La nouvelle fait grand bruit. A l’heure où les employés craignent pour leur avenir et leur retraite, le site Marianne2.fr révèle que 30 directeurs de La Poste se pavaneraient désormais au volant de BMW Série 5. Montant de la facture : 900 000 euros. Une nouvelle mal perçue par les employés.

A La Poste, on réfute... du bout des lèvres ces chiffres. Seulement, le magazine économique affirme que plusieurs cadres auraient préféré la belle Allemande aux Citroën C5, Peugeot 607 ou Renault Laguna également disponibles dans le catalogue. L'administration dément aussi le montant de la facture avancée par l'Expansion et relayée par le site Marianne2.fr sans pour autant révéler la vérité. "Malgré tout, on l’assure : La Poste a eu droit à un prix !"

Pour expliquer ce choix, La Poste joue la carte de l'écologie puisque la Série 5 n'émet que 149 g de CO2. Le conseiller du Président de La Poste pour le Développement responsable et la Déontologie a décidé de réagir en précisant que « l'inscription des BMW au catalogue des voitures de fonction de La Poste est la conséquence du fait que dans la catégorie des berlines, elles font partie des voitures les moins polluantes : par exemple 177 g de CO2 contre plus de 220 g pour les Renault type Espace ou Velsatis. »

Polémique : les cadres de La Poste en BMW

A Ceux qui auraient la mauvaise idée de reprocher à La Poste de ne pas acheter français, le conseiller répond : « BMW est une entreprise européenne. De toutes les façons, le siège social des marques automobiles ne veut plus rien dire. Des Renault vendues en France sont fabriquées en Roumanie ou en République Tchèque, voir au-delà des frontières de l'Europe. La japonaise Toyota Yaris est fabriquée à Onaing près de Valenciennes, etc. »

Dans une période difficile, où La Poste se prépare à une importante refonte, la symbolique a toute son importance. « Je ne saurais dire s’il s’agit d’une provocation ou d’une gaffe mais ça montre, en tout cas, une perte du sens des réalités. On dirait que pour une partie de la direction, nous sommes déjà une Société anonyme ! », explique Michel Pesnel, secrétaire général adjoint de FO.