C’est en 2014, après de très nombreux titres (pilotes et constructeurs) en championnat du monde des rallyes (WRC), que Citroën s’est engagé en championnat du monde de tourisme (WTCC). Pour réussir ce nouveau challenge, la firme aux chevrons a choisi lors de cet engagement deux champions du monde français : Sébastien Loeb et Yvan Muller, ainsi qu’un pilote moins connu : José-Maria Lopez. Et contre toute attente, c'est le pilote argentin qui domine la catégorie avec deux titres de champion du monde – pilote et constructeur.

Vu la suprématie de la C-Elysée, impossible pour nous de dire non quand nous avons eu la possibilité de l’essayer. Cela tombe très bien puisque nous avons sous la main, avec Soheil Ayari, un pilote tout à fait capable de tester pleinement cette bête de course. Le rendez-vous a donc été donné sur le circuit des Écuyers à la fin du mois de novembre.

Sortie de son camion-atelier, la C-Elysée a fière allure. Même si elle reprend le look de la C-Elysée vendue notamment en Chine, il s’agit d’une véritable voiture de course avec un châssis monocoque sur lequel est greffée une carrosserie en carbone. Question moteur, Citroën a pris pour base le moteur de la DS3 WRC. Il s’agit d’un quatre cylindres 1.6 Turbo qui développe 380 ch à̀ 6 000 trs/min soit une puissance au litre de 237,8 ch/litre. Le couple est pour sa part de 400 Nm à 4 500 trs/min. Comme le stipule le règlement, cette C-Elysée est une traction pourvue toutefois d’un différentiel autobloquant « fait maison » et d’une boîte de vitesses séquentielles à 6 rapports ; le tout pour un poids minimum de seulement 1 100 kg avec pilote.

Comme nous tous Soheil Ayari avait beaucoup entendu parler de cette voiture. Pour lui, qui a été 3 fois champion de France de Supertourisme, c’est un peu un retour aux sources car il n’avait pas conduit de traction de course depuis de nombreuses années. Après un court briefing technique réalisé par Yvan Muller, himself, c’est parti…

 

La fiche technique complète de la Citroën C-Elysée WTCC