode confort, sport ou « expert » ne comprenant aucune aide électronique. Difficile de demander mieux et l’époque où les modèles de Modène étaient attaqués pour leur intérieur est bel et bien révolue. Ce constat est partagé par Eva qui reste stupéfaite du niveau de qualité du cuir avec les surpiqures. « C'est digne de la haute couture » selon elle. Et franchement, elle n'a pas tort.


REMERCIEMENTS

Au domaine de Forges Les Eaux pour son accueil

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