Nouvelle rubrique : les futurs collectors de Caradisiac - Ferrari Testarossa : tube des années 80
Le 04 Janvier 2012 à 13h00 36 réactions
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Lors de la conférence intitulée " Y a-t-il un pilote dans la voiture ?" au Musée des arts et métiers, ayant pour thème la voiture automatisée, Caradisiac a demandé à Michel Parent, le directeur du programme de recherche de l’INRIA (l'Institut national de Recherche en Informatique et en Automatique), de nous dresser le bilan des avancées technologiques.
Les cybercars, développés depuis une dizaine d'années à l'INRIA, sont des véhicules publics qui sont mis à la disposition des usagers pour aller d'un point à un autre. Electriques ou hybrides, partiellement ou entièrement automatisés, ces parents éloignés de la voiture classique (le mode automatique peut coexister avec un mode manuel traditionnel) sont aujourd'hui technologiquement au point. Issus le plus souvent des technologies de robotisation, les cybercars sont virtuellement guidés par des clous magnétiques, par des repères optiques, par GPS, ou encore par un magnétoglisseur, un rail magnétique invisible. L'environnement urbain dans lequel ils se déplacent est introduit dans l'ordinateur de bord. L'ordre est donné au véhicule par un système de gestion central suite à un appel d'un client, d'aller d'un point A à un point B (visualisé sur l'écran de contrôle). Le véhicule électrique se rend sur le chemin le plus court vers sa destination, jusqu'à ce qu'une voiture ou un piéton par exemple s'oppose à son parcours. La détection s'effectue alors grâce à un système de lasers ou de caméras : le véhicule stoppe une fois l'obstacle détecté, éventuellement le contourne et reprend tranquillement sa course programmée. Les cybercars sont initialement conçus pour de courts trajets à faible vitesse en site urbain ou privé. A plus long terme, ils pourraient également rouler à grande vitesse sur des pistes dédiées. Une fois l'infrastructure des cybercars développée, des véhicules privés dotés de capacités de conduite autonome pourraient aussi être admis sur cette infrastructure, tout en conservant leur mode manuel sur route ordinaire. En tant que système de transport de personnes, l'avantage principal des cybercars est leur capacité à fonctionner au niveau de la rue, ce qui les rend moins coûteux et plus flexible. Le projet cybermove étudie en détail un certain nombre de sites potentiels pour les cybercars. En collaboration étroite avec les villes concernées, cybermove évalue l'impact sur 14 sites, recouvrant un vaste champ d'applications, comme des lieux de villégiatures privés, des campus et des centre-villes. Cybermove
estime en particulier leur potentiel à tendre vers l'autosuffisance et à augmenter leur attractivité. 40 indicateurs ont été choisis afin de mesurer l'impact sur les modes de transport, les aspects énergétiques et financiers, les performances du système et sa viabilité socio-économique, sa perception par le public, sa facilité d'emploi et sa sécurité. L'évaluation croisée est fondée à la fois sur des essais sur le terrain et sur les études de fiabilité. Les sites étudiés par cybermove : Lausanne, Nancy, Copenhagen, Antibes, Bayonne, Capelle aan den IJssel/Rivium, Coimbra, La Rochelle, Rome, Haïfa, Turin et Brisbane.Mots clés :
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