Du fait de ce scandale qui fait passer celui de Volkswagen pour un sympathique conte de Noël, Takata est dans la tourmente. Il faut dire que les Japonais n’ont pas fait dans la dentelle. Des airbags qui explosent même en cas de collision mineure, projetant alors des fragments de métal et de plastique sur le conducteur ou le passager. Puis une réticence à reconnaître rapidement qu’une partie de ses produits présentaient des défauts. Une incompétence et une mauvaise foi  qui a conduit au rappel de dizaine de millions de véhicules, à la fuite de certains de ses fidèles comme Honda ou Toyota et à une amende civile historique de 200 millions de dollars, dont 130 avec sursis prononcée aux Etats-Unis.

De quoi mettre à terre une entreprise. Mais Takata, ce sont aussi 49.000 salariés à travers le monde et un acteur qui reste majeur sur le marché des équipements automobiles. Takata est l’un des plus importants fabricants mondiaux de coussins et ceintures de sécurité. De quoi mobiliser certains industriels du secteur automobile nippon, pourtant victimes des errements de leur compatriote, vers la mise en place d’un plan de soutien contenant un apport de fonds en échange d’une amélioration des contrôles et de la gouvernance.

Egalement, le plan passerait par un investissement direct, l’étalement sur plusieurs années des compensations financières de rappels de véhicules et le report des demandes de baisse de tarifs des équipements. Une mobilisation que personne au Japon n’a commentée. Chez Takata on fait le surpris. Mais que vaut encore sa parole ?