Constructeur généraliste par définition, Fiat nous prouve qu'il sait aussi attirer l'attention des amateurs de voitures d'exception. Chantez Diva, vibrez Tifosi, l'Italie exprime ici sa passion de l'automobile en toute simplicité : voici un coupé, justement prénommé Coupé, qui vise à l'essentiel pour vous fendre le cœur.

Sur le marché de l'occasion

Fiat coupé : une coupe à cœur

La production quasi confidentielle de ce type de véhicule réduira d'autant votre panel de choix en occasion. Avec environ 600 coupés vendus en 1998 et 500 en 1999, n'espérez pas dénicher votre moitié au pied levé. Un conseil : laissez-vous guider par notre cote officielle afin d'éviter les excès tarifaires – ce qui est rare devient fatalement cher aux yeux d'un vendeur. Qui plus est, l'arrêt de production de la voiture, en fin d'année 2000, générera peut-être un effet supplémentaire de spéculation. Il y a cependant fort à parier que les propriétaires de ces coupés (présentés en 1993) négocient à bon prix leurs tous premiers modèles. La disponibilité de cette voiture étant égale à la faible proportion de conducteurs intéressés par ce type de carrosserie sportive, vendeurs et acheteurs seront probablement heureux de se rencontrer. Un effort mutuel en matière de tarif ne sera donc pas à exclure.

Présentation

Fiat coupé : une coupe à cœur

Souvent, les plus belles réussites paraissent d'une désarmante candeur ; le design du Coupé résonne comme une évidence pour le spectateur. Mais derrière sa pureté de style, ce véhicule présente une personnalité très marquée. Sous un abord de séducteur se cache une puissance de caractère savamment entretenue. Une rondeur par-ci, un coup de canif par-là, Pininfarina aura, une fois encore, sculpté une œuvre d'art. Le dessin de la planche de bord est tout aussi remarquable : une bande métallique rappelant le coloris extérieur de l'auto ceinture l'ensemble, pour s'étendre jusqu'au contre-porte. Du néo-rétro pur sucre.

Fiat coupé : une coupe à cœur

Fait rare pour un coupé de cette catégorie : l'habitacle se montre très généreux envers les passagers arrière. La garde au toit demeure suffisante afin de leur éviter le torticolis chronique, et l'aisance au niveau des coudes est plus que satisfaisante pour deux personnes. Le coffre, lui, se montre même disposé à accepter plusieurs bagages : 295 dm3 de volume maxi ! Un coupé élégant, sportif, et surtout très pratique au quotidien.

Conduite

Fiat coupé : une coupe à cœur

En fonction de la puissance des moteurs, la conduite de cette voiture réclame une certaine retenue de votre part. Une accélération trop brutale aurait tôt fait de générer des pertes de motricité du train avant. Pour éviter ce désagrément, mieux vaut donc opérer progressivement sur la pédale dans les bas régimes moteur, en douceur sur une sortie virage, et calmement lors de démarrage sur route humide. Cette consigne respectée, le Coupé vous prouvera rapidement son équilibre routier et ses réelles dispositions sportives à allure élevée.

Naturellement ferme, l'amortissement concède au confort des passagers ce qu'il fait gagner au châssis en termes d'efficacité. Une présentation originale, un caractère entier pour un comportement routier très sûr, ce Coupé marginal procure un agrément de conduite certain.

Point de détail : la commande de boîte souffre d'un débattement trop long du levier de vitesses.

Sécurité/Performances

Fiat coupé : une coupe à cœur

Conçue à l'origine sur une plate-forme de Fiat Tipo, la voiture était exclusivement équipée de mécaniques à 4 cylindres (2.0 16 V de 147 ch et 16 V Turbo de 195 ch). La base technique du Coupé évolua profondément en 1996. En sus de quelques retouches esthétiques (prise d'air avant, troisième feux-stop arrière), la gamme s'étayait alors autour d'un unique 4 cylindres, mais s'étoffait aussi de deux blocs 5 cylindres. Charge fut donc confiée au nouveau 1.8 16 V (4 cylindres de 130 ch) de glorieusement jouer les prix d'appel. Ce petit bloc pétillant et dynamique ne manque d'ailleurs pas de piquant ; très performant même, dirons-nous, au point de venir sérieusement concurrencer son grand frère à 5 cylindres, le 2.0 20 V de 147 ch. Certes, la mélodie est ici tout autre, mais le peu d'écart en performances justifie difficilement le notable surcoût à l'achat entre ces deux versions. Pour qui désire réellement “parler” avec sa mécanique, le second 5 cylindres Turbo est autrement plus bavard : 220 ch pour affoler le pilote et les chronos. Fin 1999, une ultime version, dénommée 2.0 20 V Turbo Plus, parachève cette escalade sportive en s'équipant d'une transmission à six rapports. Un must qui, comme une vraie voiture de course, se démarre à l'aide d'un bouton-poussoir. Bonjour l'ambiance !

Fiabilité

Fiat coupé : une coupe à cœur

Ce qui roule vite peut s'arrêter tout aussi rapidement, et pas toujours là on où le désire. Vérifiez impérativement l'absence de chocs sous le châssis, ainsi que le bon guidage de la direction lors d'un essai routier. Les freins pouvant être sollicités plus que de raison sur les plus puissantes versions, soupçonnez également une éventuelle dégradation du système de freinage (disques voilés fréquents). Surveillez enfin la régularité et la fréquence des vidanges moteur, en consultant attentivement l'historique de la voiture.

Conclusion

Fiat coupé : une coupe à cœur

Grâce à son style inimitable, le Coupé Fiat ne prend pas une ride au fil du temps. Méconnu du grand public, les regards des passants se tournent toujours avec autant d'insistance sur son passage. Son conducteur se réjouira tout autant de conduire cette voiture de caractère. Haut de gamme puissant et chantant, le bloc 20 V Turbo lui confère ses lettres de noblesse. À ce prix, peu d'autos du segment offrent une telle exclusivité. Coupé, donc, sans aucun remords.

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