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Dates clés

Commercialisation : avril 2004 - Version SW : septembre 2004

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1. En bref

C'est la 407 qui s'est chargée d'inaugurer le nouveau style Peugeot, à base d'optiques très étirées, et d'une énorme bouche en guise de calandre. Une rupture très marquée, donc, par rapport à la 406 qu'elle remplaçait. Cela lui a plutôt bien réussi en terme de vente, et son succès ne s'est pas démenti sur le marché de la seconde main. Pour autant, toutes les versions ne sont pas exemptes de défauts et la fiabilité a montré quelques signes de faiblesse après quelques années. Voici de quoi vous y retrouver.

Caradisiac a aimé

  • Le dynamisme de l'auto
  • La présentation intérieure
  • Le freinage
  • L'insonorisation
  • L'équipement
  • Les moteurs diesels

Caradisiac n'a pas aimé

  • Le petit coffre pour la catégorie
  • La commande de boîte au débattement un peu long
  • La console centrale compliquée
  • La finition et l'assemblage perfectible

Nos versions préférées

  • 2.2 SPORT PACK
  • 2.2 HDI 16V 170 FAP NAVTEQ ON BOARD

2. Qualités et défauts

Ce qui peut vous tenter :

  • Son dynamisme : aussi bien au niveau stylistique, qu'au niveau du comportement routier.
  • L'ambiance intérieure : la présentation se veut moderne, et tout ce qui est visible a été traité avec des matériaux de qualité.
  • Le freinage.
  • L'insonorisation : soignée dans tous les cas, les bruits de roulement sont bien filtrés.
  • L'équipement : complet dès les finitions de base, riche ensuite.
  • Les moteurs diesel : de cylindrée modeste, mais aux performances étonnantes et très sobres.

Ce qui peut vous faire hésiter :

  • Le volume du coffre : limité, et en retrait par rapport à celui de la 406. Le break est même peu logeable.
  • La commande de boîte : le débattement est un peu long et le verrouillage pas assez ferme : le levier flotte.
  • Les commandes des équipements : les nombreux boutons de la console centrale manquent d'ergonomie et de simplicité.

3. Budget

Achat / Cote :

La cote se maintient à des niveaux assez élevés, surtout en diesel, majoritaire sur le marché. En essence par contre de bonnes affaires sont à faire.

Consommation :

La consommation apparaît moyenne sur les versions essence. Les diesels, quoique performants, se montre très sobres.

Assurance :

Aucun tarif n'est assommant, la Peugeot se situe pour la plupart des profils dans la fourchette basse des tarifs.

Prix des pièces :

Tarifs réellement avantageux par rapport aux concurrentes allemandes, et plus encore japonaises.

Entretien :

Visites d'entretien tous les 20 000 à 30 000 km (ou tous les ans). Courroie de distribution à remplacer tous les 120 000 km (essence), et tous les 240 000 km sur les HDI de nouvelle génération.

4. Fiabilité

Description :

Nous attendions beaucoup de la 407 en terme de qualité. Si les premiers temps de commercialisation ont été relativement tranquilles, cela s'est corsé par la suite avec l'apparition de soucis à la fois mécaniques et électroniques. Si tous ou presque sont aujourd'hui maîtrisés par le réseau, de nombreux propriétaires y sont encore confrontés au fil des kilomètres.

Pannes lourdes ou immobilisantes :

  • Turbo. Notamment sur le 2.0 HDI 136 ch, nombreuses casses du turbo, qui se traduisent soit par des pertes de puissance subites, soit par une autoconsommation d'huile (emballement du moteur, suivi le plus souvent de la casse des deux organes.
  • Embrayage/volant moteur. Sur les moteurs diesels, il peut y avoir une usure prématurée du volant moteur (bruits au démarrage et à l'arrêt du moteur), qui peut également endommager l'embrayage. Sur le 2.0 HDI, l'embrayage seul peut s'user prématurément (parfois avant 15 000 km), et nécessiter un remplacement. Peugeot se fait parfois tirer l'oreille pour prendre cela en charge, invoquant la pièce d'usure. Gonflé !

Autres pannes ou faiblesses :

  • Train avant. Jusque fin 2005, de nombreux modèles tiraient à droite. Parfois, un simple réglage de parallélisme ne suffit pas, il faut remplacer les jambes de force.
  • Direction. Petits soubresauts ou tremblements en cours de braquage : soit niveau de liquide d'assistance insuffisant, soit nécessité de remplacer le bocal de liquide par un autre redessiné. Par ailleurs, très rares cas de blocage pur et simple de la direction. Dans ce cas la crémaillère est remplacée.
  • Vanne EGR (recyclage des gaz d'échappement). Fréquentes pertes de puissance dues à l'encrassement de cette vanne, ou à son blocage. Cela entraîne le plus souvent l'allumage du voyant "antipollution" au tableau de bord.

Aspect extérieur :

  • Carrosserie. Sur les premiers modèles, ajustements imparfaits des différents panneaux de carrosserie, et différences de teinte entre les éléments en tôle et en plastique peint. Améliorations en cours de production.
  • Essuie-glaces. Beaucoup sont bruyants et broutent. Il faut vérifier leur montage (parfois montés à l'envers) ou les remplacer.
  • Lèvre de pare-choc. Sur les premiers modèles, elle descendait trop bas et raclait au moindre dos-d'âne. Depuis début 2005, elle est plus fine.
  • Grille de calandre. Très vulnérable aux chocs (boules d'attelage en particulier), elle a été renforcée par une traverse en métal .

Finition intérieure :

  • Autoradio. En début de carrière, de nombreux boutons on/off sont restés dans les mains du conducteur. Les autoradios fragiles furent remplacés.
  • Assemblages. Pas aussi précis qu'espérés. Certains plastiques étaient même mal ébavurés en début de carrière. Les jointures sur la console centrales sont souvent disparates. Du coup, sur certains modèles, des bruits parasites apparaissent rapidement.

Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

  • Démarreur. Sur les modèles fabriqués jusqu’en septembre 2004, risque de fonctionnement intempestif du démarreur, à cause d'un élément en métal baladeur à l'intérieur du Neiman, qui peut provoquer un court-circuit. Le démarreur peut griller, et le risque d'incendie existe. Rappel en décembre 2005.
  • Voyants. Allumage intempestif du voyant de niveau de liquide de refroidissement. En cause : une sonde de niveau poreuse. Un rappel a visé à supprimer cette sonde et désactiver le voyant au tableau de bord.
  • Régulateur de vitesse. Sur quelques voitures, dysfonctionnement de ce dernier (désactivation intempestive, perte de la vitesse en mémoire ou non prise en compte de celle-ci…). Une reprogrammation du boîtier de gestion correspondant résout normalement les aléas rencontrés.
  • Verrouillage centralisé. Il peut se mettre hors service. Implique alors un remplacement de l'émetteur ou du récepteur de clé, et une reprogrammation du système.

Rappel et rectification en concession :

  • Mai 2005 : renforcement de l'anneau de traction suite à risque de casse ou déformation lors d'un remorquage. 37 000 voitures concernées en France, fabriquées entre avril et octobre 2004.
  • Décembre 2005 et janvier 2006 : deux rappels, le premier pour désactivation du voyant de niveau mini de liquide de refroidissement au tableau et retrait de la sonde de niveau, poreuse (concerne 34 000 exemplaires construits entre octobre 2004 et mars 2005). Le deuxième concerne le risque de mise en route intempestif du démarreur consécutif à la présence d'un élément métallique dans le Neiman (toutes les 407 d'avant novembre 2004).
  • Novembre 2006 : sur le coupé uniquement (4 400 en France, sortis de chaîne entre fin avril 2005 et fin mars 2006), repositionnement du faisceau électrique des instruments de bord, qui risquait de se détériorer par frottement sur d'autres pièces, et d'entraîner des défauts électriques.

Après-Vente :

Qualité de service globale du réseau constructeur :

  • 6
  • 6
  • 6
  • 6
  • 6

Prise en charge sous garantie :

  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8

Prise en charge hors garantie :

  • 4
  • 4
  • 4
  • 4
  • 4

5. Meilleures versions

En essence : 2.2 SPORT PACK

C'est le moteur essence essence qui convient le mieux à la 407, si l'on excepte le très agréable, mais bien plus cher V6. Il emmène sans peine la familiale du lion, et ne souffre d'aucun ennuis mécaniques. Mais pour l'électronique, il faut faire preuve de plus de vigilance. Les prix sont en tout cas moins élevés que pour les diesels.
Commercialisation : 2004
Puissance fiscale : 10
Puissance réelle : 160 ch
Emission de CO2 : NC
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8

En diesel : 2.2 HDI 16V 170 FAP NAVTEQ ON BOARD

Arrivé tardivement sous le capot de la 407, ce diesel ultra moderne fait merveille. Il possède une allonge appréciable, et ne consomme pas plus que ça si l'on considère les performances. Il va comme un gant à la 407, et échappe à pas mal de soucis mécaniques des premiers HDI. Il se monnaye toutefois très cher.
Commercialisation : 2006
Puissance fiscale : 10
Puissance réelle : 170 ch
Emission de CO2 : NC
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8