L'Octavia a mis les bouchées doubles sur les qualités dynamiques. Normal si on considère le saut de génération de la base utilisée. La plateforme MQB s’articule autour d'un essieu MacPherson à l’avant et d'un essieu à bras mixte à l’arrière. Le multibras qui prévalait auparavant sur toutes les versions est dorénavant uniquement réservé au 180 ch. Rassurante, la tchèque offre un comportement routier plaisant, même s'il manque toujours d'agilité. Il en va de même pour le confort des suspensions, nettement supérieur à celui de la Cruze. L’américaine se montre logiquement moins prévenante et souffre d’une direction floue. La précision de conduite est moins rigoureuse qu’à bord de l’Octavia mais la synthèse globale proposée est correcte. L’on a affaire à une berline docile au quotidien. On ne peut en dire autant de ses motorisations.


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L’antique 1.7 VCDi 130 ch qui l’anime se montre beaucoup moins civilisé que le TDI 150 ch de l’Octavia. Vibrant et sonore, ce 4 cylindres d’origine Isuzu brille davantage par sa sobriété que par son agrément (6 l/100 km). Les futurs diesels du groupe GM prévus pour 2014 devraient assurément lui faire du bien. Face à lui nous avons choisi d’opposer le 2.0 TDi 150 ch, un moteur plus puissant qui offre des performances naturellement meilleures. Mais c’est surtout son agrément qui le place à des années-lumière du VCDi. Insonorisation, souplesse, sobriété, le 2.0 TDI est à l’aise dans tous les domaines. Son couple de 320 Nm offre à la tchèque une réserve continue sous la pédale de droite. Les dépassements s’effectuent sans stress alors et les kilomètres s’égrainent sans douleur. Tout comme la consommation d’ailleurs (6,2 l/100 km) ! Skoda propose une voyageuse aboutie difficilement délogeable dans sa catégorie.