En 8 ans de carrière le Touareg n’a pas vraiment connu de traversée du désert : 450 000 exemplaires, cela fait une moyenne enviable de 56 000 par an. Les concepteurs du HUMMER allemand ont pourtant senti derrière leur blindage que le monde changeait et nous proposent un successeur légèrement moins arrogant.

Comme souvent chez VW, cette nouvelle édition est un gros facelift exter/inter : sur une structure quasi inchangée, la peau est nouvelle ainsi que la planche et les habillages intérieurs. Le nouveau se veut tout de même plus discret et plus économe même s’il grandit à 4.80 m (+43 mm). La masse design reste aussi… massive, la largeur restant inchangée.

Salon de Genève : Volkswagen Touareg 2 par L'Oeil de Lynx

Avec cet immobilisme architectural, on n’est évidemment pas dépaysé en design. Les lignes sont adoucies et remises au traits des dernières productions de l’ère Walter De Silva = une homothétie de la calandre de Golf 6. Cela vous fera juste sursauter la première fois que vous verrez cette méga Golf prendre toute la surface dans votre rétro.

Même philosophie à l’intérieur, l’armoire normande qui faisait office de planche de bord a été rabotée. On se sent (un peu) moins écrasé. Elle accueille un des plus grands écrans de nav du marché où s’affiche une boussole géante… Encombrant comme iPhone. La banquette AR devient coulissante mais toujours pas de 7 places au programme.

Grosse cure de minceur (-208 kg sur la sur la version de base) par du decontenting. Par exemple la boîte de transfert est supprimée et devient un pack optionnel. On partait quand même de 2300 kg...

Moteurs : C’est là que réside le changement le plus notable : les moteurs de paquebot (W12 6.0 l essence et V10 TDI 5.0 l diesel) restent à quai et un hybride apparaît, pour le chapitre greenwashing du dossier de presse…