En bref

Break compact 5 places 5 portes

4 535 mm de long

Coffre de 587 à 1 470 litres

de 19 255 à 31 290 €

Présentée officiellement au salon de Francfort en septembre dernier, la Leon ST sera commercialisée en France à partir du 15 janvier 2014. Largement défloré en avant-première à Malaga fin juillet, le premier break Leon n’a presque plus de secrets à dévoiler en statique. En dynamique, nous verrons au chapitre suivant qu’à quelques nuances près, il conserve les bonnes prestations de la berline (cf. notre essai « Essai vidéo - Seat Leon 3 : une vraie Seat»).


Les vrais plus de ce nouveau-venu sont principalement un positionnement tarifaire franchement moins salé que celui de sa cousine Volkswagen Golf SW qui partage exactement la même plateforme (MQB), et un compromis pas mal trouvé entre un profil dynamique et la fonction volumique attendue d’un break. Les tarifs sont déjà connus pour le marché français. Les prix seront supérieurs de 1 150 € à ceux de la berline 5 portes, compris entre 19 255 € pour la version 1.2 TSi 86 Référence et 31 290 € pour la 2.0 TDi 184 DSG en finition FR.

Une ligne séduisante


Si l'empattement reste le même que sur la version 5 portes (2,63 m), la longueur progresse de 27 cm, atteignant près de 4,54 m (4 535 mm exactement). Avec 2 à 3 centimètres de moins que ses principales rivales, la Ford Focus, la Renault Mégane Estate et sa cousine Golf SW, le gabarit est donc très raisonnable. Plus encore quand on le compare à certains breaks dits compacts dont la longueur tourne autour de 4,70 m (Opel Astra Sports Tourer, Chevrolet Cruze). L’allongement ne profite qu’au porte-à-faux arrière, sans néanmoins déséquilibrer la ligne. Grâce aux épaulements marqués qui musclent les flancs soulignés par la nervure qui court jusqu’au-dessus des feux, et surtout à la lunette de hayon très inclinée, l’arrière de la Leon ST évite toute lourdeur. Sous tous les angles, le style apporte une note plus dynamique que celui de la Golf SW, dans la lignée d’une Renault Mégane Estate par exemple.


Cela sans rogner sur la capacité du coffre sous le cache-bagages (configuration 5 places) qui atteint 587 litres (en comptant le double fond sous le plancher). C’est un peu moins que les 605 litres du break compact Volkswagen, les 610 litres de la Skoda Octavia Combi, toutes deux mises d’accord par l’étonnant -et nouveau- Honda Civic Tourer qui revendique une capacité de coffre de 624 litres. La Leon ST fait en tout cas bien mieux que sa défunte grande sœur Exeo ST plus longue de 12 cm, qui ne proposait que 442 litres. Sa capacité est également supérieure aux breaks compacts un peu plus anciens qui naviguent entre 500 et 530 litres banquette en place (Ford Focus SW, Kia Cee'd SW ou Renault Mégane Estate).



En revanche, le volume total en chargeant jusqu’au pavillon sièges rabattus ne dépasse pas 1 470 litres, contre 1 620 litres à la Golf SW, 1 668 litres pour le Tourer, 1 740 litres à l’Octavia Combi, ou encore 1 595 litres à la Mégane Estate. Cette capacité moyenne tient évidemment à l’inclinaison prononcée du hayon et à une hauteur limitée à 1 454 mm (avec les barres de toit de série pour les trois niveaux d’équipement).


Si la modularité ne sort pas de l’ordinaire, les aspects pratiques ne sont pas oubliés. A commencer par le seuil d’accès au coffre pas trop élevé, à 65 cm du sol. Bon point pour les pratiques tirettes du système break « 1 seconde » (série dès le niveau d’équipement médian Style) situées de chaque côté du coffre, qui permettent de rabattre les dossiers de la banquette (2/3 - 1/3), laissant une aire de chargement pratiquement plate avec le plancher amovible placé au niveau haut. Le cache-bagages à enrouleur peut dans ce cas se ranger dans le double fond. Un peu plus rare dans la catégorie, le dossier avant passager est repliable, ce qui porte la longueur disponible pour les objets longs à 2,67 m.



L'habitacle reste identique à la berline Leon, pour l’ambiance (sobre pour ne pas dire austère), les matériaux (de bonne qualité dans l’ensemble), la finition (soignée) et l’habitabilité AV et AR (dans la bonne moyenne). Comme sur la berline, le tunnel de transmission prévu pour les versions 4x4 vient gêner le passager au centre de la banquette.