Il s'est immatriculé le mois dernier dans l'Hexagone 183.726 voitures particulières neuves, selon des chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Une comparaison qui ne souffre pas la contestation puisque Décembre 2014 et décembre 2015 ont eu chacun 22 jours. Un dernier mois de l’année qui a aussi permis de faire le bilan général avant d’entamer 2016. De celui-ci, il ressort que le marché automobile français ressort en hausse de 6,8% avec 1.917.232 immatriculations de voitures particulières. C’est mieux que ce que le CCFA espérait. Ce dernier tablait depuis l'automne sur une progression de 4 à 5%.

Il s'agit aussi du premier vrai rebond du marché depuis quatre ans, puisqu'il s'était tout juste stabilisé en 2014 (+0,3%) après avoir baissé sans arrêt de 2010 à 2013. De fait, il n’est plus à la traîne de l’Europe. Il signe même sa plus forte croissance depuis celle de 10% de 2009, dernière année de la prime à la casse qui visait à soutenir le marché dans un contexte de crise.

Un bonheur n’arrivant jamais seul, ce sont les constructeurs français qui profitent le plus de cette embellie. Volkswagen, ébranlé en septembre par l'affaire du trucage des émissions polluantes de ses moteurs diesel, a enregistré une chute de 15,2% de ses immatriculations en décembre par rapport à décembre 2014. De son côté, le clan BMW a également vu ses immatriculations reculer (-8,8% en décembre sur un an). Il n’y a que le groupe Mercedes (Mercedes, Smart) qui est en positif avec une progression de 35%.

En revanche, PSA Peugeot Citroën, qui regroupe les marques Peugeot, Citroën et DS, a vu ses immatriculations de voitures neuves augmenter de 7,7% en décembre, en données brutes (+4,2% de janvier à décembre 2015), tandis que celles du groupe Renault, qui comprend la marque au losange et  Dacia, ont bondi de 26,7% (+5,2% sur l'année 2015). Que sera 2016 pour le marché national ? L'Observatoire Cetelem de l'automobile a dit pour sa part en décembre attendre une poursuite du rebond cette année, mais à un rythme moindre, avec une hausse de 3,1%.