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3. Des bases solides

Pour supporter cette robe aux dimensions généreuses, les ingénieurs de Chrysler ont utilisé en partie la plate-forme de l’ancienne Mercedes Classe E, datant de 1995. Une bonne base à notre avis et une façon judicieuse d’exploiter la collaboration avec l’oncle Benz. Les suspensions avant et arrière, (bien que trop souple) légèrement retravaillées par Chrysler, sont totalement indépendantes. Elles assurent un bon plan de roues et une adhérence décente dans les virage(s), aidé en cela par les boudins de 18 pouces .
Chaussée en taille "moyennement" basse (rapport d’aspect de 60), la 300C s'accommode pourtant mal des petites irrégularités de la route à basse vitesse en répercutant chaque petite aspérité de la chaussée malgré des suspensions souples. A la limite du trépidant, ce qui témoigne d’une qualité de filtrage franchement perfectible, tare très rare dans cette catégorie.
Tout comme son aînée de 1955, la 300C exploite la motricité sur les roues arrières. Un revirement technologique pour Chrysler, qui s’efforce d’adapter ses produits au marché européen. La propulsion est un choix qui s'impose naturellement, pour une voiture qui entend renouer avec les mythiques américaines des années 50. Il ne faut toutefois pas craindre (ou espérer) un comportement trop vif .
Sa tenue de route est plutôt bonne sur les grandes courbes, et la tendance au sous-virage (parfois massif) et au survirage (léger) est très vite gommée par l’ESP.
En manœuvre la direction se révèle maniable, malgré un volant de gros diamètre. En tout cas on est loin des directions sur-assistées typiquement américaines. Et nettement moins pénible que celle de l’ancienne Classe E autour du point milieu sur autoroute.
Sur les grands axes, la 300C est dans son élément. Les reprises sont généreuses à mi-régime, l’insonorisation est digne d’un studio d’enregistrement de Memphis malgré quelques bruits de roulement et la suspension devient bien moins trépidante que sur départementales. Vous l’aurez compris, c’est une voiture taillée pour la highway.
En revanche, le GPS, disponible sur option n’est idéalement placé sur la console centrale. Jongler entre la route et l’écran, trop bas, devient vite un casse-tête.

Pour en savoir plus sur Chrysler 300 C

Commentaires de l'essai (1)
  • Aucun avatar

    Par Anonyme le 15 Août 2010 à 19h05

    :up:j'envisage d'acheter la 300 c diesel. Mais j'aimerais connaitre son comportement sur neige et route mouillée. Merci

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