Nissan

Dès les années 30, Nissan a assuré la promotion de ses modèles de petites cylindrées dans les épreuves nationales sur circuit. Il s’y est taillé une jolie réputation. Il fallut ensuite attendre le début des années 60 pour que les compétitions automobiles retrouvent au Japon leur gloire passée. Nissan participait alors aux championnats réservés aux voitures de tourisme et aux épreuves de vitesse pure. Dans cette dernière catégorie, les cabriolets Fairlady 2000 se sont taillé un beau palmarès avant de succomber face aux Toyota 2000 GT. L’essor a débuté en 1966, lorsque Nissan, en rachetant la firme Prince, a hérité d’un prototype à moteur 6 cylindres deux litres. Celui-ci a enlevé le Grand Prix du Japon, événement majeur du calendrier. Pendant trois ans, les prototypes Nissan sont devenus toujours plus puissants et ont triomphé chaque fois des Toyota.

L’abandon conjoint de ce championnat par les deux rivaux en 1970 a entraîné l’apparition de Nissan dans certaines épreuves européennes et américaines, en rallyes comme en circuit.

Les rallyes

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Après la brève mais très remarquée apparition d’une Fairlady au Rallye Monte-Carlo 1968, Nissan est revenu en 1970 avec son Coupé 240 Z. Puissante, robuste mais lourde, la voiture a glané, en 1971, une belle troisième place au Monte-Carlo, et une victoire au Safari. Elle y a récidivé en 1973, année où elle a également remporté l’Acropole. C’est justement sur les terrains difficiles que la solidité des Nissan a fait merveille.

Les Violet, Sunny, Bluebird ont ensuite pris le relais de ce Coupé et ont triomphé encore au Safari (de 1979 à 81). L’avènement des Groupe B en 1982 a mis un terme à cette suprématie. Après une tentative de retour avec une Sunny GTR en 1996, Nissan a abandonné les rallyes de championnat du monde.

Notons enfin la présence dans de nombreux Paris-Dakar du concessionnaire Nissan-Dessoude de Saint-Lô. Ce préparateur s’est imposé, course après course, comme un bon compétiteur au point d’obtenir le soutien discret du constructeur. Il participe chaque année dans la catégorie Marathon où se retrouvent des 4X4 quasiment de série.

Les circuits

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Très présent dans la catégorie GT avec des Coupés 240 et 260 Z durant les années 70, puis en Groupe 5 avec des Skyline “Silhouette”, Nissan a franchi un nouveau pas en 1983 en se lançant dans le Groupe C. Il y a motorisé des prototypes March ou Lola, avant de produire ses propres voitures. Ce vaste programme ne fut guère couronné de succès pendant près de dix saisons : une seule victoire aux 24 Heures de Daytona en 1989, deux cinquièmes places aux 24 Heures du Mans en 1990 et 94, deux secondes places à Montréal et à Mexico en 1990 et une troisième au Championnat du monde des Constructeurs cette même année.

Nissan fut plus heureux sur son territoire en remportant le championnat national japonais en 1990, 91 et 92, puis la catégorie GT les deux années suivantes.

Enfin, aux Etats-Unis, le constructeur qui confia son programme à une solide équipe californienne très expérimentée, a enlevé le titre IMSA entre 1988 et 1991 grâce à Geoff Brabham, le fils aîné de Jack, triple Champion du monde de F1. Les Skyline GTR se sont également taillé un gros palmarès en Tourisme, s’octroyant notamment les 24 Heures de Spa en 1991 et les titres japonais en 1986, puis de 1989 à 93.