La deuxième génération de la familiale Lexus est-elle à la hauteur de l’Audi A4, de la BMW Série 3 et consorts ? Le gabarit à la hausse lui a t-elle fait perdre la fibre sportive de la première ? Le moteur diesel, pour la première fois sur un modèle de la marque de prestige du groupe Toyota, tient t-il ses promesses ? Réponses à ces questions et à bien d’autres après quelques centaines de kilomètres effectués sous le crachin breton.

Essai - Lexus IS 250 & 220 d : une des meilleures familiales diesel

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Lexus Is

134 g/km

Début de commercialisation du modèle :
Lexus Is 2

Novembre 2005

Lexus IS 250 & 220 d
Après la grande routière Lexus GS au printemps 2005, suivi du SUV hybride Lexus RX 400h et avant la prestigieuse LS alternative à la Classe S prévue à l’été 2005, c’est au tour de la Lexus IS d’attaquer le marché européen en ce début 2006. Plus exactement à celui de l’IS 220 d, quelques semaines après la version à essence disponible en France depuis le 17 novembre 2005.
Après l’Amérique, l’Europe
Marque de luxe créée de toutes pièces par Toyota en 1988 pour concurrencer BMW, Cadillac et Mercedes sur le marché nord américain, Lexus a largement gagné son pari. Elle est devenue là bas la première marque de luxe, en tête des ventes depuis six ans. Comment ? En appliquant à la lettre le concept "money for value", y compris une fiabilité flatteuse. Des arguments qui ont compensé l’absence de passé prestigieux. Les ventes mondiales de ce label aux modèles doublement sans histoire ont atteint 250 000 exemplaires en 2000, dont les 4/5e aux USA et au Canada, et près de 400 000 en 2005, à comparer au 1,3 millions de BMW qui vient de dépasser Mercedes (1,2 millions).
Fort de ce succès, Lexus vise 700 000 unités en 2010 dans le monde, dont 5 000 en France. Pour y arriver, la marque a commencé à s’implanter au Japon l’an dernier (en remplacement de modèles haut de gamme jusqu’alors tous badgés Toyota) et engage la vitesse supérieure en Europe. Passé d’environ 20 000 unités en 2000 à 25 000 en 2004, le constructeur compte en effet sur 40 000 à 50 000 ventes européennes en 2006. Avec les 50 000 / 60 000 au Japon et plus de 300 000 unités en Amérique du Nord, la marque prévoit au total 450 000 à 500 000 ventes dans le monde en 2006.
Évidemment en Europe, le fer de lance de cette offensive est la nouvelle berline IS. La première avait entrouvert une brèche il y a sept ans, mais sans Diesel, point de volumes. L’IS 220d y remédie. Cette version gazolée devrait représenter à elle seule le quart des ventes européennes de Lexus dès 2006, autant que les versions hybrides qui montent elles aussi au créneau (après la Lexus RX 400h depuis 2005, la GS 450h de 350 ch arrive en juin 2006, la LS 600h viendra en 2007).
En France, l’importateur espère écouler 1 300 exemplaires de sa nouvelle berline en 2006 dont 1 150 IS 220d sur un marché de la familiale de luxe (segment M2 des moyennes supérieures, sous segment haut de gamme –ou Premium) morose et fortement diésélisé. Il a comptabilisé 50 000 immatriculations l’an dernier dont 45 400 en Diesel, en baisse de 8 % sur 2004 pour un marché du neuf globalement en hausse de 3 % à 2 067 000 unités.
Après cette avalanche de chiffres, il est peut-être temps de vérifier si la Lexus IS dispose des qualités propices à atteindre sa feuille de route ambitieuse.