On n'en est pas encore aux échanges de nom d'oiseaux, mais la concertation bat de l'aile entre les auto-écoles et le gouvernement. Philippe Colombani, président de l'Unic, une des organisations syndicales du milieu professionnel n'y va pas par quatre chemins : «La loi Macron est une déclaration de guerre ouverte contre les professionnels de l'apprentissage à la conduite». Et c'est donc dans cette ambiance martiale que ces homme de l'art organisent aujourd'hui des rassemblement qui sont prévus à Marseille, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Lorient, Limoges, Tarbes, Clermont-Ferrand, Alés, Tours, Nancy, Carcassonne et l'Ile de La Réunion.


Les deux autres syndicats CNPA et Unidec sont mobilisés alors que les trois principaux réseaux d'auto-écoles, ECF, CER et City'Zen, appellent également à se joindre au mouvement. Ce qui ne passe pas auprès de ces enseignes, c'est la suppression de l'obligation des 20 heures de cours minimum avant présentation à l'examen. Pour elles, il n'est pas possible, en moins de vingt heures, d'aborder le nouveau référentiel pour l'éducation à la mobilisation citoyenne, mis en place en 2014 pour valoriser un comportement responsable du futur automobiliste. De même, l'idée d'une évaluation à distance, sans contact direct avec un professionnel, n'est pas adoubée.

De fait, les auto-écoles appellent le premier ministre, Manuel Valls, à arbitrer en leur faveur. On rappellera que le projet de loi veut aussi imposer un délai maximum de 45 jours entre deux passages de l'examen de conduite et le recours à des agents d'entreprises publiques, comme ceux de La Poste, pour pallier le nombre insuffisant d'inspecteurs pour l'examen du code.