Pour les fidèles lecteurs de Caradisiac, la Sandero n’est pas une réelle nouveauté puisque vous l’aviez découverte par notre intermédiaire à l’occasion du salon de Genève mais également en avant-première lors d’une sortie inédite dans les rues de Paris. Après l’avoir observée sous tous les angles, place maintenant à l’essai dynamique.

La commercialisation de la Sandero qui va intervenir à la fin de ce mois tombe à pic. En effet, dans ce contexte économique complexe, Dacia semble être aujourd’hui la marque la plus à même pour proposer aux clients une voiture peu coûteuse non dénuée de qualités.

Il faut dire que le constructeur roumain a d’ores et déjà conquis un très grand nombre de clients avec la Logan et la Logan MCV. La Sandero est donc la 3e carrosserie pour la France mais cette affirmation n’est pas vraie dans tous les pays européens puisque certains disposent de 2 carrosseries supplémentaires à savoir le pick up et le van c'est à dire l’utilitaire. Des déclinaisons qui devraient faire leur apparition sur notre marché dans les mois à venir.

Charmeuse et pratique, difficile de faire mieux

Pour concevoir sa Sandero, Dacia a retenu les critiques que la Logan avait pu soulever et notamment son esthétique disgracieuse. Le changement est donc spectaculaire. Comme nous l’avions constaté lors de sa première confrontation avec le public, la Sandero est nettement plus réussie et beaucoup plus séductrice que son aïeule grâce notamment à sa face avant entièrement redessinée et beaucoup plus sexy avec de grands optiques, une calandre inédite qui arbore en son centre le tout nouveau logo de la marque. La Sandero est d’ailleurs le premier modèle à l’inaugurer.

L’autre grande nouveauté concerne la disparition du coffre et par conséquent une réduction de la longueur. La Sandero mesure 4,02 m contre 4,25 m pour la Logan. Une différence d’importance puisque la Sandero va désormais par exemple avoir face à elle la 207 et la Clio c'est-à-dire des polyvalentes même si Dacia la considère comme une berline compacte. Cette nouvelle physionomie risque d’avoir des répercutions sur les ventes car les clients français sont très peu friands des berlines tricorps (comprenez par là les berlines à coffre mais cela n’a pas empêché la Logan de très bien se vendre. La Sandero devrait éviter ce genre de désagrément).

La principale conséquence de ses dimensions plus compactes est une diminution du volume de coffre. Il faut dire dans ce domaine qu’il était difficile de faire aussi bien que la Logan tant cette dernière excellait avec 510 litres. Pas d’inquiétude tout de même puisque la Sandero est très loin d’être ridicule avec un volume de 320 litres, ce qui est par exemple largement mieux qu’une Clio ou qu’une 207 pour ne citer qu’elles qui plafonnent aux environs de 280 litres. Cette capacité de chargement peut même atteindre 1200 litres si l’on rabat la banquette arrière, une opération très facile grâce à un levier se trouvant sur le coté du dossier mais il faudra toutefois composer avec un plancher non plat.

Dans l’habitacle, même ambiance que dans la Logan mais la petite dernière se distingue par une planche de bord spécifique. Les plastiques sont toujours aussi durs mais l’assemblage ne prête qu’à très peu de critiques. A l’arrière, l’habitabilité a très légèrement diminué du fait de l’empattement plus court (- 5 cm) mais cela reste tout à fait correct et même plus généreux que de très nombreuses polyvalentes. On apprécie également l’excellente accessibilité avec des portes arrière qui s’ouvrent jusqu’à 67°