En bref

SUV compact à partir de 28 600 €

116 ch - 245 ch

420 - 1350 litres

Fin 2009, BMW se lance sur le segment des crossovers avec l'apparition du X1. Véritable mélange entre le look d'une Série 1, les dessous d'une Série 3 Touring et les gènes de la gamme X, ce X1 est une véritable alternative au X3 pour les clients désireux d'acquérir un véhicule typé tout-terrain sans forcément en avoir le gabarit et la hauteur. La recette semble avoir marché puisque 275 000 exemplaires ont été vendus dans le monde entier depuis sa commercialisation. Une carrière à succès pour le X1, qui doit sa réussite à ses deux principaux marchés: l'Allemagne dans un premier temps, mais aussi la Chine, pays demandeur de ce genre de véhicule. Après ses trois premières années d'activité, le X1 reçoit un restylage, censé venir bonifier une auto déjà bien aboutie. Ce restylage est également l'occasion pour BMW de lancer sa commercialisation aux Etats-Unis, avec en prime une version équipée du six cylindres 3.0 biturbo de 306 ch. Sur le Vieux Continent, BMW ne propose pas de six cylindres, mais les choses pourraient changer à l'avenir puisqu'il se murmure au sein du groupe qu'une version M Performance équipée du 3.0 biturbo pourrait voir le jour, affaire à suivre donc.

Stylistiquement parlant, ce nouveau X1 n'évolue guère. BMW n'a pas voulu désorienter la clientèle habituée au crossover de la marque, si bien que les changements sont parfois très difficilement perceptibles. Sur la face avant, le bouclier change, notamment sur sa partie basse avec une plus grande surface peinte, apportant un peu plus de finesse à l'avant. Les feux sont très subtilement revus avec l'éclairage de jour à LED, et l'intégration des antibrouillards est elle aussi repensée. La face arrière ne change quasiment pas, si ce n'est là aussi une plus grande partie peinte de la couleur carrosserie. La seule évolution notable concerne les rétroviseurs, bien plus petits que sur la première phase, et qui intègrent maintenant les répétiteurs de clignotant. Les évolutions sont donc assez pauvres mais c'est un choix voulu de la part de BMW qui reste dans la lignée du premier modèle.

A l'intérieur, là aussi, les habitués de la première version se sentiront comme à la maison. Les différences sont une fois de plus quasiment imperceptibles. BMW annonce que la console centrale est redessinée et un peu plus orientée vers le conducteur. Sur ce dernier point, difficile de juger de la différence par rapport au dernier modèle. En revanche, on sent une légère montée en qualité sur les matériaux et l'assemblage, l'ensemble donne une bonne impression de robustesse, même si certains détails (comme la casquette de tableau de bord en plastique dur) ne sont pas à la hauteur. La position de conduite est un des bons points lorsqu'on s'installe à bord de ce X1, grâce aux nombreux réglages (électriques sur notre version) de l'assise. Sur le modèle que nous avons essayé, en finition xLine, l'intérieur comportait la sellerie cuir beige, les inserts en bois, le système de navigation BMW, le régulateur de vitesse, la climatisation automatique, ou encore le mode ECO PRO, qui vous sera détaillé dans la page suivante. Une série de commandes vous permet d'ailleurs d'activer/désactiver certains éléments comme le Stop&Start, le mode ECO PRO ou encore l'antipatinage. On notera également la présence du système Aupeo ! qui permet de choisir des web radios selon vos thèmes préférés (rock, lounge, pop...).

La modularité est toujours aussi bonne que sur la première phase, avec de nombreux espaces de rangement et une banquette arrière (40/20/40) dont le dossier peut être incliné jusqu'à 30°. A l'arrière, les deux vraies places (la place centrale est bien encombrée par le tunnel de transmission) offrent de l'espace aux jambes et à la tête, même pour les grands gabarits. En revanche, le volume de chargement ne change pas puisqu'il varie entre 360 litres dans le cas le plus défavorable (dossier incliné à fond), et 1350 litres avec la banquette arrière rabattue. Petite déception donc sur ce plan-là, puisque les chiffres ne sont pas vraiment dans le haut du tableau, a contrario d'un Volkswagen Tiguan par exemple, qui affiche 1510 litres.