En 1990, un constructeur japonais fortement impliqué dans le monde de la compétition automobile laissait échapper une furie des circuits : Honda venait de créer la sulfureuse NSX. Sportive pure et dure, cette bête de paddocks apparaît aussitôt comme une rivale directe des Ferrari ou des Porsche. Onze années plus tard, ce coupé s'affiche toujours au catalogue de la marque, et donne encore le frisson à qui le contemple.

Sur le marché de l'occasion

Sachez tout de suite qu'il semble impensable de partir, la fleur au fusil et le sourire béat, à la recherche de ce modèle d'exception, immatriculé au compte-gouttes dans l'Hexagone. L’occasion est rare sur le marché, mais si vous avez la chance d’en trouver une, demandez précisément au vendeur les caractéristiques du véhicule en question. Car, outre les deux moteurs disponibles sous le capot des NSX, mieux vaut être bien renseigné sur les notables variantes techniques, effectuées selon les différentes années de production : évolution de la puissance, boîte de vitesses à cinq ou six rapports, transmission automatique style F1 à commande au volant (la F-Matic), version découvrable façon Targa (l'Open top).

Si votre quête s'avère malgré tout difficile, songez que l'attente est bien souvent un accélérateur de passion.

Présentation

NSX : la Honda des paddocks

Honda s'est incontestablement inspiré des Ferrari pour profiler la silhouette de la NSX. Toujours remarquables de nos jours, ses lignes tendues ont toutefois un peu vieillie. En ce domaine, les standards d'appréciation visuelle ont bien changé : de nos jours, les super sportives délaissent le style coup de serpe pour s'habiller de belles rondeurs agressives. L'habitacle, quant à lui, marque moins le temps qui passe et se montre d'une finition de très haut niveau. Le poste de pilotage (dans le vrai sens du terme) possède une classe étonnante pour la catégorie. Concurrençant sans détours une berline de luxe, l'atmosphère intérieur d'une NSX peut être qualifiée de mondaine. La présentation de la planche de bord s'avère bourgeoise et cossue. Un moteur plaqué dans le dos et deux places seulement à bord, mais quelle aisance pour ces deux privilégiés qui se trouvent à bord !

Conduite

NSX : la Honda des paddocks

Rose pivoine ou rouge sang ? Le coupé Honda se teinte à volonté de qualités routières fort différentes. Confortable comme une limousine et presque silencieuse à allure de sénateur, la NSX ne laisse rien trahir de la violence de son potentiel sportif. Hautement civilisée et parfaitement utilisable au quotidien, cette auto connaît pourtant des moments de pure fureur. Son moteur, placé en position centrale, monte crescendo en volume sonore et avoue rapidement ses origines de bagarreur sur une pression de l'accélérateur.

Parfaitement équilibrée, l'auto connaît remarquablement son affaire sur circuit et saute d'un vibreur à l'autre sans faillir. Conservez cependant une certaine retenue dans l'excès ; cette apparente facilité de conduite ne doit pas vous faire oublier qu'une NSX est une voiture extrêmement rapide, qui réclame de solides notions de pilotage aux allures extrêmes. Le cap du “jusqu'ici tout va bien” une fois franchi, ce coupé s'adresse ouvertement aux conducteurs initiés à la conduite rapide. Ses dérives arrière s'avèrent redoutables et difficilement contrôlables pour le commun des conducteurs. En quelques mots : soyez sûr de maîtriser le fauve avant de le lâcher !

Sécurité/Performances

NSX : la Honda des paddocks

Grimpant à 274 ch pour le 3.0 V6 d'origine, la puissance fut portée à 280 ch sur le bloc 3.2 équipant les NSX à partir de 1997. Plus significatif qu'une simple évolution des performances pures (le km/h supplémentaire compte-t-il vraiment, une fois le mur du son franchi ?), le second bloc bénéficia d’une amélioration technique majeure : l'adoption d'une boîte de vitesses à six rapports. En dépit du système d'admission variable V-Tec, le 3.0 manquait en effet quelque peu de nerfs à bas régime. Critique princière, vous en conviendrez ; toutefois, le 3.2 et sa transmission parfaitement étagée gagnent en férocité lors des accélérations et se montrent assurément plus prompts à réagir aux ordres. Les modifications des réglages châssis et suspensions de ce dernier modèle profitent également à la souveraineté du comportement de la NSX à vive allure. Quoi qu'il en soit, souvenez-vous bien qu'avec l'une ou l'autre de ces motorisations capitales, l'essentiel est de pouvoir s'arrêter à temps : l'efficacité et l'endurance du système de frein de la NSX sont à surveiller de près.

Fiabilité

La fiabilité des Honda est notoire et fait souvent référence. Modèle hautement sportif, le coupé NSX échappe néanmoins aux règles communes. Cette voiture d'exception peut être confrontée à de redoutables contraintes sous la houlette d'un pilote “très énervé”. Un suivi régulier par les ateliers de la marque et un essai prolongé de l'auto s'avèrent indispensables avant de succomber à son charme fou.

Conclusion

NSX : la Honda des paddocks

Une fusée capable de vous emmener confortablement au bureau chaque matin ? Ne cherchez plus, c'est une NSX qu'il vous faut. Appréciez, comme il se doit, son prestige et ses aptitudes routières, mais souvenez-vous que vous tenez désormais entre vos mains le volant d'un véritable engin de course. Sachez conserver la tête froide lorsque les échappements deviendront brûlants.

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