Après avoir évalué les belles, le combat peut commencer. Une fois rendus sur le circuit, place aux tests. Impitoyables, nous allions faire vrombir leur mécanique et les pousser dans leurs derniers retranchements pour savoir ce qu’elles avaient réellement dans le ventre. Et si nous pensions ne pas avoir de surprise, nous étions loin de nous douter de ce qu’elles nous réservaient. Casque, ceinture, contact, c’est parti …

Citroën C4 VTS 2.0i 16V 180 ch

La sportive pour la route

Qui pourrait deviner que sous ses airs de sage sainte nitouche, la VTS est en réalité une joueuse invétérée, adorant taquiner le vibreur. En voilà une coquine qui cache bien son jeu. D’autant qu’avec 20 chevaux de moins, on était en droit de s’attendre à des performances en retrait. Que nenni. La star aux chevrons ne se laisse pas distancer comme ça. Ses vaillants 180 ch, la propulse ainsi plus qu’honorablement. Avec un 0 à 100 km/h en 8,3 s, un 1000 m DA en 28,9 s et 227 km/h de vitesse de pointe, elle dispose de sérieux arguments pour tenir la dragée haute à ses rivales.

Trois divas de l’asphalte sur circuit

Mais au-delà de ses performances pures, c’est son comportement routier qui s’avère diabolique. Si elle conserve les tares typiques des tractions, à savoir un sous-virage chronique, la VTS sait en jouer. Ainsi, ESP déconnecté, la belle tire tout droit une fois les limites dépassées, mais un bon coup de frein – à mains – suffit à la remettre rapidement dans le droit chemin. Jamais piégeuse, elle permet à son pilote d’anticiper ses réactions. Notons qu’une fois l’ESP réactivé, son efficacité est tout aussi louable, bluffant et loin d’être austère. Les ingénieurs de PSA ont réussi à donner à cette paisible C4 un tempérament des plus fougueux. Loin d’être rigide, l’ESP gère la dérive tout en douceur et dans une progressivité déconcertante. Seule ombre au tableau, si le volant à moyeu fixe est d’un agrément appréciable en situation normale, il se révèle encombrant voir même gênant en position de pilotage. Faire un contre braquage n’est pas chose aisée, les mains s’accrochant sur cet appendice inerte. De plus difficile de savoir où on en est question braquage des roues !!

Opel Astra GTC 2.0 T 200 ch

Entre voyage et sportivité son cœur chavire

Avant même de commencer à rouler, l’Astra telle une sirène charme son pilote avec un chant plus qu’enivrant, tout simplement grisant !! Quel souffle, quel grondement !! On peine à croire que ce n’est qu’un quatre cylindres. Ainsi avant même le départ l’Astra fait bonne impression. Mais une fois en mouvement les choses se gâtent. L’Astra est tout en paradoxe et l’on peine à savoir où est sa place. Pas assez exclusive pour être sportive, trop sportive pour être médaille d’or des voyages au long court, l’Astra c’est un peu de tout cela à la fois. Ainsi, côté performances, pas de problèmes elle envoie. 0 à 100 km/h en 7,8 s, 234 km/h en pointe, on ne cherche pas les 200 chevaux bien longtemps. Seulement voilà, l’efficacité est moins bluffante que sur la modeste française.

Trois divas de l’asphalte sur circuit

Et ce malgré un châssis d’une bonne rigidité, la présence d’un contrôle actif du sous virage (UCL) et surtout le fameux système IDS Plus qui couplé à une suspension à amortissement piloté permet de surveiller et d’adapter en temps réel via des capteurs et de façon indépendante l’amortissement des quatre roues en fonction de la situation. Sans parler des non moins connus et désormais classiques ESP Plus et autres ABS qui viennent compléter la liste de l’électronique embarquée destinée à sécuriser et dynamiser la conduite. Mais rien n’y fait. Et le châssis semble mal encaisser les 200 ch fougueux du moulin. Du coup ça flotte à l’accélération et surtout le sous virage est encore plus présent. Quant à l’ESP impossible de le déconnecter complètement. Et la touche SportSwitch censée optimiser les différents réglages de l’auto – direction, accélérateur, rapport de boîte et amortissement – de façon plus sportive, elle n’est guère convaincante. Pire sur sol humide, la voiture n’en devient que plus délicate à piloter. Ainsi, l’Astra s’avère beaucoup moins docile que la VTS. Plus piégeuse, moins joueuse, mieux vaut bien la placer dans la trajectoire avant de flirter avec ses limites. Dans le cas contraire, la sanction sera sans appel et se sera les graviers ou les pneus du rail de sécurité qui risque de vous attendre au tournant.

Volkswagen Golf GTI 2.0 T 16S FSI 200 ch

Un circuit ? où ça ? où ça ?

On ne va pas vous faire languir plus longtemps. La GTI, c’est 7,2 s pour vous propulser à 100 km/h et 235 km/h en pointe. Voilà c’est dit. Vous l’avez compris, la GTI annonce la couleur, c’est elle qui tient le haut du tableau en matière de performances pures. Mais au-delà de ces données destinées à épater le chaland, la GTI c’est l’inverse de l’Astra. Si l’Opel est tout en compromis, l’usine à gaz de chez Volkswagen n’en fait aucun. A l’inverse du paradoxe Astra, la GTI est en cohérence avec ce qu’elle suggère à l’arrêt. Vous êtes dans une sportive. Dans ces conditions, bienvenue aux pilotes, exit les frimeurs. Agile, fougueuse, un tantinet fourbe, la GTI n’est pas là pour ménager son pilote. L’ESP est entièrement déconnectable et dans cette configuration autant vous dire que la concentration doit être à 200 % pour maîtriser les 200 ch de la petite diablesse.

Trois divas de l’asphalte sur circuit

Si c’est la plus sportive des trois, c’est aussi la plus compacte avec sa longueur de 4,20 m – contre 4,27 m pour la C4 et 4,29 pour l’Astra – et son empattement réduit de 2,58 m – contre respectivement 2,60 m et 2,61 m pour la C4 et l’Astra. C’est aussi la plus légère avec un poids de 1336 kg à vide. Résultat, plus agile, plus agressive dans ses mises en appui, elle est beaucoup plus vive à piloter. Ainsi si elle garde à l’instar de ses consoeurs un comportement sous-vireur marqué, la réactivité du train avant permet des placements en courbe millimétrés, à la condition de savoir lui parler. Car elle est aussi fourbe que fougueuse, et ne vous pardonnera aucun moment d’inattention. Flirter avec ses limites est un véritable combat avec le volant et avec vos propres aptitudes. Aussi le maître mot à bord c’est le respect accompagné d’une bonne dose d’humilité. En cela la nouvelle Golf GTI accroche du bout du pare choc la légende de ses illustres aînées, de là à dire qu’elle procure autant de sensations et de passion,…

Round 3

Taillée pour cruiser

1. Citroën C4 VTS

2. Opel Astra GTC

3. Volkswagen Golf GTI

Taillée pour l’attaque

1. Volkswagen Golf GTI

2. Opel Astra GTC

3. Citroën C4 VTS

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