Quand on rentre dans un showroom Aston Martin, on ne peut que rester bouche bée devant tous les modèles de la marque, que ce soit les DB9 (Volante ou Coupé), V8 Vantage (Coupé ou Roadster), V12 Vantage, Virage (coupé ou Volante), Rapide ou alors les exclusives V12 Zagato ou One-77. Tous plus beaux les uns que les autres, ils partagent deux points communs : leur rareté et des prix prohibitifs pour la plupart des automobilistes. Difficile donc d’accéder à cette nébuleuse. Même si Aston Martin cultive cette image haut de gamme, les responsables de la marque sont conscients qu’ils se privent de certains clients. Voulant donc élargir sa clientèle mais également sa gamme, la firme britannique s’est associée à Toyota afin de concevoir une citadine prenant pour base l’iQ.


Essai vidéo - Aston Martin Cygnet : drôle d'amalgame

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Cygnet : une simple iQ rebadgée ?

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C'est la face avant qui est le plus transformée.

La plus petite des Aston mais le plus gros logo

A la vue de cette Cygnet, il est impossible de ne pas penser à l’IQ tant les ressemblances sont évidentes. Car si Aston Martin a retravaillé toute la face avant, cela ne suffit pas à faire oublier la petite japonaise. Au niveau des changements, figurent un nouveau logo, la calandre traditionnelle d’Aston, un bouclier avant redessiné, des projecteurs avant inédits, des prises d’air sur le capot et sur les ailes. A l’arrière, la seule modification concerne les feux dont la forme change et qui adoptent des leds. Enfin,  signalons une particularité amusante : la Cygnet est la plus petite des Aston mais elle possède le logo le plus grand. Serait-elle complexée par sa taille ?

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Fidèle à son image haut de gamme, Aston Martin promet qu’il n’y aura pas deux Cygnet identiques. Une affirmation qui s’appuie sur les très nombreuses possibilités de personnalisation. Ainsi, huit couleurs de carrosserie sont au catalogue (Black Bear, Silver Jubilee, White Horse, Red Lion, Yellow Kangaroo, Grey Bull, Blue Anchor, Silver Fox) mais il est aussi possible de puiser dans les options l’une des teintes de la gamme Sport, ou l’une des couleurs spéciales de la marque comme les coloris des modèles passés. Bref, une infinité de choix.

De nets progrès dans l’habitacle

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S’installer dans la Cygnet, c’est avant tout sentir l’odeur du cuir et dans ce domaine, la Cygnet fait fort puisqu'il remplace tous les plastiques disgracieux de l’iQ. Inutile de dire que la montée en gamme est indéniable avec ce cuir surpiqué sur la planche de bord, la casquette d’instrumentation, le volant, la console centrale, les contre-portes ou les sièges. Il côtoie suivant les versions de l’Alcantara présent sur les sièges ou sur le pavillon de toit. Certains détails démontrent le soin qui a été apporté, comme par exemple la pochette qui sert de boîte à gants ou les bouts de cuir qui ont été ajoutés au niveau des poignées de maintien. En revanche, on peut relever quelques défauts comme l’organisation de l’intérieur totalement similaire à l’iQ, des plastiques durs sur le devant de la planche de bord, des boutons au maniement peu qualitatif et aussi un GPS nomade alors que Toyota en propose un intégré dans la planche de bord.

Comme c’est le cas également pour l’extérieur, il est tout à fait possible de personnaliser l’intérieur de votre Cygnet. 25 teintes sont à votre disposition auxquelles on ajoute 11 types d’Alcantara et différents cuirs (cuir perforé ou matelassé). Là aussi tout est possible ou presque.

En termes d’habitabilité, aucune nouveauté puisqu’elle est semblable à la Toyota iQ avec un espace intéressant pour 4 personnes vu le gabarit de 3 m de long. En revanche, le coffre est réduit à la portion congrue. Pour obtenir une plus grande capacité, il faudra rabattre un dossier des deux sièges arrière.