Une fois installé au volant, on retrouve l’excellente ergonomie qui caractérise les productions du groupe Volkswagen. Position de conduite impeccable, bonne vision périphérique, commandes faciles d’accès : dès le premier kilomètre, on se sent « chez soi ». Le bloc TDI anime l’auto avec une belle aisance. Relativement souple à bas régime, il permet d’évoluer sur un filet de gaz en agglomération. Malgré ses prétentions sportives, Miss RS est avant tout une compagne docile au quotidien, que l’on apprécierait toutefois un poil moins sonore dans les phases d’accélérations. Non que le bruit du moteur soit particulièrement désagréable, mais on reste loin de la douceur d’un bloc essence, même à quatre cylindres. Or, la santé du bloc TDI incite à une conduite enlevée : montées en régime rapide, dépassements éclairs, et plaisir garanti ! A ce propos, signalons que l’Octavia RS carburant au sans plomb, que nous avons eu l’occasion de conduire pour quelques tours de circuit, bénéficie d’un amplificateur sonore qui crée une ambiance « racing » plutôt amusante dans les phases d’accélération.


Essai vidéo - Skoda Octavia Combi RS : top fuel !

Rabaissée de 1,3 cm par rapport aux versions normales et reposant sur des suspensions raffermies, la RS n’est pas la plus confortable des Octavia quand le revêtement se dégrade. Les raccords de bitume sont ainsi assez mal filtrés. Mais la bonne nouvelle, c’est que cela permet à la caisse de moins « pomper » sur les inégalités de la chaussée quand on force le rythme, pour une meilleure efficacité de conduite. Dans les enchaînements de virages on sent un nez parfois un peu lourd (le bloc TDI entraîne un surpoids de 41 kilos sur le train avant par rapport au moteur essence), au détriment de l’agilité. En revanche, le contrôle de traction, auquel se greffe un différentiel électronique, veille au grain et la motricité ne pose aucun problème (du moins sur sol sec, car nous n’avons pas conduit la voiture sous la pluie).