Au centre des rumeurs de transfert, Robert Kubica se montre fier du travail accompli avec Renault, et attend avec impatience ce Grand Prix de Grande-Bretagne.


Le dernier Grand Prix d’Europe, à Valencia, a vu Robert Kubica terminer cinquième, délogeant par la même Nico Rosberg de la sixième place d championnat. Ce week-end, le Polonais retrouve le circuit de Silverstone, un tracé qu’il apprécie.

« C’est un circuit très enthousiasmant, qui présente pas mal de défis, surtout les six ou sept premiers virages qui sont impressionnants au volant des F1 actuelles, explique le pilote de la R30 n°11. La plupart sont pris pratiquement à fond, voire à fond – cela dépend de la direction du vent – et dès qu’on sort d’un virage, on s’engage déjà dans le suivant : la vitesse à laquelle on peut négocier ces virages est impressionnante. Bien sur, il y aussi la nouvelle section cette année que j’ai vue sur Internet et à la TV pour le MotoGP : elle m’a l’air bosselée et très différente de la version précédente du circuit, mais je pense que globalement Silverstone est un endroit que tous les pilotes apprécient car il demande 100% du potentiel d’une F1 dans les virages très rapides. »

Alors qu’en début de saison l’ensemble des spécialistes parlaient d’un « Big four » constitué de McLaren, Ferrari, Red Bull et Mercedes, voilà que Kubica devance au classement les deux pilotes de la firme à l’étoile, et un pilote de la Scuderia, en l’occurrence Massa. En constante progression, sa monoplace pourrait-elle lui permettre d’aller chercher Fernando Alonso sur lequel il ne compte plus 15 points de retard ?

« Nous étions très proches des Ferrari en séance de qualifications à Valencia, même si nous n’avons pas été satisfaits à 100% de la manière dont elle s’est déroulée, poursuit l’ex-pensionnaire de l’écurie BMW. Néanmoins, je pense que nous avons tous eu un peu de mal lors de cette séance. En première partie de course, j’étais derrière Felipe Massa et nous étions légèrement plus lents que lui, mais les choses peuvent changer. Mercedes a aussi eu du mal à Valence et nous avons pu voir que certaines voitures ont eu des hauts et des bas en termes de performance durant le week-end. Il est donc difficile de porter un jugement. Silverstone est totalement différent de Valence et même du Canada, et la dernière fois que nous avons couru sur un circuit similaire, c’était à Istanbul. Depuis, beaucoup d’équipes ont apporté de gros développements, y compris nous. Il nous faut donc attendre de voir. »

Impressionnant, Robert Kubica garde la tête froide. Les résultats obtenus depuis le début de l’année semble déjà dépasser ses espérances. Pour le moment, cette tactique a porté ses fruits. Il n’y a donc pas de raison de changer. Mais à l’heure où commencent à naitre les rumeurs de transferts en vue de la saison prochaine, il est certain que Kubica va attendre du Renault F1 team qu’il lui prouve être capable de lui fournir en 2011 une monoplace en mesure de se battre aux avant-postes. Et ça passe forcément par la poursuite de la progression de sa R30 dans la hiérarchie pour cette deuxième moitié de saison.


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Kubica ne sait pas à quoi s'attendre