Essai - Infiniti FX 2012 : le même en pareil
Un V8 très agréable, un diesel qui l'est peu mais qui consomme moins. C'est ce dernier qui réalise 60 % des ventes.
Nous avons surtout roulé avec le FX 50 V8 essence, et un peu avec le 30d. Ce qui nous a permis de constater de vraies différences d'utilisation et de comportement avec ces deux motorisations aux philosophies diamétralement opposées.
Différences entre motorisations, mais pas différences entre générations. Car le FX 2012 ne propose aucune évolution moteur ou châssis allant de pair avec ce restylage.
On retrouve donc une BVA 7 rapports conventionnelle, avec toutefois la possibilité de passer les vitesses au volant via des palettes (en magnésium SVP), une transmission 4x4 intelligente capable de répartir le couple entre 100 % à l'arrière et 50/50, et 4 roues indépendantes, gages d'un dynamisme de bon aloi.


Essai - Infiniti FX 2012 : le même en pareil
Et c'est sans surprise le V8 5.0 de 390 et 500 Nm de couple qui répond le mieux à cette définition de dynamisme. Doté en série d'une suspension pilotée (mode confort ou sport, qui gère aussi la boîte) et de roues arrière auto-directionnelles, il est très plaisant à mener. La sonorité du V8 flatte les tympans à chaque accélération tandis qu'à régime stabilisé, il se fait tout à fait oublier. La BVA7 n'est pas un modèle de réactivité, au contraire, mais le couple bien présent rattrape le temps perdu lors des kickdown en favorisant les reprises. Les performances justement sont appréciables. Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,8 secondes et la v-max est limitée à 250 km/h, ce qui le met à 0,3 s de plus qu'un BMW X5 50i de 407 ch, et à 0,1 s de moins qu'un Cayenne S de 400 ch.
Le poids par contre se fait un peu sentir, non pas en roulant, mais à l'heure du freinage, qui bien que mordant, rendra l'âme au bout de 10 minutes de conduite "très dynamique". Pas de craintes toutefois, la limite est située très loin pour qui conduit "normalement"… Le châssis à amortissement adaptatif préserve un bon confort tout en évitant les effets de roulis, qui n'apparaissent qu'à allure très soutenue, tandis que la direction est juste précise comme il faut. Reste que l'on est encore loin de la précision et du dynamisme d'un X6 ou d'un Cayenne.
Essai - Infiniti FX 2012 : le même en pareil
La consommation en conduite dynamique rendra le sourire à votre pompiste avec pas loin de 20 l/100 km. En conduite coulée sur nationale, on peut descendre à 12 l/100 km. Les 13,1 l en mixte annoncés par la marque sont donc atteignables. Mais c'est une valeur cependant peu flatteuse. Un Cayenne S annonce 10,5 l/100 km et un X5/6 12,5 l/100 km.
Sur autoroute, qui reste son terrain de jeu favori, on profite d'une bonne isolation, d'une sono de bonne qualité, mais l'on fait face à une planche de bord qui derrière son dessin original cache une qualité de finition en retrait de la concurrence et une ergonomie parfois difficile (boutons situés devant l'écran GPS trop à plat et peu lisibles).
C'est en se laissant ainsi porter que l'on profite le mieux des différentes aides à la conduite proposées sur les 2 finitions Premium à savoir une alerte de franchissement de ligne active qui corrige seule la trajectoire en cas de besoin, d'un régulateur adaptatif avec maintien des distances, d'une alerte anticollision et d'un freinage automatique si le conducteur se révèle endormi derrière son volant.


Un diesel plus rugueux mais moins gourmand
Essai - Infiniti FX 2012 : le même en pareil
La rapide virée en version diesel a révélé un tempérament moins rageur mais aussi moins équilibré sur la route. Impossible à mener aussi rapidement que le V8, il engage moins bien en virage et réagit mal au lever de pied en courbe (tendance de l'arrière à vouloir passer devant). Par ailleurs sa sonorité à l'accélération est beaucoup moins noble et se retrouve désagréable à l'oreille, d'autant que l'insonorisation semble avoir été négligée. Heureusement à régime stabilisé, ça va mieux.
Côté performances les 238 ch et surtout 550 Nm de couple à 1 750 tr/min aident le FX 30d à s'en tirer honorablement à bas régime où les relances sont bonnes, mais il s'essouffle assez vite. La BVA semble également moins bien l'exploiter en rétrogradant trop, ce qui implique de sortir du régime de couple optimal (et ce n'est bon ni pour le bruit, ni pour les performances).
Le seul motif de satisfaction est la consommation, qui est descendue sous les 10 litres de moyenne à allure soutenue, les 9 litres en mixte annoncés semblant encore une fois réalistes en usage courant. Mieux que le V8, mais encore une fois moins bien que la concurrence. Porsche annonce un incroyable 7,2 l/100 km en moyenne pour son Cayenne diesel 245 ch tandis que BMW annonce lui 7,4 pour son X5 30d de même puissance.


Oui, pour résumer, le FX est surtout agréable en V8, représente une bonne alternative à la concurrence allemande, mais gagnerait à moderniser ses motorisations.