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1. En bref

A sa sortie en octobre 2008, la Golf 6 ressemble plus à un gros restylage de la Golf 5 plutôt qu'à un modèle inédit. Pourtant tout est nouveau : face avant, poupe, intérieur. Mais ces évolutions se sont faites dans la continuité, comme toujours chez Volkswagen, et plus encore avec son best-seller la Golf.
Avec la sixième génération, VW s'est efforcé de retenir le meilleur de la 5, et de revenir aux standards de qualité de fabrication et de matériaux en vigueur à l'époque de la 4ème génération. Et c'est mission accomplie. La 6 se hisse au niveau d'une Audi A3, qui n'est autre qu'une référence... Ses prestations globales s'en rapprochent d'ailleurs sérieusement, pour un prix en neuf moindre, même s'il reste supérieur à ceux des compactes françaises par exemple (quoique la C4 actuelle s'échange aussi contre un gros chèque).
On retiendra une qualité de fabrication et une sélection des matériaux plus que rigoureuse, une insonorisation soignée, des motorisations sobres et performantes, aussi bien en diesel qu'en essence, et des boîtes DSG toujours aussi agréables à l'usage.

En occasion, la Golf 6 est bien représentée sur le marché. L'offre est abondante, bien plus fournie en diesel qu'en essence bien sûr, mais pour une fois les adeptes du sans-plomb trouveront quand même de quoi se mettre sous la dent, avec grosso modo 8/9 % des annonces en essence. Les cotes sont comme souvent avec la Golf relativement soutenues, bien plus que celles de la Golf 5, qui restera la "Golf qui n'a pas eu le succès escompté".

Caradisiac a aimé

  • La qualité de finition et de fabrication
  • La sobriété des motorisations
  • Les moteurs essence pleins de peps
  • Les boîtes DSG6 et DSG7 très agréables à l'usage
  • L'insonorisation poussée
  • La très bonne filtration des bruits d'air et de roulement
  • Le bon compromis confort/comportement
  • La fiabilité en hausse par rapport aux générations précédentes

Caradisiac n'a pas aimé

  • La cote en occasion (quand on se place côté acheteur bien sûr...)
  • La présentation intérieure toujours assez austère
  • La sellerie trop ferme pour certains
  • La visibilité arrière réduite
  • L'afficheur central de l'ordinateur de bord peu lisible
  • Le 1.6 TDI 105 un peu rugueux et manquant de couple à bas régime (boîte méca.)
  • Le 1.4 80 ch de base trop juste pour la voiture
  • Le coût à l'usage supérieur à la moyenne

Nos versions préférées

  • VI 2.0 TDI 140 CONFORTLINE DSG 5P
  • VI 1.4 TSI 122 CARAT EDITION DSG7 5P

2. Qualités et défauts

Ce qui peut vous tenter :

  • La qualité de fabrication et de finition : la Golf 6 est au niveau d'une Audi A3, certes plus ancienne, mais plus chère. Les matériaux sont véritablement bien choisis et respirent la qualité tandis que les accostages sont irréprochables.
  • Les motorisations : les TDI restent d'une sobriété exemplaire, et sont devenus presque silencieux avec le passage au common rail. Les essence sont toniques et joueurs, sans trop consommer non plus (turbo, injection directe).
  • Les boîtes de vitesse DSG6 et DSG7 (selon motorisation) : à double embrayage, elles sont plus qu'agréables à l'usage. Passage des vitesses ultra-rapides et sans à-coups, pas de hausse de consommation par rapport aux boîtes mécaniques, elles ont tout pour plaire.
  • L'insonorisation : nouveau pare-brise feuilleté, isolation des trains roulants, la Golf 6 bénéficie d'améliorations qui conduisent à un niveau sonore très faible pour la catégorie.
  • Le compromis confort/tenue de route : finies les Golf aux suspensions trop souples. La 6 offre un excellent compromis entre le dynamisme et le confort. L'option châssis adaptatif DCC permet de gagner encore en efficacité.
  • L'habitabilité : malgré son gabarit réduit, la Golf est spacieuse dedans et offre un coffre dans la moyenne de la catégorie (Mégane et C4 2 font toutefois mieux).

Ce qui peut vous faire hésiter :

  • La présentation intérieure : malgré sa qualité, l'habitacle est assez austère et ne souffre pas la fantaisie. Une Renault Mégane est meilleure sur ce point, une Alfa Giullietta aussi, par exemple...
  • La visibilité arrière : les gros montants de custode ne facilitent pas la rétrovision, l'option radar de recul est ici utile.
  • Le 1.6 TDI 105 : seulement lorsqu'il est accouplé à une boîte mécanique, le TDI 105 ch fait preuve de beaucoup de rugosité à bas régime. Il n'est pas rare même de caler si l'on n'y prend garde au redémarrage d'un feu. Opter pour une boîte DSG gomme complètement ce phénomène.
  • Le coût à l'usage : entre des pièces assez onéreuses et des révisions dans la même veine , le coût à l'usage est supérieur à nombre de ses concurrentes.
  • Les prix en occasion : comme toutes les stars de l'occasion, la Golf 6 décote plus lentement que la moyenne. Pour l'acheteur, cela signifie que réaliser une bonne affaire sera difficile. Mais c'est tout bon pour les vendeurs.

3. Budget

Achat / Cote :

En neuf, la Golf 6 a eu le bon goût de ne pas trop enfler ses tarifs par rapport à la 5, qui avait souffert de ses prix trop élevés au lancement. Cependant, elle reste hors promos plus chère que la concurrence française, italienne et dans une moindre mesure, japonaise. En occasion, les cotes sont soutenues, rares sont les bonnes affaires. On trouvera plus de 90 % de versions diesel et 8/9 % de modèles essence, qui surcotent aussi, mais moins que les diesels.

Consommation :

Que ce soit en diesel avec les TDI ou en essence avec les TSI, les consommations sont toujours maîtrisées. Les TDI sont encore plus sobres depuis le passage des injecteurs pompe à la rampe commune. Les essene TSI, avec leur turbo double étage et l'injection directe, arrivent également à de très bons scores. Les chiffres de consommation ne sont pas plus élevés en boîte DSG, au contraire !

Assurance :

Dans cette catégorie des berlines compactes, la guerre des prix et des primes fait rage, et toutes les concurrentes se tiennent dans un mouchoir de poche à profil de conducteur égal. La Golf 6 est pile dans la moyenne, les françaises sont un peu mieux placées, l'Audi A3 et les japonaises plus chères à assurer.

Prix des pièces :

Les pièces d'usure sont tout à fait dans la norme niveau tarif. Par contre dès que l'on sort de l'entretien courant, et que l'on parle de réparation, les tarifs sont légèrement supérieurs à la moyenne.

Entretien :

Les intervalles de révision sont tous les 2 ans maximum et situés entre 15 000 et 30 000 km. En région parisienne, le tarif de révision oscille entre 200 et 450 euros selon que l'on parle d'une révision principale ou intermédiaire (celle des 30 000 ou celle des 60 000 km...).

4. Fiabilité

Description :

La Golf 6 part de la base connue et désormais éprouvée de la Golf 5, en terme de motorisation et d'architecture. Ses moteurs diesels sont même passés au common rail, et semblent échapper au avatars des TDI de la Golf 5. Les blocs essence n'ont jamais posé de problème sur Golf 5 et la 6 prend le relais sans encombre

Pannes lourdes ou immobilisantes :

  • Pas de pannes lourdes ou immobilisantes à signaler.

Autres pannes ou faiblesses :

  • Volant moteur : sur les diesels, et plus spécifiquement le 2.0 TDI 110, bruit au passage des vitesses, bruits au démarrage en première. Le volant moteur bi-masse est le plus souvent en cause, il faut insister pour une prise en charge de son remplacement. Plus rarement, souci de butée d'embrayage.
  • Boîte DSG6 : un calibrage trop fin du capteur de température de la boîte peut mettre cette dernière en sécurité alors que ce n'est pas nécessaire. Les modèles concernés ont des dates de fabrication comprises entre septembre 2008 et juillet 2009. Le calculateur de boîte est reprogrammé. Pas de rappel organisé mais une "action entretien" émise dans le réseau. La réparation se fait sur plainte client.
  • Tous moteurs. Des reprogrammations ont pu avoir lieu pour éradiquer petit à petit des à-coups, manque de puissance, instabilité du ralenti.
  • Pneus : sur certains modèles montés en 17 et 18 pouces, usure assez rapide ( parfois avant 15 000 km). Revoir la géométrie n'est parfois pas inutile, les valeurs de sortie d'usine étant parfois hors norme.

Aspect extérieur :

  • Optiques : quelques cas de condensation dans les optiques de phare. Il faut parfois aller jusqu'au remplacement et insister pour que ce soit pris en garantie.

Finition intérieure :

  • Globalement rien à redire, mais certains propriétaires plus maniaques que les autres ont relevé des bruits de mobilier sur leur exemplaire (au niveau des portes, grilles de ventilation, montant de pare-brise, console centrale, boîte à gant, volant...), surtout à froid.

Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

  • Témoin EPC : sur quelques modèles, surtout essence, le témoin EPC s'allume par intermittence, souvent suite à une session de conduite dynamique. Parfois, le témoin d'alerte échappement s'allume également de concert. Lié au capteur de pédale d'accélérateur.
  • Système multimedia RNS 510. Quelques bugs à signaler résolus par des mises à jour efficaces courant 2009.

Rappel et rectification en concession :

  • Mai 2009 : contrôle de 5 502 véhicules sortis d'usine entre novembre 2008 et février 2009. Si la platine de support des vitres électriques avant est de marque Brose, il est procédé à son remplacement.
  • Septembre 2010 : tous les modèles depuis le début de commercialisation et jusqu'à février 2010 retournent en atelier pour refixer le conduit d'air du plancher, qui risque de se désolidariser du caisson de chauffage. 35 000 modèles concernés.

5. Meilleures versions

En Diesel : VI 2.0 TDI 140 CONFORTLINE DSG 5P

En diesel, soyons honnêtes, le TDI 105 peut suffire. Mais le TDI 140, débarrassé des ennuis de son prédécesseur, fait montre d'encore plus d'allant et consomme peu. Accouplé à une boîte DSG et en finition Confortline bien équipée, il sera un très bon compagnon de voyage.
Commercialisation : 2008
Puissance fiscale : 8
Puissance réelle : 140
Emission de CO2 : 142 g/km
note
  • 10
  • 10
  • 10
  • 10
  • 10

En Essence : VI 1.4 TSI 122 CARAT EDITION DSG7 5P

En essence, le TSI 160 est enthousiasmant. Mais le TSI 122 ne s'en laisse pas compter, et pour moins cher offrira presque autant de sensations et des prestations suffisante. L'économie réalisée en cote par rapport au 160 ch. permettra d'opter pour une riche dotation "Carat", qui offre l'essentiel et le superflu en équipement, et une boîte DSG7, tout simplement bluffante de souplesse et de réactivité.
Commercialisation : 2008
Puissance fiscale : 7
Puissance réelle : 122
Emission de CO2 : 138 g/km
note
  • 10
  • 10
  • 10
  • 10
  • 10