Cette quatrième génération d’Ypsilon (Fiat y intègre l’Y10) rejoint le segment fécond des citadines chics et branchées aux côtés des Mini, DS3 et A1. Avec cette fois-ci un concept différent. Celui du luxe attractif. Entendez par là, des prestations haut de gamme à prix serrés.

Essai vidéo - Lancia Ypsilon : anti Bling-Bling

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100% italienne, l’Ypsilon sera pourtant commercialisée sous la marque Chrysler en Grande Bretagne et Irlande. Le groupe poursuit effectivement sa politique commerciale alambiquée qui consiste à mixer les marques du groupe avec les modèles en fonction des pays. Ex : Lancia Grand Voyager, Fiat Freemont alias Dodge Journey, Lancia Thema alias Chrysler 300 C. Totalement opaque pour le consommateur. Mais l’Ypsilon a le mérite d’avoir été développée à 100% par la marque Turinoise. Basée sur la plateforme « petite » du groupe Fiat (500, Punto Evo) et produite dans l’usine polonaise de Tychy, elle affiche une longueur de 3,84 m.

Sur le papier, la citadine du groupe Fiat réunit tous les critères de la voiture BCBG : gabarit réduit, look élégant et équipement haut de gamme. Le tout à des tarifs moins salés que la concurrence. Un cahier des charges prometteur pour le constructeur qui revendique son Ypsilon résolument premium.

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L'habitacle affiche un standing en retrait. Les plastiques sont de piètre qualité et la finition est perfectible


Côté look, l’italienne affiche un design élégant et fluide qui n’a rien de commun avec les DS3 et Mini, chargées en éléments stylistiques. Une personnalité sobre renforcée par 16 coloris dont 4 bicolores si chers à la marque et pour la première fois par la présence de 5 portes. Une carrosserie alors inédite sur l’Ypsilon, mais réclamée par la clientèle composée à 85% de femmes. Signalons au passage la remarquable intégration des deux portes arrière, avec poignées intégrées dans les montants. Une version 3 portes verra le jour ultérieurement.

L’habitacle n’affiche malheureusement pas le même standing. Lancia qui a pourtant travaillé sur la qualité des matériaux, nous déçoit en proposant un intérieur fade et mal fini. A l’image de la console centrale laquée, propice aux relevés d’empreintes ou encore à la casquette d’instrumentation dont les plastiques nous ramènent aux vieux démons des années 90. Les garnitures de portières, le revêtement de la planche de bord et la qualité des sièges sauvent la mise, mais on reste très loin de l’ambiance premium proposée dans une Mini ou une DS3.

Toutefois, le client se console par la présence d’équipements haut de gamme, mais surtout d’une habitabilité séduisante pour un véhicule de cette taille. La position de conduite, légèrement surélevée est idéale. Les passagers apprécieront un espace aux jambes correct, voir meilleur que sur certaines concurrentes, avec un accès facilité par la découpe des portes arrière. Le volume, lui, reste convenable (245 litres) compte tenu du gabarit.