Vous êtes ici : Accueil Caradisiac>Toutes les marques>Ssangyong>Actualité


Envoyer à un(e) ami(e)

Fermer
Vos informations personnelles

Vous

Les informations personnelles de votre ami(e)

Votre ami(e)

Message à transmettre

Validation du formulaire

Recharger le captcha

(En minuscules)

Grève en Corée : les forces anti-émeute assiègent l'usine Ssangyong de Pyeongtaek

Patrick Garcia

Publié dans Economie / Politique > Marché
par Le 04 Août 2009
3 réactions

Augmenter la police Diminuer la police
Les tensions chez l'équipementier en dépôt de bilan New Fabris ont marqué les esprits par la violence de la réaction et les menaces des employés victimes d'une crise qui n'en finit pas de saper la sous-traitance automobile française. En Corée, c'est bien pire. Les salariés de l'usine Ssangyong de Pyeongtaek occupent leur usine depuis plus de 2 mois après que l'annonce d'un plan social prévoit de mettre dehors 2650 employés, soit 37% des effectifs.
Le propriétaire chinois de la firme (SAIC) n'a pas souhaité sauver la firme et si 1670 employés ont accepté de partir, les autres se sont cloisonnés sur le site réclamant l'abandon du plan social. Mais la direction a préféré choisir l'affrontement en coupant l'eau et le gaz aux salariés retranchés dans l'usine puis en empêchant le ravitaillement en nourriture et les médicaments. En juin, des "gros bras" embauchés par la direction ont bien tenté de "libérer l'usine" mais ils sont tombés sur une résistance farouche qui a occasionné entre 10 et 20 blessés.
Après 2 mois d'occupation, fin juillet, 3000 policiers, 30 véhicules, des hélicoptères ont été envoyés et ont investi l'usine pour déloger les grévistes qui ont une nouvelle fois violemment répliqué. Attaqués au gaz lacrymogène, aspergés de produits chimiques, certains ont abandonné le siège mais environ 600 se sont retranchés dans un entrepôt de peinture contenant beaucoup de produits dangereux et/ou inflammables et ont répondu avec des cocktails molotov et des pneus enflammés. Ils affirment "vouloir résister jusqu'à la mort". Depuis, le début du conflit, 5 salariés sont morts et la femme d'un des meneurs viendrait de se suicider.
Aujourd'hui, les dernières négociations n'ont pas abouti et le siège de l'usine par les forces de l'ordre s'est renforcé. La Confédération Syndicale Internationale s'inquiète de cette escalade vers la violence :
"Nous sommes profondément inquiets du blocus imposé sur l'approvisionnement en eau et en nourriture et l'accès aux traitements médicaux, ainsi que des tirs incessants au gaz lacrymogène et autres substances chimiques sur l'usine à partir d'hélicoptères. Ceux-ci représentent une atteinte criante à la dignité humaine la plus élémentaire. "
La CSI a appelé le gouvernement coréen à amorcer immédiatement des négociations avec le Syndicat coréen des ouvriers du métal et à tenter de trouver la voie d'une résolution pacifique à travers le dialogue. Avant un drame encore plus grand.

Sources multiples : e24, newspress, ouest-france

Poursuivez votre lecture

Commentaires de l'article (3)
  • Aucun avatar

    Par Anonyme le 05 Août 2009 à 10h37

     Hm... n'oublions jamais que la Corée est depuis toujours le prodrome des crises à venir : guerre de Corée : premier conflit d'après 1945. Laboratoire d'ultra-libéralisme oligarchique d'un côté, stalinisme pur et dur de l'autre. Les conglomérats Coréens sont des Géants aux pieds d'argile... et le substrat sur lequel ils vivent (la population, la structure politique) est une poudrière qui annonce ce qui se passera un jour ou l'autre en Chine. Même si chez le "grand frère", le Parti verrouille presque tout : l'esprit révolutionnaire asiatique a toujours cours ; et dieu sait s'il est violent. La révolution industrielle et ses crises sociales avec 150 ans de distance... c'est pas bien beau à imaginer...  :ohill:...

  • Aucun avatar

    Par Anonyme le 05 Août 2009 à 13h17

    Oui, sauf que les employés de New Fabris n'ont jamais fait sauté leurs bombonnes dont on se demandait si elles étaient vraiment pleines, et qu'ils ont accepté la misérable prime de 11 000 euros sans abimer leur outil de travail, tandis que le pdg s'octroyait une belle prime de 570 000 euros.

  • Aucun avatar

    Par Anonyme le 06 Août 2009 à 04h45

    Ils avaient qu'à faire des études ... Ils auraient été PDG ...

Alerte de modération

Fermer

Message concerné :

Saisie du message à l'intention du modérateur

Validation du formulaire

Recharger le captcha

(En minuscules)

Déposer un commentaire