François Castaing, né à Marseille en 1945, ingénieur de formation, ayant travaillé chez Renault et American Motor Corporation est nommé vice-président de Chrysler en 1996. C’est sous contrôle cette même année, que la marque américaine va proposer un concept-car “minimaliste“, destiné au marché asiatique. Baptisé CCV, dans un premier temps, pour China Concept Véhicule, ces initiales vont se transformer plus tard en Composite Concept Vehicle. Mais peu importe la dénomination, ce qui frappe en premier c’est la ressemblance de ce prototype avec la Citroën 2CV. Comme elle, la Chrysler CCV est doté d’un petit moteur bicylindre, d’un levier de vitesse au tableau de bord et d’une capote en toile la transformant rapidement en découvrable. Son poids est réduit (550 kg sur la balance) et le nombre de pièces nécessaire à sa construction limité : 1100 pièces au lieu de plus de 4000 habituellement. Enfin, voiture écologique avant l’heure sa carrosserie composite en matière plastique s’obtient en utilisant et retraitant des milliers de bouteilles plastiques. Le tout pouvait être réalisé pour environ 3000 dollars.

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Avec ce beau projet d’une voiture simple à construire et à utiliser, Chrysler avait de quoi satisfaire les marchés dits émergeants. Principal écueil, les clients potentiels préféraient, déjà en 1996, jeter leur dévolu sur des voitures plus haut de gamme (occidentales) afin de montrer leur ascension sociale. Quant à ceux qui n’avait pas les moyens pour s’acheter une auto haut de gamme, 3000 dollars était déjà une somme trop élevée pour leur maigre budget.