"Only one Life, Mine": Henry E. Greder
Deux choses ont immédiatement retenu mon attention en recevant une news annonçant la parution d’une autobiographie aux éditions du Palmier.
La première : l’auteur de cette autobiographie. Un certain
Henry E. Greder, dont on ne compte plus les
exploits et anecdotes de pilote.
La deuxième : le titre de cette autobiographie, une performance en soi. Reprenons-le si vous le voulez bien mot à mot : Only/one/Life/,/Mine (ce qui donne en langue française : « Une seule vie, la mienne », selon l’éditeur). On se demande juste pourquoi, dans la traduction du titre, les majuscules ont disparu… Mais oui, pourquoi ?
En tout cas, les deux l’un dans l’autre le titre en Américain et l’auteur ne donnent qu’une envie : se plonger dans la lecture de ce bouquin, dont voici la présentation par l’éditeur :
« Je connaissais depuis quelques années l’existence de ce manuscrit de Henry Greder. Quasiment personne ne l’avait lu, mais "radio-paddock" bruissait de rumeurs sur son côté pornographique. Après avoir lu le texte que m’a envoyé Henry, je me suis dit que sur ce plan-là il n’y avait vraiment pas de quoi fouetter un chat. Il y a 26 ans, Johny Servoz Gavin avait déjà raconté ce genre d’histoires dans « mes excès de vitesse » et cela n’avait pas remué les foules. J’avoue m’être livré à quelques corrections et quelques coupes minimes, mais supprimer le côté aventures sexuelles du livre aurait rendu incompréhensible l’ascension, le succès puis la déchéance de celui qui fut l’un des plus grands pilotes français pendant toute une décennie. Henry n’a rien voulu cacher, je crois que je n’avais pas d’avantage le droit de le faire. Personnellement, ce que je retiens surtout de ce livre sont les narrations haletantes qu’Henry fait de ses courses comme les tours Auto et de quelques-uns des 400 rallyes qu’il a disputé.
A la lecture de cette histoire de ma vie, certaines personnes auront probablement une autre opinion de moi. Peut-être en bien, peut-être en mal ? J’en prends le risque sans fierté ni amertume. Les choses se sont passées comme cela et on ne peut pas revenir en arrière. De toute façon je crois que, si c’était à refaire, je referais les mêmes choses, bonnes ou mauvaises. Tout ce que je raconte sur mes expériences sexuelles est vrai. Tout ce que je raconte sur les événements que j’ai vécus est le récit de la façon dont je les ai vécus. Je n’ai retenu des multiples courses que celles qui m’ont vraiment marqué. Comme je le dis, dès la première ligne de la préface, ce livre est avant tout destiné à mon fils Pierre A. Greder, et plus tard, à Amandine. Ils auront en main les éléments pour me juger, m’apprécier, m’aimer un peu plus ou se détacher de moi. De toute façon je ne peux rien changer maintenant. Henry E. Greder »
Données techniques de l'ouvrage: format 150x210 cm, broché, 422 pages
ISBN-13: 978-2-36059-005-6. Prix public : 30 €
Par Anonyme le 06 Juillet 2010 à 12h18
"On se demande juste pourquoi, dans la traduction du titre, les majuscules ont disparu… Mais oui, pourquoi ?"

Parce qu'on les met dans les titres (de news, de livres, etc) en anglais -- sauf pour les mots sémantiquement non important tel "of" par exemple -- alors qu'en Français, on les mets pas, au hasard je sais pas hein...
M'enfin je me suis pas tapé une maîtrise d'anglais avec une étude analytique de tout le système de ponctuation et de mise en forme pour expliquer ça non plus, j'espère...
Par Anonyme le 11 Février 2011 à 11h39
Les usages -et les règles peut-être- sont effectivement différents en anglais et en français.
En français, les noms communs reçoivent rarement une lettre majuscule -réservée aux noms propres- et ceci a été repris dans le cadre de la lutte contre la "totémisation" (engagée je crois par Michel Rocard qui a souhaité -voire décidé- la normalisation des écrits de l'administration).
Bien sûr, les titres, comme les phrases suivant un "." débutent par une majuscule.
En anglo-américain, l'usage de la majuscule est fréquent ... presque comme en allemand, presque ... disons que c'est à mi-chemin.
Il n'empêche que dans le cas du titre, on peut effectivement se demander pour "Mine" est traduit par "la Mienne" et non "la mienne", mais s'il s'agit d'une oeuvre unique, et ô combien passionnante.