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Dates clés

Commercialisation : juillet 1997 à septembre 2002 - Retouches de carrosserie : janvier 2000 - Version break : novembre 1997

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1. En bref

Cette berline, dernière représentante d'une très longue lignée chez Mazda, a longtemps incarné la solidité automobile. Elle n'était pas forcément passionnante à conduire, mais séduisait ses propriétaires sur la durée, en raison de la quasi-absence de soucis mécaniques et de l'endurance extrême de ses pièces d'usure. Hélas, avec cette ultime génération, le tableau s'est gâché : la voiture est restée peu intéressante à conduire, voire a régressé sur ce point, avec un manque de sex-appeal vraiment flagrant, et sa qualité générale a marqué un net recul, comme le montre de façon évidente sa finition intérieure, très largement économique.

Caradisiac a aimé

  • L'habitabilité
  • L'équipement
  • Le comportement routier
  • Le volume intéressant du break

Caradisiac n'a pas aimé

  • La conduite sans saveur
  • Les motorisations sans vie
  • L'insonorisation
  • Le confort passable
  • La motricité

Nos versions préférées

  • (2) 2.0 VTX 5P
  • (2) 2.0 DITD 110 CH GTX CLIM 5P

2. Qualités et défauts

Ce qui peut vous tenter :

  • Le volume intérieur de la version break : important, ce qui est très pratique. De surcroît, le break offre la possibilité de rabattre totalement le dossier du siège avant droit pour embarquer les objets très longs.
  • L'équipement : il va du convenable au très complet. Cependant, pas de gadget moderne.
  • Le comportement routier : il reste relativement serein sur route sèche, et peut juste exiger un peu plus de vigilance sur le mouillé.

Ce qui peut vous faire hésiter :

  • Le peu de plaisir à son volant : la conduite est terne, l'environnent dans lequel le conducteur se situe sans charme et la décoration grise uniforme de l'ensemble n'inspirent pas une franche gaîté.
  • Les moteurs : entre les mécaniques à essence qui manquent cruellement de puissance et de caractère, et les diesels qui sont avant tout sonores et vibrants, le tableau n'est pas joyeux. Pas un seul moteur dans la gamme pour égayer un peu le tableau, ce qui de la part d'une marque comme Mazda est tout de même étonnant.
  • La finition intérieure : très médiocre traitement de l’habitacle, surtout avant les timides retouches de janvier 2000 : tous les plastiques sont rigides, même le haut de la planche de bord qui, normalement pour un modèle de ce gabarit, devrait être rembourré.
  • Le revêtement des sièges : suivant les versions, un tissu basique, un velours très ras ou un cuir (rare) de médiocre facture.
  • Le confort : la suspension gomme mal les irrégularités de la chaussée et, surtout, les sièges sont mal dessinés. Le dossier des sièges avant est trop plat. La banquette apparaît d'un dessin et d'un rembourrage très sommaires.
  • L'insonorisation : elle n' pas été très soignée. Ce qui devient un réel handicap sur les diesels qui se montrent anormalement bruyants à l’accélération et se montrent trop prolixes en vibrations au ralenti.
  • La motricité : malgré la gamme de puissance très limitée, les roues avant patinent vite sur le mouillé, et l’antipatinage n’arrange pas les choses à tous els coups. Il se déclenche avec retard et les roues avant cirent.
  • L'accoudoir central avant : il se montre extrêmement gênant pour conducteurs conduisant près du volant ou mesurant moins d'1,70 m : le levier de vitesse est implanté assez en arrière, et le coude gauche cogne contre l'accoudoir, même lorsqu'il est replié. Ce qu oblige à une gymnastique du poignet assez fastidieuse.
  • Les manettes de réglage de sièges avant : elles sont tellement proches de la carrosserie qu'elles sont difficilement accessibles.
  • Les ceintures arrière : elles ont été calculées trop courtes pour que soient fixés certains sièges bébé.
  • La radio : réception très moyenne, nombreux parasites.
  • L'antenne radio : de type télescopique, ce qui est vraiment daté pour un modèle de cette génération.

3. Budget

Achat / Cote :

Fourchette de prix assez basse. Même si ce modèle est peu répandu, il souffre d'une désaffection caractérisée. Les berlines à essence sont les pus pénalisées par la décote, ce qui les rend financièrement très avantageuses à l'achat. Le break présente des cotations un peu plus soutenues.

Consommation :

Les versions à essence consomment peu dans l'absolu, mais attention : étant donné le niveau très modeste de leurs performances, elles engloutissent tout de même trop de carburant ! Les diesels sont réellement sobres.

Assurance :

Primes légèrement plus élevées que la moyenne des françaises de la catégorie.

Prix des pièces :

Prix exorbitant de certaines pièces, même si Mazda a gommé certains excès complètement délirants constatés précédemment.

Entretien :

Visites d'entretien tous les 15 000 km (et tous les ans au maximum si le kilométrage limite n'a pas été atteint). Courroie de distribution à remplacer tous les 90 000 km (moteur à essence) et 100 000 km (moteurs diesels).

4. Fiabilité

Description :

La totale tranquillité d'utilisation permise par les précédentes générations de 626 se trouve ici un peu écornée. Le taux d'incidents techniques est en légère hausse et la durabilité des pièces d'usure n'est plus tout à fait ce qu'elle avait été, même si elle demeure encore favorable dans l'ensemble.

Pannes lourdes ou immobilisantes :

    Autres pannes ou faiblesses :

    • Moteurs à essence. Possible faiblesse du câblage haute tension (fils de bougies) à partir de 90 000 km. Remède : câblage à remplacer.
    • Système antipatinage “TCS”. Fonctionnement parfois incohérent : le patinage des roues avant motrices n’est pas empêché en cas de forte accélération.

    Aspect extérieur :

    • Joints de portières. Découpe imparfaite et fixation négligée aux angles : tendance à se coincer à la fermeture des portières, risque d'endommagement au bout de 4-5 ans. Une amélioration a été apportée, mais seulement partielle, à partir de février 1998.
    • Phares. Vibrations sur mauvaises routes. Une amélioration a été apportée, mais seulement partielle, à partir de janvier 2000.
    • Antenne radio. Sur les modèles fabriqués jusqu'en janvier 2000, mauvaise fixation de l’embout en plastique noir situé à l’extrémité de l’antenne radio : il peut se détacher lorsqu’on la déplie.

    Finition intérieure :

    • Mobilier intérieur. Sur les modèles fabriqués jusqu'en janvier 2000, qualité d'origine médiocre des plastiques et vieillissement moyen. L’airbag passager est dissimulé sous un couvercle mal raccordé.
    • Vitres latérales. Claquement sec à la remontée. Causé par l’épaisseur des joints d’encadrement qui, l'hiver, ont tendance à coller.
    • Boîte à gants. Souci de fermeture.
    • Bruits parasites. Surtout sur les modèles fabriqués jusqu'en janvier 2000, bruits divers, notamment en provenance de planche de bord, grésillements marqués sur le haut de la console centrale.

    Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

      Rappel et rectification en concession :

      • Moteurs à essence. Sur les modèles fabriqués jusqu'en mai 2000, risque d'endommagement et de rupture accidentelle de la courroie de distribution. Causé par une imperfection du tendeur de courroie. Rappel à l’automne 2000 : tendeur remplacé, ainsi que la courroie si elle présente le moindre signe d'usure. 1 543 voitures en France, 48 179 au total.
      • Moteur diesel. Sur les modèles fabriqués jusqu'en mai 1998, risque de dérèglement de l’alimentation du moteur. Causé par la défaillance de la soupape distributrice de la pompe d’injection. Rappel à l’été 1998 : remplacement de la soupape.
      • Moteur diesel. Sur les modèles fabriqués jusqu'en mai 2000, risque de rupture accidentelle de la courroie de distribution. Rappel à l’automne 2000 : courroie de distribution remplacée systématiquement. Afin de prévenir un risque de rupture accidentel de la courroie. 2 800 voitures en France, 16 966 au total.
      • Feux stop. Sur une partie des modèles fabriqués jusqu'en juin 1998, les feux stop fonctionnent mal. En raison d'une défaillance du contacteur situé sous la pédale de frein. Les voitures ont été en principe rectifiées par les concessionnaires lors des passages en révision.

      Après-Vente :

      Qualité de service globale du réseau constructeur :

      • 6
      • 6
      • 6
      • 6
      • 6

      Prise en charge sous garantie :

      • 10
      • 10
      • 10
      • 10
      • 10

      Prise en charge hors garantie :

      • 6
      • 6
      • 6
      • 6
      • 6

      5. Meilleures versions

      En essence : (2) 2.0 VTX 5P

      Ce 4 cylindres correspond mieux à la voiture que les 1.8 trop peu puissants. Mais ce n'est en aucun cas un foudre de guerre. Et cette motorisation est peu répandue.
      Commercialisation : 2000
      Puissance fiscale : 9
      Puissance réelle : 115 ch
      Emission de CO2 : NC
      note
      • 6
      • 6
      • 6
      • 6
      • 6

      En diesel : (2) 2.0 DITD 110 CH GTX CLIM 5P

      Avec 10 ch de plus depuis 2000, le moteur diesel progresse un peu en performances, mais pas en agrément. Et il se signale toujours par une consommation des plus raisonnables. Equipement et surtout finition se voient un peu améliorés sur cette version de seconde partie de carrière.
      Commercialisation : 2000
      Puissance fiscale : 7
      Puissance réelle : 110 ch
      Emission de CO2 : NC
      note
      • 6
      • 6
      • 6
      • 6
      • 6