Rassemblement entre industriels et politiques pour la recharge des autos électriques : le projet de normalisation trop ambitieux ?
Les 16 et 17 février dernier se déroulaient à Nice les premières Assises Nationales des Infrastructures de Charge, qui réunissaient bon nombre d'acteurs politiques ou industriels du secteur de l'écomobilité. Le bilan de l'évènement est plutôt positif.
Organisée grâce à l'AVEM (Avenir du Véhicule Electrique Méditérannéen), la première édition des Assises Nationales des Infrastructures de Charge s'est déroulée il y a tout juste une semaine à Nice. L'assemblée présente était constituée de personnalités politiques, comme le maire de Nice Christian Estrosi, qui s’est réjoui de l'importante mobilisation des industriels pour l'évènement. Et pour cause, sans eux, les décisions ne pourraient pas être prises, puisque leur expertise est nécessaire pour faire avancer la problématique.
La problématique justement, celle au cœur du débat, était la suivante : comment peut-on simplifier la conception et le déploiement d'une infrastructure de charge pour les véhicules électriques à l'échelle nationale ? Depuis quelque temps maintenant, des véhicules électriques sont disponibles sur le marché, mais les systèmes de recharge et les prises sont propriétaires, et sont donc pour la plupart différentes. Un problème de plus qui freine l'expansion de la motorisation électrique.
Les principaux industriels présents (EDF et ErDF, le groupe de maintenance SPIE, La Poste) sont au moins tous tombés d'accord sur un point : «
la filière a besoin d'une gouvernance. Ces temps-là sont nécessaires à l'avenir d'une filière émergente. On doit continuer à se parler, on restera mobilisé…
».
L'initiative est louable, mais est-ce réellement réalisable ? Il est légitime d'en douter. En effet, dans le secteur de la téléphonie, le développement d'une norme standard pour les prises de recharge devait être en voie de développement. Mais force est de constater que certains constructeurs continuent de développer des matériels propriétaires. Pour l'automobile, il est plus que nécessaire que tout le monde se mette d'accord pour développer une norme, mais comme souvent quand l'aspect financier entre en jeu, difficile d'imposer un standard. En tout cas, la réunion fut concluante et les industriels veulent continuer à discuter. «
Compte tenu des nombreuses questions et de la rapidité des évolutions, nous allons proposer une phase intermédiaire qui pourra se dérouler dans les 6 mois pour faire un point sur l’avancée des réflexions et des problématiques afin d’avoir un lieu d’échanges permanent »,
a ainsi affirmé Alain Philip, adjoint délégué aux transports, et président de Commission de la Métropole Nice Côte d'Azur. Nous, futurs (ou actuel) clients de l'
automobile électrique
, tout ce que l'on souhaite au final, c'est la simplicité et la facilité d'utilisation. Espérons que les premiers accords arrivent vite.
Par le tamanoir le 22 Février 2012 à 12h24
Si l'électrique veut avoir sa chance, les constructeurs doivent en effet standardiser les infrastructures de recharge, mais doivent aussi réfléchir à standardiser les batteries: Les stations d'échange ne pourront marcher que s'il ne faut pas jongler avec des tas de modèles différents.
Vu qu'ils veulent plutôt louer leurs batteries, c'est pas gagné.
Par gentlemanscooper le 22 Février 2012 à 12h29
Sous la présidence d'Estrosi ça ne pouvait qu'être réussi !
Il faut bien qu'il défende ses iOn, Mia électriques qui dorment dans sa ville. Faut arrêter de faire une quasi propagande en faisant croire que tout va bien alors que rien est fait !
Par roc et gravillon le 22 Février 2012 à 12h40
Une réunion franço-française sous la houlette d'un ex-ministre de l'industrie
qui ne sera plus rien dans soixante jour.
Génial, on prend la prise par le bon bout.
Eh, les gars, c'est au minimum au niveau de l'Europe que se prennent les décisions sur l'élaboration des normes et de la compatibilité des équipements.
les expériences du turbotrain, du minitel et du bi-bop n'ont visiblement pas été retenues. Toujours ce même syndrome de se croire encore au centre du monde alors que nous ne sommes plus grand chose.
Par le tamanoir le 22 Février 2012 à 12h58
Turbotrain ou Aérotrain Bertin? Ce dernier était vraiment une fabuleuse machine...
Par roc et gravillon le 22 Février 2012 à 13h08
En réponse à : Anonyme (voir le message)
Le deux mon général Tamanoir... de belles réalisations techniques, mais hélas peu compatibles avec la réalité : trop vorace en énergie dans le premier cas et capacité passager insuffisante dans le second.
Par THUNDERSTRUCK le 22 Février 2012 à 13h17
dsl , je suis comme les fosses, sceptique, vu la bande de bourrins qui s'en occupe, si c comme la fibre optique, putain , il va falloir 2 décennies.
Par Anonyme le 22 Février 2012 à 13h32
Les bornes ne servent à rien, ce qu'il faut c'est des prises normales de 16A partout (évidemment chez soi et au travail, mais aussi au super marché, au restaurant, au cinéma, etc.). Une voiture de particulier passe 90% de son temps stationné, une bête prise suffit donc. Ces bornes c'est juste pour rassurer ceux qui pensent en termes de station service, voire pour "faire" du fric, mais c'est ridicule, 30 minutes c'est à la fois trop rapide et trop long pour une charge. La seule solution viable, pour des applications bien précises c'est l'échange de batterie, ça impose le modèle de la location des batteries et de lourds investissements mais au moins ça prend que 3 minutes pour repartir.
Par Anonyme le 22 Février 2012 à 14h00
En réponse à : Anonyme (voir le message)
Si nous ne sommes plus grand chose comme vous dites, c'est peut-être parce que beaucoup réfléchissent comme vous....
A quoi cela sert de tenter l'aventure...puisqu'on est rien. Avec un tel raisonnement c'est sur on ne va pas loin!!
Par Anonyme le 22 Février 2012 à 14h10
En réponse à : Anonyme (voir le message)
@Roc: l'aéro-train a été tué par l'Etat sous la pression de la SNCF qui voyait la un concurrent direct!
Bertin avait un contrat avec l'Etat qui a été déchiré sans autre forme de procès car le TGV était dans les cartons et que la métallurgie aidée par Als-Thom (ancien Alstom) ont fait pression pour couler Bertin.
Par Anonyme le 22 Février 2012 à 14h20
En réponse à : Anonyme (voir le message)
Et en même temps, le Bi-BoP bien que peu chère et d'une bonne qualité de communication à l'époque, était trop peu pratique et le GSM arrivé peu après a fait le reste .