En bref

1,6 l TDI 105 ch

119 g/km de CO2

24 350 €

Avec 132 g/km, le Skoda Yeti 1,6 l TDI 105 ch DSG7 essayée par Alexandre Bataille en mars dernier est celui qui émet le moins de CO2 de la gamme, ce qui ne l'empêche pas d'écoper d'un malus de 150 €. Ou plutôt était, puisque depuis, le constructeur tchèque a réintroduit sur plusieurs de ses modèles des versions Greenline qui combinent les motorisations diesel les plus sobres avec système Start & Stop, récupération d'énergie au freinage et pneus à faible résistance au roulement (faisant aussi partie du pack Greentec) à une optimisation de l'aérodynamisme et à une réduction du poids.


Dans le cas précis du Skoda Yeti 1,6 l TDI Greenline essayé aujourd'hui et disponible uniquement en traction, il fait l'impasse sur la boîte de vitesses robotisée à double embrayage au profit d'une mécanique traditionnelle à cinq rapports et abandonne la roue de secours pour réduire son poids de 35 kg (1 410 kg contre 1 445 kg). Il reçoit de plus une calandre plus fermée ainsi qu'un carénage sous le châssis (entamant au passage la garde au sol de 25 mm pour s'établir désormais à 155 mm) permettant de diminuer son Cx de 0,359 à 0,355. Des différences qui paraissent bien maigres sur le papier, certes, mais qui permettent toutefois de réduire de façon notable les consommations annoncées : 5,2 l/100 km en ville, 4,2 l/100 km en extra-urbain et 4,6 l/100 km en mixte (contre respectivement 5,7 l, 4,7 l et 5,0 l), ce qui permet au Yeti Greenline de sortir de la zone du malus, avec 119 g/km de CO2, et de passer de 6 à 5 chevaux fiscaux. Il est à noter que Skoda a aussi pu grappiller quelques grammes de dioxyde de carbone en homologuant la Greenline avec uniquement le premier niveau de finition Active, ce qui rend impossible d'ajouter certaines options jugées trop lourdes comme le toit ouvrant panoramique par exemple. Les performances sont logiquement aussi en progrès, même si très léger, avec un 0 à 100 km/h effectué en 12,1 s et une vitesse de pointe de 176 km/h (contre 12,2 s et 175 km/h).


Une fois n'est pas coutume (et c'est même une première, de mémoire), lors de l'essai réalisé sur une centaine de kilomètres dans les environs d'Amsterdam, nous réaliserons une consommation constatée à l'ordinateur de bord inférieure aux chiffres annoncés du constructeur, avec 4,2 l/100 km de moyenne sur un parcours mélangeant autoroute, nationale et ville. Mais avec un réseau routier hollandais totalement plat et constitué majoritairement de lignes droites, cela ne paraît pas véritablement représentatif et ne permet malheureusement pas non plus de souligner les qualités dynamiques du Yéti que l'on connaît déjà, avec un châssis fermement suspendu sans pour autant devenir inconfortable et une direction certes légère mais plutôt directe. Associé à une boîte de vitesses agréable à manipuler, le 1,6 l TDI fort de 105 ch et de 250 Nm se montre tout à fait au niveau de ce qu'on attend de lui en matière de vivacité, même si on peut lui reprocher d'un peu trop donner de la voix lors des phases d'accélération franches.



Niveau équipements, le Yéti Greenline doit donc se contenter de la finition d'entrée de gamme Active qui comprend notamment l'intéressant système Varioflex (trois sièges individuels à l'arrière), l'ordinateur de bord avec radio CD MP3 et quatre hauts parleurs, la climatisation manuelle, la boîte à gants réfrigérée, le régulateur de vitesse et les rétroviseurs extérieurs dégivrant et réglables électriquement, le tout au prix de 24 350 €, contre 25 125 € pour la version DSG7 Greentec, avec 150 € de malus à ajouter.