En bref

citadine 4 places

0,9 litre à essence de 90 ch, 4,3 l/100

de 12 700 à 19 000 €

Neuf mois après son lancement, la famille Smart qui se contentait jusqu’à présent d’une boîte mécanique 5 rapports (bvm5) va enfin rouler en automatique. Pour les deux séries, Fortwo et Forfour, les moteurs 71 ch et 90 ch pourront bientôt disposer d’une boîte de vitesses à double embrayage. Envisagées un temps dès le mois de mars dernier, les premières livraisons sont finalement prévues pour septembre 2015. Parallèlement, de nouveaux coloris seront disponibles pour les deux modèles, qui bénéficieront en outre d’équipements inédits comme une solution d’intégration complète pour smartphone via MirrorLink.

Essai - Smart Forfour twinamic : le jour et la nuit

La bonne nouvelle communiquée à l’ouverture des commandes en France début juillet a été le tarif de l’option « twinamic » : 1 100 €, contre 1 275 euros pour la Fortwo et 1 425 euros pour la Forfour en Allemagne. Le supplément de prix demandé par rapport aux versions à boîte mécanique 5 rapports paraît chez nous très raisonnable. Pour l’heure, Renault n'a pas encore annoncé les tarifs de la Twingo – conçue sur la même base que la Forfour- équipée de cette transmisson -rebaptisée EDC- qui arrivera elle aussi dans les concessions au mois de septembre. La boîte elle-même ne sera pas significativement moins chère d’après nos informations. Nous pronostiquons un prix de 990 €. En revanche, la Renault Twingo TCE 90 EDC se dispensera comme celle à bvm5 de stop&start, omission qui allégera son tarif de quelques centaines d’euros sans aucune incidence sur le bonus/malus, toujours neutre avec des émissions de CO2 à 99 g/km. La Twingo TCE 90 EDC devrait se retrouver en finition intermédiaire Zen aux environs de 14 700 €, contre 15 900 € pour la Fourfour Passion avec stop&start.

Ce type de boîte à double embrayage à 3 arbres correspond à une architecture à deux demi-boîtes. Il est unique sur le segment des petites citadines. Celle des Smart, fournie par l’équipementier Getrag, est apparemment très proche de celle qui équipe déjà la Clio EDC. Les débrayages/embrayages et les changements de rapport sont commandés de manière entièrement automatique, sans rupture de charge, d’où en principe des passages de vitesses en douceur. Si nécessaire, la gestion de boîte électronique ordonne de sauter certains rapports plutôt que de rétrograder les vitesses successivement. La boîte offre ainsi tout le confort d’une boîte automatique allié à l’efficience d’une boîte mécanique.


Twinamic : elle double le plaisir en ville

Essai - Smart Forfour twinamic : le jour et la nuit

Nous attendions cette boîte « twinamic » avec impatience car si Fortwo et forfour dotées du trois cylindres atmosphérique de 71 ch offrent un agrément très correct en ville avec la boîte mécanique classique, ce n’est pas le cas associé à la motorisation turbo de 90 ch, sujette à de trop nombreux à-coups en ville. Avec la twinamic, c’est le jour et la nuit, l’agrément de conduite devient excellent grâce à un passage des rapports fluide, sans interruption de la force motrice. Elle gomme l’impression d’une gestion moteur mal lissée, qui conjuguée au temps de réponse du turbo dégrade le confort avec la boîte mécanique normale. C’est également bien mieux que les versions à boîte robotisée simple embrayage de la Fiat 500 (Dualogic) et de la triplette Citroën C1, Peugeot 108 et Toyota Aygo par exemple, solution très abordable avec laquelle les changements de rapport ne se font pas sans rupture de couple et dont les actuateurs électro-hydrauliques ne sont pas d’une rapidité éblouissante, accentuant bien souvent les à-coups.

La « twinamic » peut être utilisée en mode tout automatique, mais également en mode manuel. Dans ce cas, les rapports peuvent être passés soit à l’aide du levier sélecteur dans un couloir séparé, soit via des palettes de commande au volant incluses dans le Pack Sport en option (600 €) sur les finitions Passion et Prime, et livrées de série sur la ligne Proxy. A priori, les palettes sont un luxe qui sera refusé à la Twingo. Ce pack Sport comprend également un train de roulement sport avec des roues de 16 pouces chaussées de pneus de 185/50 R 16 à l’avant et de 205/45 R 16 à l’arrière, et des ressorts plus courts, un peu plus fermes, qui abaisse la hauteur de caisse de 10 mm, et donc le centre de gravité. Il inclut aussi la sortie d’échappement chromée, le pédalier en acier inoxydable brossé avec picots en caoutchouc et un volant sport multifonction à 3 branches en cuir.


Palettisable

Essai - Smart Forfour twinamic : le jour et la nuit

Plus que les palettes de commande de boîte au volant, c’est surtout le petit interrupteur sur S au pied du levier de vitesses sur la console centrale qui ajoute au plaisir de conduire. Même si avec cette configuration Sport, les accélérations sont moins vives qu’avec la bvm5 comme en témoigne le 0 à 100 km/h qui régresse de 10,4 à 11,3 secondes. Il ne faut donc pas s’attendre ici à la rapidité de passage d’une DSG7, facturée soit dit en passant par Volkswagen 1 900 € de plus que la bvm6 sur une Golf. Toutefois, avec un couple maxi de 135 Nm à 2 500 tr/min, la Fourfour offre une intéressante polyvalence et peut affronter la route sans contre-indications. C’est moins bien en appuyant sur le E, non pas parce que le passage au rapport supérieur se fait plus tôt, mais bien en raison du rétrogradage retardé jusqu’à ce que le moteur descende à 1 200 tr/mn, livrant beaucoup trop souvent les oreilles des occupants aux affres du sous-régime. Ce mode Eco caricatural ne doit d’ailleurs faire baisser la consommation que dans des conditions de roulage optimales, la plupart du temps à des vitesses inférieures au flot de la circulation. De toute façon, le trois cylindres turbo partagé avec Renault n’a jamais été considéré comme un parangon d’économie à la pompe, même s’il affiche de très bonnes valeurs normées. La consommation sur notre essai qui a dépassé 10 l/100 km n’est pas représentative à cause d’une climatisation mise à rude épreuve avec une température extérieure proche de 40°, mais la réelle doit tourner autour de 7 litres. De surcroît, on n’achète pas une Forfour pour consommer très peu ou polluer le moins possible -dans cette optique on choisit les transports en commun !-, mais bien pour se garer dans un trou de souris avec ses moins de 3,50 m de long et profiter de son diamètre de braquage ultra-court (8,65 m) qui permet de faire demi-tour dans la plupart des rues sans s’y reprendre à trois fois. Des aptitudes urbaines exacerbées avec la Fortwo longue de 2 695 mm et qui nécessite moins de 7 m entre trottoirs pour rebrousser chemin. La conso mixte normée reste identique à celle des versions à boîte mécanique 5 rapports, soit 4,3 l/100. Ce qui est loin d’être le cas des quelques petites citadines équipées d’une boîte automatique classique (hydraulique à convertisseur) comme la Hyundai i10 donnée pour 6,2 l/100 et 142 g/km de CO2.

Essai - Smart Forfour twinamic : le jour et la nuit

Avec le 1 litre de 71 ch (SCE 70 chez Renault), même topo avec une faible consommation mixte de 4,2 l/100 km quelle que soit la boîte. Et là encore, une sobriété pas vraiment exemplaire avec une moyenne réelle qui peut grimper au-dessus de 6 litres. Ce moteur atmosphérique plutôt élastique, assez rond à bas régime, ne gagne pas grand-chose avec la boîte à double embrayage en usage urbain, mais permet d’oublier le levier de vitesses sur route, et d’améliorer quelque peu les pâles reprises, limitées par un couple culminant à 91 Nm à 2 850 tr/min, mais pas les accélérations, qui régressent légèrement (de 14,4 à 15,1 secondes) et deviennent franchement insuffisantes pour doubler en toute sérénité un camion lors d’une escapade hors de la cité.

Pour se faire une bonne idée des autres qualités -et défauts- du modèle, voir l'excellent essai vidéo « Smart ForFour 2, la revanche ? » de Pierre Desjardins.


Equipement : quelques modifications

Nouveaux coloris disponibles, équipements inédits comme une solution d’intégration complète pour smartphone via MirrorLink seront disponibles dès septembre. Développé par un consortium rassemblant des entreprises des secteurs automobile et informatique, le standard MirrorLink permet d’intégrer des téléphones portables compatibles dans le véhicule et d’en exploiter les contenus sur l’écran du système audio de la Smart. Il sera installé de série en liaison avec le smart Media-System. Les applications actuellement compatibles sont Miroamer (webradio et musique), Audioteka (livres audio) et Coyote (infos trafic partagées en temps réel). D’autres applications sont d’ores et déjà programmées.

Essai - Smart Forfour twinamic : le jour et la nuit

Voici un aperçu des principales nouveautés concernant l’équipement des deux modèles Smart :

  • Les élargisseurs d’aile noirs sont les principaux signes distinctifs du Pack Urban Style. Ce pack vient compléter les lignes d’équipement et renforce le dynamisme des modèles sur le plan visuel. Le train de roulement surbaissé de 10 mm abaisse le centre de gravité et améliore encore la tenue de route. Les élargisseurs d’aile noirs ornés du monogramme smart soulignent la largeur de la voie et confèrent à la Smart une allure éminemment sportive. Un autre élément de ce pack est la ligne d’échappement à sortie chromée. L’intérieur s’enrichit de divers détails tels que le volant sport multifonctions à 3 branches en cuir et le pédalier sport en acier inoxydable brossé. Le Pack Urban Style est disponible sur les lignes d’équipement Passion et Prime, les élargisseurs d’aile étant également proposés séparément en option pour la ligne Proxy.
  • Le smart Audio-System est désormais également disponible séparément.
  • La liste des options disponibles pour la Forfour s’enrichit en outre de vitres latérales arrière et d’une lunette arrière en verre athermique teinté foncé.
  • Deux autres nouveautés sont proposées pour ce modèle, à savoir un support pour tablette, conçu pour permettre aux passagers de se divertir à l’arrière de la voiture, et le pré-équipement correspondant. Ce dernier comprend un compartiment dédié intégré dans le dossier du siège conducteur/passager. Ce pré-équipement est installé de série avec les lignes Prime et Proxy, et disponible en option sur les modèles passion. Le support pour tablette est conçu pour l’iPad Air qui trouve ainsi un emplacement sûr et ergonomique à bord de la voiture, peut être détaché facilement du dossier du siège avant si nécessaire.

A noter enfin de nouveaux coloris pour les panneaux de carrosserie, la cellule de sécurité tridion et la grille de calandre.

qui multiplient les combinaisons. La Forfour peut désormais être habillée d’une cellule de sécurité en rouge cadmium red, gris graphite grey metallic ou lava orange metallic et d’une calandre en jaune black-to-yellow metallic ou gris graphite grey metallic. De nouvelles combinaisons de coloris sont également proposées pour l’aménagement intérieur. La ligne d’équipement Prime est maintenant disponible exclusivement dans un mélange de noir et gris ton sur ton, tandis que la ligne Passion s’enrichit d’une variante noir-gris.