Fait pouvant être qualifié d'historique : pour la première fois au mois de janvier, ce n'est ni la Toyota Auris, ni la Prius qui monte sur la première place du podium des immatriculations de véhicules neufs parmi les hybrides, mais la Peugeot 3008 Hybrid4 qui fait donc une entrée remarquée. Bouleversement aussi du côté des véhicules électriques, puisque Bolloré arrive en tête porté par la vague Autolib, tandis que Mia se tient en embuscade.
272 Peugeot 3008 HYbrid4 ont été immatriculés en janvier, que ce soit des Limited Edition, la série spéciale présentée au dernier Salon de Genève, ou des versions catalogue dont les commandes sont ouvertes depuis septembre dernier, ce qui le place devant les ténors du segment hybride que sont les Toyota Auris Hybride HSD (225) et Prius (132). C'est un excellent début pour le crossover, même si sa commercialisation officielle n'aura lieu que le 23 février, ce qui laisse entendre qu'il s'agit en majorité de véhicules de démonstration à destination des concessions, mais cela démontre deux choses : que le constructeur au lion nourrit de grandes ambitions sur ce segment mais que les immatriculations restent encore presque confidentielles, avec 1 006 unités, en hausse de 13%. Toujours derrière Toyota pour le « titre » constructeur mais devant Lexus et Honda, Peugeot devrait cependant prendre rapidement la tête des hybrides grâce à l'arrivée des 508 RXH fin mars puis des 508 HYbrid4 au second semestre.
Retour en force de Mia, ex-Heuliez
Mais ce n'est pas le seul classement à être chamboulé : Peugeot, Citroën et Renault doivent s'incliner dans le segment des véhicules électriques (en hausse de 211%, avec 311 unités en tout) face à la montée en puissance de Bolloré et de Mia. Pour le premier, qui a immatriculé 153 Bluecar en janvier, cela s'explique facilement par les commandes Autolib à alimenter (et les premiers accidents inévitables). La bonne surprise vient donc de Mia, l'ex-Heuliez, qui semble s'être enfin sorti de sa série noire des années passées. Après une fin de mise au point et une homologation en fin d'année dernière, 68 véhicules ont ainsi été immatriculés en janvier, mois de lancement, avec 80% à destination des collectivités et entreprises et 20% pour les particuliers. Mais le constructeur des Deux-Sèvres espère bien augmenter cette dernière part, notamment avec un accord de distribution signé avec le site AramisAuto.com offrant la possibilité aux particuliers d'acheter un véhicule depuis le 15 janvier dernier. Apprenant de ses erreurs, Mia s'impose une « gestion de bon père de famille » en gardant les stocks au minimum et espère dépasser les 100 unités écoulées en France au mois de février, et entre 200 et 250 pour l'Europe.
Les autres segments restent stables : le diesel domine toujours avec 72,6% des immatriculations, l'essence arrive second avec 25,8% tandis que l'E85 ne décolle toujours pas, à 0,4%, et que GPL comme GNV continuent leur descente aux enfers depuis la disparition du bonus de 2000€ : le premier passe de 2,3% du marché en janvier 2011 à 0,14% le mois dernier tandis que le second n'a enregistré aucune immatriculation.
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