Du haut de ses 40 ans, sa majesté Range Rover reçoit une nouveau V8 diesel. Consommations en baisse, puissance en hausse, le mastodonte britannique suscite toujours la fascination.

Essai - Land Rover Range Rover tdv8 : cru classé

Taux d'émission de CO2 :

294 g/km

Début de commercialisation du modèle :

Août 2010

Il est des modèles qui marquent les esprits de manière intemporelle. Le Range fait partie de ceux là. Ce pionnier du marché des 4X4 de luxe s'offre quelques évolutions pour soutenir la concurrence avec ses rivaux allemands.
Modèles d’élégance et de sobriété, ce nouveau Range reste immuable extérieurement. Bien loin des clinquants Audi Q7 et Porsche Cayenne, il voit les années glisser sur sa carrosserie. Le constructeur s’est attelé à moderniser l’intérieur de son véhicule : nouvelle présentation, nouveaux équipements et qualité de finition à la hauteur de son standing. Cette limousine surélevée soigne davantage ses passagers arrière qu'auparavant. Confortablement installés dans des sièges en cuirs ventilés, ces derniers pourront profiter des écrans plats intégrés dans les appuie-têtes, d’une sono Harman Kardon et d’une climatisation quadri-zone. Le luxe !

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Elégance et qualité de fabrication font du Range Rover un hôte de charme



Un voyage en première classe qui voit son agrément renforcer par l’arrivée d’un nouveau V8 diesel. Le diesel le plus puissant jamais conçu par Land Rover. Il s’agit en réalité d’une évolution (profonde) de l’ancien. Cylindres réalésés (4.4), puissance (313 ch) et couple maxi (700 Nm) en hausse, ce nouveau bloc vient combler les lacunes de son prédécesseur gourmand en énergie. La consommation indiquée sur la fiche technique s’établit à 9,4 l/100 km. Dans la réalité elle atteint les 16l/100 km. Rien de choquant au regard de son poids de titan (2800 kg), de son Cx (résistance à l’air) d’armoire normande et surtout des performances obtenues : un 0 à 100 km/h en 7,8 s, une V-max de 210 km/h et des émissions ramenées à 253 g de CO2/km.

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Moins gourmand et plus puissant, le nouveau V8 diesel est un modèle d'agrément.



Au ralenti, ce moteur s’avère plutôt discret. Mais une fois réveillés, les 8 cylindres vous signalent leur présence par un grondement d'ours mal léché. Proche d’un V8 essence. Inutile de préciser que le couple camionesque de 700 Nm suffit à dynamiser toute cette masse. Il est redistribué de façon optimale aux roues par la tout nouvelle boite automatique à 8 rapports (ZF). Equipée d’un mode séquentiel avec palettes au volant, c’est elle qui est à l’origine des abaissements de la consommation (-18%). Elle déroule les rapports avec douceur et efficacité. Ce V8 a du répondant, certes, mais dans l’habitacle, douceur et raffinement priment. Le conducteur et ses passagers ne sont jamais scotchés à leur siège.
Le Range n’a pas les prétentions d’un Cayenne, mais à la différence de l’allemand ses capacités ne s’arrêtent pas au bitume. Grâce au système « Terrain Response » (qui gère la transmission 4x4, l’amortissement adaptatif, le blocage de différentiel, etc.) ce 4x4 de luxe peut s’affranchir de tous les obstacles. Encore faut il avoir le cran d’amener un 4x4 de 100 000 € en franchissement.
Au final, c'est son irrésistible confort qu’il faudra retenir. Voyager à bord d’un Range Rover est un moment de détente. Les suspensions réglées aux petits oignons, l’insonorisation hermétique et la qualité de son intérieur en font un véritable salon roulant à égalité avec les plus chères limousines allemandes.