Fonceur, spectaculaire Jochen Rindt n'a pas la réputation d'un tendre dans les pelotons. Pourtant, ce 6 juillet 1969, il quitte le GP de France victime d'un... banal mal au coeur.

Quatre ans après la première édition qui a vu la victoire de Jim Clark, le circuit de Charade accueille de nouveau le GP de France. Au pied des anciens volcans d'Auvergne, le cadre est somptueux et la piste longue de 8 km qui serpente dans des reliefs naturels est unanimement apprécié par les pilotes. En cette année 1969, la F1 se cherche un second souffle et ils ne sont que 13 au départ. Jackie Stewart qui a déjà triomphé à trois reprises depuis le début de saison avec sa Matra semble intouchable, mais il devra tout de même compter avec Jacky Ickx et surtout Jochen Rindt. Le pilote autrichien qui survole les courses de Formule 2, court depuis trois ans après un premier succès en Grand Prix. Pour la première fois en F1, il dispose en la Lotus d'une voiture capable de gagner et il a soif de victoires. Cette année, il collectionne les pole-position, les tours en tête, mais il n'a récolté que des pannes stupides ou une grave sortie de route en Espagne. Cet attaquant né, n'est pas de ceux qui renoncent, et pourtant, en arrivant à Charade, Rindt n'a pas envie de se battre.

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