(J'aime de nuit) L'esprit Lotus bien vivant!
Lotus sera l’un des constructeurs qui fera le plus parler de lui durant le
Mondial de l’automobile de Paris. Changeant de stratégie, le constructeur anglais, propriété du constructeur malais Proton, a pris le parti d’axer sa communication autour de cet événement dont certains constructeurs se détournent.
Parce que Colin Chapman a lui-même toujours composé avec les réalités du moment, économiques notamment, pour proposer une variété de véhicules. A propos de légèreté, je vous rappelle qu’une nouvelle Seven devrait nous tomber dessus dans les jours à venir, comme une surprise… très attendue.
Que Chapman ait toujours composé avec les règles (en F1 notamment) pour les transformer (parfois, souvent) faisait même partie de son génie.
Alors, je ne sais pas vous mais moi, ce nouveau Lotus-là m’enthousiasme déjà.
Par Anonyme le 23 Septembre 2010 à 18h17
Ou pas.
Reprenons un peu l'histoire de Lotus.
Dans les année 70, devant le succès de Ferrari, Lotus se dit "tient, la réalité économique nous laisse à penser qu'on pourrait vendre des supercars". Le résultat est l'esprit, qui n'en déplaise à beaucoup, ne sera pas la plus grande réussite commerciale de Lotus (10 000 voitures en presque 30 ans, moins que l'Elise en 15 ans !). Elle est très bien certes, mais ne pique pas d'acheteurs à Ferrari. Eux ils veulent... une Ferrari. Pas une anglaise aux finitions et matériaux approximatifs, qui ne rivalise pas non plus en terme de motorisation avec une 308 GTB puis 328 commercialisée à la même époque. L'histoire se poursuit, la marque est de plus en plus empêtrée dans les difficultés financières, l'Esprit prend de plus en plus de poids, est de plus en plus éloignée du light is right originel.
L'apothéose de tout ça est bien entendu l'Elan, une traction mal assemblée, à peine vaguement sportive, pas vraiment sexy et... simplement mauvaise en fait.
Ce qui sauvera la marque, c'est... l'Elise. Pourquoi ? parce que c'est du light is right justement. Simple, robuste, joli, sans trop de trucs qui peuvent tomber en panne à l'intérieur.
Lotus ne s'est jamais aussi bien porté que depuis que la gamme s'est recentrée sur l'idée de base. L'Evora peut fonctionner parce qu'elle garde l'esprit de base. Une Esprit pourrait fonctionner avec la tendance neo-retro etc.
Quant à la Seven... on parle d'un gros machin, luxueux, sur une base qui n'est pas maison et qu'on vendrait 70 000 euros. euuuuuuh, je reste chez Caterham.