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Dates clés

Commercialisation : avril 1993 - Retouches extérieures (phares, feux) : septembre 1998 puis septembre 2000

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1. En bref

Elle est mignonne, la petite Renault. Et continue de plaire sur le marché de l'occasion. Il faut dire que sa bouille malicieuse, sa présentation gaie, ses astuces d'aménagement intérieur et sa place vraiment importante pour son gabarit restent des atouts fort convaincants. Et elle se trouve, vu son ancienneté, dans une très large fourchette de prix. L'offre est généreuse et vous pourrez trouver sans difficulté le modèle qui vous convient.

Caradisiac a aimé

  • La compacité
  • La modularité
  • La banquette coulissante
  • L'habitabilité
  • L'agilité en ville
  • L'équipement (sauf version de base)

Caradisiac n'a pas aimé

  • L'absence de diesel
  • 4 places seulement
  • La direction assistée électrique peu agréable
  • Le freinage faiblard
  • L'insonorisation peu soignée

Nos versions préférées

  • (3) 16S PRIVILEGE

2. Qualités et défauts

Ce qui peut vous tenter :

  • La compacité : grâce à sa longueur contenue de 3,43 m, la voiture se gare aisément, tout en offrant une évidente facilité de conduite.
  • L'habitabilité : elle n'atteint pas des sommets dans l'absolu, bien sûr. Mais étant données ses dimensions extérieures, c'est ce qui s'offre de mieux en la matière.
  • Son caractère de petit monospace : un embryon de modularité avec, sur tous les modèles, une banquette coulissante (sans équivalent à sa date de sortie). Espace passagers/bagages modulable.
  • La suspension : dans une tradition Renault bien établie, elle est plutôt douce, et se révèle amplement plus confortable que celle de concurrentes étrangères (italiennes, allemandes) de même gabarit.
  • La luminosité à bord : très généreuse, grâce à l'ample surface vitrée.
  • La présentation : ludique, colorée, rehaussée de teintes variées et souvent vives.
  • L'équipement : pas trop basique d'origine, et renforcé en septembre 1998 (2 airbags en série) puis en septembre 2000, avec l'ABS généralisé.
  • La version Initiale : en février 1999 apparaît cette version haut de gamme, qui ne quitte pas son aspect pratique et ludique mais s'enrichit avec son cuir de sellerie. Caractère plus chic, rare sur un modèle de ce type.
  • La radio : commande au volant très pratique (présente sur la plupart des versions, et unique à ce niveau de gamme à sa sortie).

Ce qui peut vous faire hésiter :

  • L'absence de version diesel.
  • L'absence de version 5 portes.
  • Son homologation en seulement 4 places.
  • La direction assistée : inexistante, même en option jusqu’en juillet 1995, en option ou en série par la suite. Mais c'est une assistance électrique de première génération, peu convaincante : le volant semble inconsistant entre les mains.
  • Le freinage : jamais dangereux mais un peu faiblard jusqu’aux productions de septembre 2000.
  • L'insonorisation : pas très soignée ; sur ce point, le modèle date. A hauts régimes, les moteurs exhalent un bruit trop marqué.
  • Les sièges avant : petit format pour les assises et les dossiers jusqu’en septembre 1998. Les personnes de grande taille les trouveront trop petits.
  • La protection des occupants sur les premiers modèles : insuffisante en cas de choc jusqu’aux productions de 1997.

3. Budget

Achat / Cote :

Achat possible dans une très large fourchette de prix. La surcote importante dont a bénéficié ce modèle en début de carrière s'est émoussée au fil des ans. C'est désormais une voiture qui se déprécie suivant le rythme moyen de sa catégorie.

Consommation :

Pas de diesel au programme, mais les versions essence ne sont pas excessivement gourmandes. Surtout avec les moteurs de seconde génération.

Assurance :

Peu élevée.

Prix des pièces :

Très correct. Pas d'abus.

Entretien :

Visites d'entretien tous les 15 000 à 25 000 km (et tous les ans au maximum si le kilométrage limite n'a pas été atteint). Courroie de distribution à remplacer tous les 120 000 km (dans la limite de 5 à 7 ans maximum). Pas de courroie de distribution (mais un chaîne, sans entretien particulier) sur les premiers moteurs 1.2 à arbre à cames latéral.

4. Fiabilité

Description :

La longue carrière de cette petite voiture a été émaillée de quelques incidents, c'est certain, mais de gravité en général limitée. Ce modèle a traversé sans trop d'inconvénients les années sombres de Renault en terme de fiabilité (1997 à 2002). Née avec quelques points problématiques, la Twingo n'a cessé de se bonifier au fil des ans. Quasiment aucune série n'est à écarter systématiquement, si ce n'est la version Easy dotée d'un embrayage piloté : un système astucieux, mais qui n'a donné satisfaction, en matière de fiabilité, que durant les tout derniers mois de sa commercialisation.

Pannes lourdes ou immobilisantes :

  • Premier moteur 1.2 8 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu'en avril 1996, consommation d’huile devenant excessive au fil des kilomètres. Causé par le défaut d’étanchéité des joints de queue de soupape. Une première amélioration en production déjà très positive en février 1994, encore quelques cas de légère surconsommation d’huile jusqu’en avril 1996, totalement résolu par la suite. Jusqu'en 1998, Renault a participé aux frais de réparation si la consommation d’huile excédait 1 litre aux 1 000 km.
  • Premier moteur 1.2 8 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu'en avril 1996, des cas assez nombreux de soupapes grillées, parfois dès 50 000 km.
  • Antidémarrage. Sur les modèles fabriqués de juillet 1995 à juillet 1997, risque de dysfonctionnement pouvait empêcher le démarrage : l'anti-démarrage se voit activé sans raison lorsqu’on déverrouille les portières à l’aide du plip.
  • Antidémarrage. Sur les modèles fabriqués de juillet 1995 à janvier 1997, mauvais fonctionnement de l'anti-démarrage à proximité de lignes haute tension ou d’éclairages au néon.
  • Embrayage piloté. Sur les versions Easy fabriqués jusqu’en juillet 1998, sérieux incident sur l'unité centrale de commande du système : le bloc hydraulique. Dépérissement de la membrane interne à l'accumulateur). Rend l'embrayage très patinant et, à terme, inopérant. Kit de réparation proposé à la vente (environ 250 €). Parfois, remplacement du bloc hydraulique dans son entier (environ 1 500 €).
  • Embrayage piloté. Sur les versions Easy fabriqués jusqu’en juillet 1998, possible incident au bout de 3 ans sur le contacteur qui analyse les déplacements du levier de vitesses. Peut perturber le passage des rapports, voire l'empêcher.
  • Ressorts de suspension avant. Sur les modèles fabriqués jusqu'en février 2001, possible fragilité des ressorts avant : la spire supérieure peut se rompre au bout de 4-5 ans, ou plus. Le kilométrage influe peu sur le phénomène, c'est plus l'ancienneté qui génère cette rupture, qui peut se produire à partir de 35 000 km. Seule l'extrémité supérieure du ressort étant rompue, la voiture s'affaisse plus ou moins mais elle ne "tombe" pas par terre.

Autres pannes ou faiblesses :

  • Premier moteur 1.2 8 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu'en septembre 1993, fonctionnement irrégulier. Causé par la sonde Lambda.
  • Premier moteur 1.2 8 soupapes. Possible dérèglement de la gestion moteur, pouvant provoquer une hausse anormale de la consommation d’essence.
  • Premier moteur 1.2 8 soupapes. Sur quelques voitures, fuite d'huile sur le joint de culasse à partir de 70 à 90 000 km. Nécessite le remplacement du joint de culasse.
  • Second moteur 1.2 8 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu'en septembre 1997, fuite d’huile dès 10 à 20 000 km sur le joint de couvre-culasse. Dû à la mauvaise qualité du joint et au mauvais serrage du couvre-culasse. Sur de nombreuses voitures, le joint a été changé plusieurs fois, pour finalement être remplacé par le bon joint. Ce défaut ne se retrouve normalement plus.
  • Second moteur 1.2 8 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu'en novembre 2000, à-coups croissants au fil des kilomètres. Causés par les injecteurs. Souvent rectifié par le premier propriétaire. A souvent été pris sous garantie par Renault (plus le cas aujourd'hui).
  • Second moteur 1.2 8 soupapes et moteur 1.2 16 soupapes. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2003, possible incident sur le faisceau électrique moteur au bout de 4 ans.
  • Moteur 1.2 16 soupapes. Sur les modèles fabriqués de novembre 2000 à juillet 2004, dérèglement progressif du ralenti et fonctionnement souvent heurté. Causé par l'encrassement du boîtier papillon motorisé. A nettoyer (environ 50 €) ou remplacer.
  • Pompe à essence. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2000, fixation imparfaite : desserrage possible de sa broche de fixation.
  • Boîte de vitesses. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juillet 1994, bruit additionnel au point mort. Causé par une vibration de l’anneau de synchro de 5ème.
  • Boîte de vitesses. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2000, suintement d’huile sur le joint spi en sortie de boîte vers 80 000 km(sans gravité).
  • Boîte de vitesses. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2003, légère fuite d’huile sur le sélecteur à partir de 60 000 km (sans gravité).
  • Embrayage piloté. Sur les versions Easy fabriqués jusqu’en juillet 1996, patinage excessif au passage des rapports. Causé par un mauvais réglage du câble d’accélérateur.
  • Batterie. Sur les modèles avec nouveau moteur fabriqués jusqu’en juillet 1997, faiblesse caractérisée. Plusieurs batteries ont été rapidement changées.
  • Freins. Sur les modèles fabriqués jusqu’en juillet 1998, plaquettes bruyantes, couinement au freinage.
  • Freins. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2001, faible longévité moyenne des plaquettes avant : à remplacer tous les 15 000 à 25 000 km.
  • Réservoir d’essence. Sur les modèles fabriqués jusqu’en février 1994, suintements de carburant sur le haut du réservoir. Peut propager de mauvaises odeurs dans l'habitacle.
  • Echappement. Sur les modèles fabriqués jusqu’en 2001, risque de rupture de la ligne à hauteur de la soudure entre le tube central (très long) et le silencieux arrière. Survient souvent à partir de 80 à 100 000 km.

Aspect extérieur :

  • Portières. Sur les modèles 93, bruit des portières à l’ouverture.
  • Portières. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1996, charnières un peu faibles pour supporter le poids des portières. Génère, à la longue, un léger affaissement, constaté vers 70 000 km.
  • Essuie-glace avant. Sur les modèles fabriqués jusqu'en novembre 1993, desserrage inopiné de l'écrou de maintien central du balai. En usine comme en après vente, adoption d’un nouvel écrou conservant mieux son serrage initial depuis novembre 1993.

Finition intérieure :

  • Sellerie. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1994, mousse de rembourrage des sièges légèrement grinçante.
  • Sellerie velours (Pack). Sur les versions Pack fabriqués jusqu'en juillet 1997, le velours peut se dessertir sur les rebords des sièges (assises et dossiers).
  • Sellerie cuir (Initiale). Vieillissement médiocre de la sellerie en cuir : perte de coloration, aspect gondolé, voire quelques petites fissures.
  • Volant (cuir). Dégradation de surface assez rapide.
  • Moquette. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1998 (et surtout ceux de 97-98), qualité faiblarde, légère tendance à pelucher, mauvais vieillissement et usure du tapis de sol sous les pieds du conducteur : il peut se percer dès 60 000 km.

Dysfonctionnement électroniques / fonctions à bord :

  • Ecran d'affichage central. Sur les modèles fabriqués jusqu'en octobre 1994, la luminosité de l'écran faiblit progressivement. Nécessite le remplacement complet de l'afficheur.
  • Jauge à carburant. Imprécision, surtout jusqu’aux modèles 98, encore un peu sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 2000.
  • Commandes de chauffage. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1996, les boutons de ventilation et de chauffage sont fragiles : casse assez fréquente du mécanisme interne de rotation au bout de 3-4 ans.
  • Radio. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1999, réception radio particulièrement médiocre. Nouvelle antenne et nouveau tuner par la suite. Pour la qualité de restitution sonore, nouveaux haut-parleurs plus grands et bénéficiant d’une meilleure implantation à partir de septembre 1998.
  • Hauts-parleurs. Sur les modèles fabriqués jusqu'en juin 1999, vibrations parasites des grilles protectrices sur les hauts-parleurs.

Rappel et rectification en concession :

  • Portières. Sur les modèles construits jusqu'en juin 1993, fragilité de la tige métallique d’arrêt des portières. Remplacement systématique par les concessionnaires à partir de juillet 1993.
  • Moteur 1.2 16 v. Sur les modèles fabriqués entre octobre 2000 et avril 200, un câble électrique passant dans le compartiment moteur peut frotter contre le carter de la boîte de vitesses. Risque de détérioration de sa gaine, ou de rupture. Conséquence : voiture immobilisée ou court-circuit. Rappel au printemps 2002 : protection additionnelle due câble ou remplacement si son état le nécessite. 16 700 voitures en France, 33 000 au total. Les autres Renault dotés du même moteur n'ont pas été concernées par cette faiblesse.
  • Airbag. Sur les modèles fabriqués entre juin et novembre 1997, risque de déclenchement de l’airbag en montant ou en descendant de voiture (aucun risque en roulant). Causé par un phénomène électrostatique. Rappel à partir de décembre 1997.
  • Airbag. Sur les modèles fabriqués entre le 23 novembre 1999 et juin 2000, risque de déclenchement de l’airbag en roulant ; rappel (été 2000). 82 560 voitures en France, 138 500 au total.

Après-Vente :

Qualité de service globale du réseau constructeur :

  • 6
  • 6
  • 6
  • 6
  • 6

Prise en charge sous garantie :

  • 6
  • 6
  • 6
  • 6
  • 6

Prise en charge hors garantie :

  • 4
  • 4
  • 4
  • 4
  • 4

5. Meilleures versions

En essence : (3) 16S PRIVILEGE

Le même moteur qu'en version 60 ch, avec 16 soupapes au lieu de 8. Plus tonique. A conseiller si vous roulez souvent en charge ou si vous habitez une région montagneuse : aptitudes routières renforcées. Pas de version diesel.
Commercialisation : 2000
Puissance fiscale : 5
Puissance réelle : 75 ch
Emission de CO2 : NC
note
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8
  • 8