Au lancement de la griffe DS, Citroën nous avait promis une gamme de trois véhicules. Nous connaissions déjà la citadine DS3 et la compacte DS4, premiers avatars de cette lignée au sang bleu, très "premiumisante". Et la marque aux chevrons accomplit aujourd'hui sa promesse en lançant la DS5, 3ème modèle, fer de lance de la gamme DS, et par là même, de la marque tout entière. Très décalée sur le plan stylistique, la DS5 est également voulue très premium. L'est-elle, à l'épreuve de la critique ?

Essai vidéo - Citroën DS5 : presque premium

Taux d'émission de CO2 et bonus/malus
de la version la plus écologique de : Citroen Ds5

85 g/km

Début de commercialisation du modèle :
Citroen Ds5

Novembre 2011



Surprenante, belle, décalée, moche, audacieuse, dérangeante, sont autant de qualificatifs variés et parfois contradictoires que nous avons pu lire ou entendre concernant la DS5. Nous la considérons juste comme originale et audacieuse.
Essai vidéo - Citroën DS5 : presque premium
Qu'on l'aime ou qu'on la déteste, force est de reconnaître que sa plastique est un axe fort de sa personnalité. En partant du concept C-SportLounge, découvert en 2005 à Francfort, les designers ont eu les mains libres pour imaginer un véhicule à la personnalité forte. Avec succès. Car de la personnalité, la DS5 en a à revendre.
La DS5 est une "presque" premium, il ne lui manque jamais grand-chose pour égaler une Audi ou une BMW
Chaque détail esthétique est très travaillé, calandre, capot, optiques, écopes de guidage du flux d'air, lunette arrière, feux, bouclier arrière intégrant deux (fausses) sorties d'échappement chromées, tout est ciselé avec précision. L'élément fort du design est évidemment le "sabre", cette lame chromée qui court de l'optique avant jusqu'au rétroviseur. Son but : parvenir, malgré l'architecture avancée de l'habitacle et du pare-brise, à faire croire que le capot est long. Réussi ? Chacun sera juge.
Parce qu'au final, le gabarit est plutôt compact (4,53 m de long et 1,51 m de haut) sauf en largeur (1,87 m et même 2,13 m avec les rétros). Il est donc très difficile de classer cette DS5. Ni grande routière, ni monospace, ni coupé, elle se présente plutôt comme une sorte de break raccourci (elle fait 29 cm de moins qu'un break C5) mais reste difficile à comparer. Elle ne ressemble à aucune autre.

Un habitacle très inspiré de l'aviation

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L'audace stylistique se poursuit dans l'habitacle, où l'on se retrouve également face à une planche de bord très travaillée et légèrement orientée vers le conducteur. Entièrement originale dans le dessin (souvenez-vous que les DS3 et DS4 empruntent, elles, les planches de bord des C3 et C4...), elle s'inspire ouvertement du monde aéronautique.
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Placages en aluminium (bouchonné ou non), lame en verre pour l'affichage tête haute qui se déploie à la mise en route, volant à méplat, mais surtout le "toit cockpit", plongent le conducteur dans une ambiance d'Airbus.
Le toit cockpit, en série dès le deuxième niveau de finition So Chic, permet de disposer de 3 puits de lumière, un pour chaque passager avant et un pour la banquette arrière. Chacun dispose d'un velum électrique pour l'occulter. Paroxysme de la référence à l'aéronautique, les commandes de ces velums, mais aussi de l'affichage tête haute sont situées sur le pavillon ! Ce qui est accessoirement bien pensé en termes d'ergonomie puisque les commandes pour la partie haute de la voiture se trouvent regroupées en haut, et les commandes pour la partie basse sur la console centrale. Il ne manquerait presque que le micro-casque pour parler aux passagers.

Les matériaux utilisés sont de très bonne facture et les assemblages ne souffrent aucune critique. Les selleries proposées sont également de très bonne qualité avec en particulier des cuirs très flatteurs. Mention excellent pour le cuir Club, dont le dessin imite un bracelet de montre et qui est sur la DS5 aussi disponible sur la banquette arrière.
Tout juste peut-on regretter encore quelque menu jeu dans le fonctionnement de certains boutons, ou des dessous de planche de bord traités avec plus d'économie (mais c'est pareil chez tout le monde). Si l'on doit la situer par rapport à des marques concurrentes, elle serait au niveau de Mercedes, et un demi-ton en dessous de BMW et Audi. Elle devient par contre la plus premium des françaises.