En bref

1.6 CDTI 110 ch et 300 Nm

3,7 l/100 km en mixte

A partir de 21 190 €

Si Opel est fier d’annoncer que l’Astra est la troisième compacte la plus vendue en Europe, l’auto apparaît en position nettement moins confortable en France. En effet, sur la période courant de janvier à octobre, elle apparaît chez nous à la 77ème position des ventes de voitures particulières (4905 exemplaires). Loin, très loin des Peugeot 308 (50 000 exemplaires écoulés), Renault Mégane, VW Golf et autres Ford Focus. Dans ces conditions, Opel doit surtout se contenter de faire le gros dos en attendant de proposer un nouveau modèle apte à rivaliser avec les stars de la catégorie, lesquelles présentent l’avantage d’une conception plus récente et/ou d’une aura supérieure.


Toutefois, cela n’empêche pas le constructeur de moderniser son offre. En témoigne l’introduction dans la gamme Astra, après les Zafira et Meriva, d’un moteur diesel 1.6 ultra-moderne répondant aux sévères normes antipollution Euro VI, et qui se voit décliné en deux niveaux de puissance, 136 et 110 ch. Cette dernière configuration, qui fait l’objet de notre essai, permet à Opel de revendiquer une consommation moyenne de 3,7 l/100 km (prévoir environ 60% de plus dans le cadre d’une utilisation mixte) et, surtout, des émissions de CO2 de 97 g/km qui lui valent une exemption de malus écolo. L’on relève au passage que la version 136 ch, affichée à seulement 600 € de plus, évolue elle aussi dans la zone neutre grâce à ses 104 g/km.

Ces considérations technico-pécuniaires évoquées, l’on pourra résumer les prestations routières de l’auto à cette formule : elle fait le job. Ainsi, son moteur s’avère plutôt silencieux à vitesse stabilisée, les relances se montrent relativement vigoureuses, le confort de suspension est plutôt bon, le freinage fait preuve de mordant, la tenue de route est sécurisante, et enfin un arsenal high-tech veille au grain, du moins si vous optez pour les pack « Assistance 2 » (450 €) et « Driver 1 » (600 €), qui comprennent notamment la surveillance des angles morts, la reconnaissance des panneaux de signalisation, une assistance anti-changement de file ou une alerte collision. Bref, il résulte de tout cela un certain plaisir de conduite, même si l’on aurait apprécié une mécanique moins sonore dans les phases d’accélération. Quelques faiblesses restent à souligner : le volume de coffre se situe dans la moyenne basse de la catégorie, le poste de conduite se trouve encombré par trop de boutons (on est loin de l’apparente simplicité d’une 308), et l’écran du GPS n’est pas tactile. Or, c’est précisément sur ces points que l’auto apparaît comme très datée par rapport à ses concurrentes directes.