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Audi A6 : rugir en silence

La nouvelle génération de la grande routière Audi se veut plus sportive, avec en ligne de mire comme cible principale, la BMW Série 5. Techniquement, elle a les moyens de ses ambitions. La tendance est perceptible avant tout par l'offre de nouvelles motorisations à essence ou Diesel puissantes. Essai de la première fournée, la V6 3.2 à injection directe d'essence et de la V6 3.0 TDi.

Sommaire de l'essai

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Audi A6

139 g/km 0 €

Début de commercialisation du modèle :
Audi A6

Mars 2004

Immédiatement reconnaissable à sa calandre géante, la nouvelle A6 se distingue également par son trait en bas de caisse saillant encadré par des passages de roues musculeux, une hauteur de flanc conséquente et une surface vitrée en demi-goutte, autant de détails repris du coupé-concept Nuvolari.
Si elle conserve la ligne de toit en arche de la précédente –censé évoquer le dynamisme d’un coupé, le gabarit s’affiche à la hausse sensible. La largeur augmente de 4,5 centimètres. La longueur accrue de 12 centimètres la situe parmi les plus imposantes berlines du segment, assez nettement devant Série 5 (+ 8 cm) et 10c m de plus que la Classe E.
Le porte-à-faux avant perd 8 centimètres, l’empattement progresse dans la même proportion et la partie arrière encore plus. Cet embonpoint ne nuit pas à la rigidité torsionnelle, en progrès de 34 % , mais bien à la masse à mouvoir (1525 kg mini, pour le V6 2.4) qui frise maintenant celle de l’A8. Le rapport encombrement/habitabilité s’oriente franchement à la baisse, l’espace progresse à peine en longueur aux jambes. Il reste néanmoins dans la bonne moyenne de la catégorie.
En largeur aux coudes, c’est une des plus généreuses, ce qui a permis d’excentrer les sièges au profit de la large console centrale qui loge le MMi emprunté à l’A8 (qui pilote climatisation, radio, téléphone, navigation, à partir de menus principaux assez intuitifs), et de l’imposant tunnel central. D’où à l’arrière de la place pour 4 adultes, pas pour 5. Très bons sièges et position de conduite itou. Le coffre est maintenant d’égale contenance quel que soit le choix de la transmission ; il perd 4 litres en version traction, mais gagne 112 lites (+ 20 % ) en version quattro.
Son seul défaut est d’être trop profond (1,20 m), ou plutôt de disposer de l’indispensable filet au plancher uniquement en option (120 €). Le dossier de banquette rabattable en deux parties asymétriques est heureusement proposé de série.

Pour en savoir plus sur Audi A6 (3e Generation)

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