L'année dernière à la même époque, les tarifs des péages français augmentaient en moyenne de 0,5%. A partir du 1er février 2011, c'est-à-dire aujourd'hui, la facture devient plus salée de 2,24%, ce qui n'a pas manqué de faire monter au créneau l'Automobile Club par la voix de son directeur adjoint Christian Scholly qui trouve malvenue une telle augmentation quand « dans le même temps le chiffre d’affaires des sociétés d' autoroute a grimpé de + 5,7 % en 2010 » mais craint surtout, au delà des problèmes de portefeuille, les risques supplémentaires liés à la sécurité routière : « de plus en plus, les familles modestes sont enclines à se détourner du réseau autoroutier français, pourtant 5 à 7 fois plus sûr que le reste du réseau routier. Le risque est ainsi d’arriver à une sécurité routière « à deux vitesses » » dit-il, avant de demander aux pouvoirs publics « de limiter toute hausse à venir strictement à l’inflation ».

Une sécurité routière « à deux vitesses »

En pratique, que représente cette augmentation moyenne de 2,24% ? Selon 20 minutes, un trajet Paris-Lyon coûte maintenant 31,50€ contre 30,90€ précédemment (+1,94%) et un Lyon-Marseille passe à 22,30€ contre 20,90€ avant (+2,47%). Mais c'est surtout le calcul fait par l'Automobile Club qui révèle une augmentation galopante ne datant pas d'hier : ainsi, en 2002, un conducteur de Renault Clio essence dépensait 141€ en péages en parcourant en moyenne 11 220 km dans l'année, tandis qu'en 2009, le même automobile déboursait 175€ en péages tout en ne roulant que 9 163 km en moyenne.

Du côté de l'Afsa, l'Association professionnelle des autoroutes et ouvrages routiers, on estime cette augmentation « limitée » en détaillant ces +2,24% : 1,92% prennent en compte l'inflation de 1,57% et les investissements réalisés en 2010 et prévus en 2011 et 0,32% pour suivre la hausse de la taxe d'aménagement du territoire servant à subventionner les transports ferrés.