Qu'est-ce que le plaisir automobile ? Cette notion se décline à toutes les sauces ! Pour certains, c'est braver l'interdit et dépasser les 200 km/h sur route ouverte. Pour d'autres, c'est de circuler dans un confort royal entourés par de prestigieux matériaux. D'autres encore ne jureront que par des 6 en ligne bavavois ou des V6 italiens pour la sonorité... Et enfin, il y a ceux qui haïssent l'électronique, qui se fichent de la finition et qui ne jurent que par la légèreté, la précision de conduite et les sensations, j'en fais partie. Et ceci est mon plaisir personnel.

Après plusieurs années passées en 106 Rallye et autres Clio Ragnotti, qui représentent de très belles écoles de conduite sportive, il était temps pour moi de passer à quelque chose de sérieux, et comme le disent les anglais, très focused sur le plaisir de la conduite.

Toyota MR : récit d'un conducteur mr-veillé

Il me fallait donc quelque chose de léger, disons sous la tonne. Malgré leur comportement sécurisant, les tractions montrent rapidement leurs limites au niveau du plaisir de conduite: passons donc à la propulsion. Les bonnes roues qui glissent sont derrière.

L'architecture idéale favorisant un moteur en position centrale arrière, j'ai aussi décidé de sacrifier les places arrière. Puisque se faire plaisir sur route est égoïste, assumons jusqu'au bout.

Mécaniquement, une bonne sportive doit bénéficier d'une bonne boîte de vitesses, et d'un moteur qui fonctionne dans les tours. Boite manuelle ultra-précise et moteur à déphasage d'arbre à cames figuraient également sur le cahier des charges.

Et parce que le plaisir de conduite ne doit pas se résumer aux galères, un bloc résistant était impératif, surtout pour mon utilisation... Enfin, parce que c'est toujours une sorte de plaisir supplémentaire, il fallait que son prix d'achat et son coût d'utilisation soit inférieur à celui de la bonne-citadine-diesel-neuve-politiquement-correcte. Bonus: un petit moteur atmosphérique sera une excellente manière de (ré)apprendre à conduire vite... et bien.

A ce stade de la recherche, il n'en reste plus beaucoup. Tellement peu que j'ai du aller la chercher en Belgique: ma future Toyota MR-S.