Anne Hidalgo martèle : «  nous sommes déterminés à agir vite, car la lutte contre la pollution aux particules fines, liée notamment à la diésélisation du parc automobile, est un enjeu de santé publique majeur. » Mais alors quid des efforts d'explication des constructeurs vantant les vertus des nouveaux filtres à particules devant une commission sénatoriale penchée sur les émissions polluantes ? Le débat récemment ouvert sur le rôle des plaquettes de freins dans cette pollution est-il déjà fermé ? Non, mais la première magistrate de la ville concernée reste droit dans ses bottes : « il est vrai qu’entre les véhicules de la fin des années 1990 et les nouveaux diesels d’aujourd’hui, il existe des améliorations technologiques. Mais les particules très fines - et les plus dangereuses pour la santé - ne sont pas captées par les filtres les plus puissants. »


Le temps de l'action est donc venu. Dès le 1er juillet 2015, il est sérieusement envisagé d'interdire la circulation des cars et des poids lourds les plus polluants. Comment ? Par la mise en place d'une zone à basse émission qui interdira progressivement l’accès aux véhicules polluants, diesel comme essence. Près de 200 villes européennes ont déjà adopté cette démarche. Le périmètre qui serait concerné fait encore l’objet de discussions avec l’Etat et la maire. Mais il y a une piste : dans un premier temps, le principe serait applicable à l’ensemble de Paris, à l’exception du périphérique et des bois de Paris.


Maintenant, comment vont faire les professionnels livreurs et autres chauffeurs pour continuer à travailler après le 1er juillet 2015 ? Hé bien, ils vont devoir investir dans un autre véhicule. Mais qu'ils se rassurent, Anne Hidalgo négocie pour eux des taux de crédit avantageux... Comme une aide financière à l’acquisition d’un véhicule propre, qui viendrait s’ajouter à celle de l’Etat : « l’aide des pouvoirs publics représente ainsi 50 % du prix d’achat du véhicule. Et pour les 50 % restants, je souhaite favoriser la création d’un crédit à taux préférentiel », promet l'édile, qui va inviter à la discussion le secteur bancaire parisien et les commerçants pour avancer sur ces prêts.