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Dates clés

Date de commercialisation : septembre 2005
Date de commercialisation version RS : juin 2006
Date de commercialisation break Estate : janvier 2008
Restylage : avril 2009

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1. En bref

Après une deuxième génération de Clio qui a démontré tout le savoir-faire de Renault en terme de citadine polyvalente, cette troisième génération a enfoncé le clou. La clientèle ne s'y est pas trompée, et la Clio 3 est restée tout au long de sa carrière sur le podium des meilleures ventes en France. D'ailleurs, même avec l'arrivée de la 4e génération, elle reste au catalogue sous le nom de "Clio Collection".
Elle représente un excellent compromis entre gabarit et espace habitable, entre confort et tenue de route, mais aussi entre prix et habitabilité. De fait, elle peut servir, et a servi d'unique voiture à de nombreux foyers, tant son homogénéité a fait mouche.
Certes, ce n'est pas non plus la citadine parfaite. Elle n'est pas des plus incisive de comportement (hors version RS), son look n'est pas flamboyant, la présentation de sa planche de bord n'est pas folichonne. Mais comme on dit : elle fait le job. Elle peut de plus compter sur une version break baptisée Estate au volume de chargement plus important, et sur une déclinaison sportive très affûtée, la RS, qui fédère de nombreux aficionados.
Du côté de la fiabilité, elle fait partie de la nouvelle vague de modèles, sortis après 2004, qui ont la chance d'échapper aux nombreux aléas des productions antérieures (Mégane 2, Laguna 2, Espace 4). Oui, depuis le minispace Modus sorti en 2004, les Renault affichent une fiabilité très correcte, voire supérieure à la moyenne, et la Clio 3 ne connaît que peu de soucis extrêmement récurrents, même si certains dysfonctionnements sont venus troubler la quiétude de certains propriétaires.

Caradisiac a aimé

  • L'homogénéité globale de cette citadine
  • Le confort remarquable
  • L'insonorisation soignée
  • La fiabilité améliorée par rapport à la Clio 2
  • La sobriété et le brio des moteurs dCi
  • La qualité de finition digne de la catégorie supérieure
  • La possibilité d'opter pour le break
  • La version RS, très affûtée

Caradisiac n'a pas aimé

  • Un gros gabarit pour une citadine
  • Le 1.2 16v essence, un peu faible
  • L'assistance de direction électrique
  • Une tenue de route moins incisive que chez certaines concurrentes (Peugeot 207)
  • L'absence de version découvrable comme la 207 CC

Nos versions préférées

  • III 1.2 TCE 100 PRIVILEGE 5P
  • III 1.5 DCI 85 DYNAMIQUE 5P

2. Qualités et défauts

Ce qui peut vous tenter :

  • Son homogénéité globale : que ce soit en ville, sur route ou autoroute, la Clio est à l'aise. Elle n'est excellente nulle part mais bonne en tout.
  • Le confort remarquable : les suspensions font un travail remarquable. Le compromis confort/tenue de route est bien trouvé
  • L'insonorisation soignée : par rapport à ses rivales la Peugeot 207 ou la Citroën C3, elle est plus agréable aux tympans
  • La fiabilité améliorée par rapport à la Clio 2 : oubliés les graves problèmes récurrents
  • La sobriété et le brio des moteurs dCi : ils consomment peu mais se révèlent plein de brio sur la route, en accélération ou reprises, malgré des puissances somme toute raisonnables
  • La qualité de finition digne de la catégorie supérieure : qualité des matériaux, finition, assemblages, la Clio 3 est parmi les meilleures, à deux doigts d'une VW Polo

Ce qui peut vous faire hésiter :

  • Le 1.2 16v essence, un peu faible : compte tenu du gabarit et du poids en hausse par rapport à la deuxième génération, le 1.2 75 ch et son petit couple est à la peine.
  • L'assistance de direction électrique : elle est presque trop assistée cette direction et le ressenti est désagréable, on sent peu la route et les réactions de la voiture. Du mieux après restylage.
  • Une tenue de route moins incisive que chez certaines concurrentes (Peugeot 207) : le châssis des versions normales est tout sauf sportif, il est neutre. La Clio n'est donc pas excitante à conduire, mais rassurante.
  • L'absence de version découvrable comme la 207 CC : Renault n'a jamais donné de version cabriolet à sa citadine, contrairement à Peugeot.

3. Budget

Achat / Cote :

Pas forcément donnée lorsque l'on regarde les prix catalogue, la Clio 3 a souvent bénéficié de remises conséquentes en neuf. Sur le marché de l'occasion, elle tient bien la cote, mais son succès est tempéré par le très grand nombre de modèles présents sur le marché de la seconde main. Les acheteurs ont le choix et font jouer la concurrence. Les pros le savent et tirent les prix, tandis que les particuliers sont obligés d'accepter la négociation sous peine de voir partir ailleurs les acheteurs. Au final, de bonnes affaires sont à faire, et plus encore pour les modèles essence, moins prisés que les diesels dCi.

Consommation :

La Clio 3 est assez lourde en moyenne. Cependant elle s'en sort bien. Les diesels dCi en particuliers sont des champions de la sobriété. Même avec un petit réservoir, l'autonomie peut atteindre les 1 000 km. Les moteurs essence, eux, sont au contraire assez gourmands. Même le moderne 1.2 Tce déçoit, mais il est performant.

Assurance :

Même si les tarifs sont très serrés dans cette catégorie, la Clio tire son épingle du jeu. En général, les primes s'alignent sur les tarifs les plus bas. Seules les Peugeot 207 et Micra sont aussi peu chères, les autres concurrentes pointent à + 8 % minimum.

Prix des pièces :

Comme souvent avec les citadines françaises, le panier de pièce est abordable. Disques, plaquettes, amortisseurs ou même embrayage sont financièrement accessibles. La concurrence allemande ou japonaise est loin. Certaines pièces de carrosserie sont toutefois plus onéreuses, comme les boucliers ou les ailes.

Entretien :

Les révisions, dont la périodicité a été ramenée à 1 an, font souvent l'objet de forfaits, cela dit pas toujours abordables. De plus tous les moteurs sont soumis à remplacement de la courroie de distribution plus pompe à eau (tous les 5 ou 6 ans ou 120 000 km en général) et cela plombe le budget entretien. Au global, c'est toutefois moins cher que chez VW ou Toyota.

4. Fiabilité

Description :

Depuis l'époque noire de Laguna 2, Mégane et Scénic 2, Espace 4 et autres Vel Satis, on considère souvent Renault comme une marque à problèmes. Or, depuis 2004 la marque a réalisé des efforts considérables pour améliorer la fiabilité de ses modèles. La Clio 3 bénéficie à plein de ces améliorations. Elle n'est pas exempte de défauts dont certains conséquents mais pour ceux-ci la marque consent des efforts en après-vente. Pour le reste, les dysfonctionnements sont moins nombreux et leur occurrence est bien plus faible. De fait, la majorité des propriétaires sont satisfaits et n'ont connu aucun problème avec leur voiture. Une performance qu'il est ici nécessaire de souligner.

Pannes lourdes ou immobilisantes :

  • Moteur 1.5 dCi. Fragilité reconnue des coussinets de bielle. Renault participe aux frais jusqu'à 90 % (bien moins en moyenne cependant) selon l'âge et le kilométrage (7 ans et 180 000 km au maximum). Cela dit, la Clio est (beaucoup) moins touchée par ce mal que les Mégane et Scénic.
  • Injection. Sur dCi 70 et 85, faiblesse avérée de la pompe d'injection de marque Delphi, qui crée de la limaille de fer et détruit tout le circuit d'injection. Peut arriver entre 60 000 et 140 000 km. Pompe, injecteurs, rampe haute pression, tout est à remplacer. Renault participe souvent aux frais (parfois plus de 5 000 €) mais pas toujours à hauteur espérée. Il faut insister pour obtenir des participations raisonnables. Toutefois le problème est moins récurrent qu'il ne l'était sur la Clio 2, et une grande majorité de voiture y échappe.
  • Turbo. Sur les premiers dCi 105 ch, cas de casse prématurée du turbo. A le plus souvent été pris sous garantie.
  • Direction. La colonne et la crémaillère peuvent poser problème (bruits, claquement, jeu). C'est rare mais anormal, il faut insister pour des prises en charge au titre du vice caché, selon l'âge et le kilométrage de la voiture

Autres pannes ou faiblesses :

  • Pédale d'accélérateur. Sur la RS première génération, possibles vibrations ressenties dans la pédale d'accélérateur. Peut venir d'un contact entre le bocal de liquide de frein et la boîte à air. Placer une feutrine ou mousse entre les 2 élimine le phénomène.
  • Trappe à carburant. Dysfonctionnement courant du déverrouillage de celle-ci. Elle reste donc désespérément fermée. C'est une panne du micromoteur d'ouverture, qu'il faut remplacer. Insistez pour une prise en charge, car c'est évidemment anormal et ce moteur doit durer la vie de la voiture.

Aspect extérieur :

  • Ajustements. Selon les modèles, on peut observer des ajustements imparfaits des panneaux de carrosserie. A faire régler en concession.

Finition intérieure :

  • Bruits parasites. Sur tous les premiers modèles, craquements et grincement en provenance du mobilier ou des contre-portes. Et vibrations au niveau des haut-parleurs. Des "rossignols" parfois difficiles à cerner et à éradiquer (feutrines, mousses).
  • Volant. Sur certains modèles le revêtement du volant cuir s'effrite.
  • Planche de bord. Même combat pour les planches de bord et autres plastiques pelliculés. La fine couche peut peler et montrer un aspect peu flatteur.
  • Pédale d'embrayage. Des grincements peuvent apparaître à son niveau. Il faut graisser ou remplacer si cela ne suffit pas.

Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

  • Témoin d'airbag. Comme sur de nombreuses Renault de cette époque, allumage intempestif du voyant. Souvent dû à la connectique située sous les sièges. Plus rarement à un vrai dysfonctionnement de la centrale d'airbag. Souder les fils résout totalement le souci.
  • Bugs. Dysfonctionnements de l'allumage automatique des essuie-glaces, compteurs qui ne s'allument pas au démarrage, cela peut arriver. Des reprogrammations de boîtier sont nécessaires.
  • Feux stop. Sur les modèles fabriqués jusqu'en février 2006, risque de non allumage des feux stop. La graisse du contacteur de pédale peut en effet mal tolérer l'échauffement, cokéfier et rendre inopérant ce contacteur. Il y a eu un rappel concernant ce souci.

Rappel et rectification en concession :

  • Mai 2007 : rappel de 20 145 exemplaires produits jusqu'en février 2006 pour un risque de dysfonctionnement des feux stop. Le contacteur de pédale est remplacé.
  • Octobre 2011 : rappel des modèles 1.2 75 ch et 1.2 Tce 100 ch, produits entre le 17 septembre et le 30 novembre 2010. Une faiblesse des demi-cônes de soupapes peut mener à leur remplacement.

5. Meilleures versions

En Essence : III 1.2 TCE 100 PRIVILEGE 5P

Le moderne moteur TCe 100, premier représentant du "downsizing" chez Renault présente les performances d'un 1.4, les reprises d'un 1.6 et la consommation d'un 1.2, enfin c'est ce que dit Renault, dans la réalité c'est un peu plus tout de même. Pour les petits rouleurs, il s'avère en tout cas idéal. D'autant qu'il a pas mal décoté en occasion, plus que les dCi. La finition Privilège comblera tous vos souhaits en terme d'équipement.
Commercialisation : 2007
Puissance fiscale : 5
Puissance réelle : 101
Emission de CO2 : 137 g/km
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8

En Diesel : III 1.5 DCI 85 DYNAMIQUE 5P

Ce moteur développant 86 chevaux va comme un gant à la Clio. Plus performant que le DCI 70/75, il ne consomme guère plus, et donne encore davantage de polyvalence à la citadine du Losange. Il a en plus le bon goût d'être souple, et peu sonore dans l'habitacle. Inutile par contre d'aller chercher le dCi 105 ch, plus cher et inutilement performant, vu l'ambiance sur les routes. La finition Dynamique est orientée plutôt sport, mais le confort reste au plus haut niveau, tandis que l'équipement est plus que satisfaisant.
Commercialisation : 2006
Puissance fiscale : 5
Puissance réelle : 86
Emission de CO2 : 117 g/km
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8