On a puisé dans les caisses de la région Poitou-Charentes, est-on parti pour se servir dans celle de la Vendée ? C'est la question qui mérite d'être étudiée au reçu de cette annonce au terme de la vente aux enchères des biens d'une société Mia Electric liquidée. Une vente qui a intéressé certains puisque la marque, les brevets et la chaîne de production ont été acquis pour une somme globale de 1,350 million d'euros. Par qui ? On ne sait. Mais on on se souviendra que les acteurs de cette histoire étaient réunis sous la bannière de Mia Génération. Un ensemble où l'on trouvait le Coréen Kokam (batteries), la holding Fulmen et le fonds d'investissement asiatique Focus Asia.


L'ambition Mia perdurerait donc. D'ailleurs, Mia Génération n'a pas caché son intention de sortir une nouvelle voiture au second semestre 2015. Celle-ci est promise avec un design différent de feue la précédente tandis que le prix est estimé à moins de 10.000 euros. Une déflation du tarif rendue possible par l'assemblage de pièces produites ailleurs. Seul bémol, aucun échéancier de flux de production, ni d'emploi local à terme, ont été évoqués, malgré le fait de l'existence d'un carnet de commandes conséquent mis en avant. Le même que celui du Poitou-Charentes ?


Il convient donc de se montrer vigilant. Reste qu'un savoir et un potentiels industriels ont été acquis, ce qui laisseraient à penser qu'ils n'étaient peut être pas fatalement voués à l'échec. Les 200 salariés des Deux-Sèvres laissés sur le carreau vont avoir de quoi méditer.