En bref :

Routière de 4,83 m de long

595 à 1 865 litres de coffre

De 105 à 260 ch

De 24 405 € à 42 265 €

À peine la nouvelle Octavia mise sur les rails, que c'est à la Superb, dans sa livrée restylée, de faire l'actualité. Il faut dire que depuis son lancement en 2008, elle n'avait que peu eu le droit aux égards, si l'on excepte de nouvelles combinaisons de moteurs, boîte et transmissions.


Aujourd'hui la mutation est plus flagrante, même si les évolutions stylistiques se bornent à adapter la plus grande des Skoda aux nouveaux codes stylistiques de la marque, que l'on retrouve déjà sur les Rapid et Octavia.

Ainsi on retrouve une partie avant redessinée, avec de nouveaux boucliers, ailes et capot. Ce dernier, comme sur les benjamines, intègre un bec qui vient mordre sur la calandre, et qui intègre le nouveau logo de la marque. Cette calandre est désormais entièrement chromée. Les optiques adoptent une forme plus géométrique, plus rectangulaire, et se dotent selon les finitions de feux de jour à LED, tout en intégrant toujours le lave-phare au niveau du décochement. Le bouclier est lui aussi revu avec une large entrée d'air, qui intègre désormais les antibrouillards.

La partie arrière mêle élégance et capacité de chargement
La Superb avant restylage, pour pouvoir comparer
La face avant reprend les nouveaux codes stylistiques de la marque


À l'arrière, c'est la berline qui évolue le plus en adoptant des feux biseautés, très inspirés de la dernière Volkswagen Jetta au passage. Des LEDs ici encore dessinent un triple C, signature de la marque. Sur le Combi, cette modification du dessin des feux est le seul changement notable.

La poupe reprend le graphisme des 3 C pour les feux à LED
Voici une Volkswagen Jetta. Troublant, non ?


Côté pratique, la cinématique double de l'ouverture du coffre de la berline est conservée mais simplifiée, avec tout simplement un bouton pour ouvrir façon malle, et un autre pour ouvrir façon hayon, tandis qu'auparavant, il fallait jongler avec un bouton d'ouverture, et un autre pour changer le mode d'ouverture. Par ailleurs, on voit apparaître au deuxième niveau de finition Ambition un logement dans la porte arrière gauche pour ranger un parapluie, fourni.


Dans l'habitacle, c'est le statut quo. Aucun changement à signaler. On conserve donc une planche de bord à la finition très correcte et aux assemblages et matériaux de bonne facture. Bien sûr on n'est pas au niveau d'une Mercedes Classe E ou d'une BMW Série 5, car tout ce qui n'est pas visible reste en dur. Mais l'ensemble est convaincant et n'a pas à rougir, surtout par exemple, face à une VW Passat, qui est un cran en dessous.


Il faut rappeler que cette Superb reste la championne de l'habitabilité. Spacieuse à l'avant, elle devient carrément gigantesque aux places arrière, où l'on peut étendre ses jambes sans retenue (les repose-pieds sont même de série en finition Laurin & Klement), même si l'on s'appelle Michael Jordan… ou Adriana Karembeu. Quand à la malle, avec 595 litres en berline et 633 en Combi, elle présente également une des meilleures valeurs de la catégorie des routières.


Sous le capot, plus d'efficience

Il y a par contre un peu plus de modifications sous le capot, même si ça reste la potion classique à la mode. En effet, toute la gamme, à l'exception des 2 plus puissants blocs essence, les (nouveau) 2.0 TFSI et (repris) V6 3.6 FSI, se dote de la technologie GreenTec. Ce sera donc un Stop&Start pour tout le monde, accompagné de sa récupération d'énergie au freinage, et des pneus verts à faible résistance au roulement.

Cela permet des réductions de consommation et d'émissions de CO2 jusqu'à – 19 %. Et c'est une bouffée d'oxygène pour la gamme diesel, qui du coup repasse pour l'essentiel en zone neutre du bonus, ou écope d'un petit malus de 100 €. Le 1.6 TDI 105 en version GreenLine Business est à 113 g/km, ce qui est une performance vu le gabarit de l'auto. En version GreenTec, il reste neutre à 119 g en BVM et 122 en DSG6, le 2.0 TDI 140 est à 121 g en BVM et 137 g en DSG6, le 2.0 TDI 170 est à 122 g en BVM et 141 en DSG6 (malus de 100 €).

Ce n'est pas le cas de la gamme essence. Les 142 grammes du 1.4 125 ch lui valent 300 €, ce qui reste encore gérable. Mais le 2.0 TFSI de 200 ch prend 2 000 €(180 g/km), et le V6 3.6 de 260 ch hérite du malus maxi de 6 000 € (215 g/km), ce qui condamne sa carrière commerciale en France. Les chiffres d'émissions sont ceux du Combi, qui fera a priori en France une majorité des ventes. Il faut retirer en moyenne 4 grammes par km pour la berline.


Pour notre essai, nous avons pu goûter à la version qui sera certainement la plus vendue : la 2.0 TDI 140, en version DSG.