En 2005, la commercialisation du Lexus RX hybride, le 400h à la puissance cumulée de 272 chevaux, a fait de l’ombre au RX300 au 3 litres V6 de 204 ch et 283 Nm apparu en 2003. En 2006, le SUV à essence Lexus devient RX 350 en adoptant un nouveau moteur à calage variable VVT-i à l’échappement en plus de l’admission, soyeux et discrètement efficace. Il en profite pour se remettre à niveau par ailleurs ; on note des améliorations concernant la boîte, plus réactive (toujours automatique à 5 rapports), l’isolation phonique (excellente, même pour les bruits aérodynamiques superbement maîtrisés) et l’adjonction d’un viscocoupleur au différentiel central (avec répartition idéale du couple 50/50 en condition d’adhérence normale). Les performances se situent désormais au niveau des meilleures SUV de luxe à essence en 6 cylindres. Nous avons atteint aisément les 200 km/h annoncés par le constructeur, 8,2 secondes sur le 0 à 100 km/h (7,8 sec. annoncées), à comparer aux 9,5 sec réalisés avec le RX 300). La consommation en cycle mixte baisse de 8 % (de 12,2 à 11,2 l/100), tout comme les émissions de CO2, réduite à 264 g/km. La réelle tourne entre 11 et 14 l/100 selon la lourdeur du pied droit et le trafic. Le rapport performances/consommation fait partie des qualités notoires du RX face à ses rivaux à six cylindres. Certes le RX 400h se montre aussi performant en se limitant entre 10 et 12 litres, mais il coûte 3 500 € de plus à équipement égal (en version Pack Luxe). Le crossover Lexus à l’habitacle raffiné (qualité de finition et des matériaux irréprochables), entre 4x4 et grand break de luxe, offre un espace pour quatre passagers royal, pas pour cinq. La banquette offre une place centrale peu agréable entre un dossier dur et l’impossibilité d’allonger les jambes qui butent contre l’extrémité de la console entre les sièges avant (dommage de ne pas pouvoir profiter du plancher plat sans encombrant tunnel de transmission). Le coffre est nettement moins grand que celui des breaks de longueur équivalente ou des SUV rivaux. Le poids tractable se limite à deux tonnes, loin des 3 à 3,5 tonnes des vrais 4x4. La position de conduite nous semble un peu trop surélevée, même réglages électrique du siège au mini. En dynamique, la sécurité active se situe dans la bonne moyenne des SUV. Malgré sa hauteur réduite (et le centre de gravité plutôt bas), il ne faut pas espérer retrouver l’efficacité d’un break tel que l’Audi A6 Avant Quattro par exemple. La suspension pneumatique absente sur le 400h, se retrouve de série sur la RX 350 en version haute Pack Président. Le filtrage et le confort des suspensions en général n’y gagnent pas grand chose sur route, mais cette suspension pneumatique et ses trois positions de garde au sol favorisent les possibilités d’évolutions en off-road. Elles restent toutefois limitées aux pistes balisées comme pour le Nissan Murano, ce qui n’a pas empêché ce dernier de cartonner en 2005 (en tête des ventes de SUV de luxe à essence devant le Cayenne avec plus 1 400 immatriculations en France, contre 324 pour le RX 300). On est assez loin des possibilités des SUV Mercedes, Porsche et VW, au moins quand ils sont pourvus des options adéquates à la pratique du TT. Bien que retravaillée, la direction n’offre toujours pas un ressenti exceptionnel, même si sa précision s’avère très correcte. Du RX 300 proposé en Pack Exécutive, on passe avec le RX 350 à deux niveaux d’équipement. Le premier (Pack Luxe à 52 500 €) est déjà richement doté, comprenant sellerie cuir, projecteurs au xenon directionnel, hayon à ouverture électrique et système audio à 8 HP. La version Pack Président qui représentera près de 90 % des ventes, facturée 60 500 €, dispose elle d’une superbe installation audio Mark Levinson à 11 HP. Elle gagne également un volant cuir et bois, le toit ouvrant électrique, un système de navigation GPS avec DVD à écran tactile (incluant la caméra arrière d’aide au stationnement), et la suspension pneumatique déjà citée. Les tarifs semblent élevés, mais à équipement égal le RX 350 est 10% moins chers que ses principaux concurrents allemands (BMW X5 3.0i A, Mercedes ML 350, Porsche Cayenne 3.2, etc).

Si le RX 300 manquait d’arguments face au RX 400h, le RX350 devient crédible pour ceux qui roulent peu ou rarement en ville (où le RX 400h reste bien plus économe et écologiquement correct). Face aux SUV six cylindres à essence allemands ou au Murano et autres Range, il redevient un prétendant sérieux, sans contre-indication notoire.

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Lexus RX 350 en 15 chiffres clés


Longueur :

4,74 m

Largeur :

1,845 m

Hauteur :

1,665 m

Diamètre de braquage :

11,4 m entre trottoirs

Empattement :

2,715 m

Volume du coffre

439-1950 l

Capacité du réservoir :

72 l

Consommation mixte

11,2 l

Poids à vide :

1 835 à 1 915 kg

Durée de la garantie :

3 ans, kilométrage limité

à 100 000 km

Cylindrée :

3456 cm 3

Puissance :

276 ch

Couple :

342 Nm à 4700 tr/mn

0-100 km/h :

7,8 s

V Max :

Limitée électroniquement à 200 km/h