En 2010, c'est un Citroën conquérant qui lançait la DS3, première pierre d'une relance française dans le secteur du haut de gamme. Six ans et 390 000 exemplaires vendus plus tard (valeur à ne pas comparer au 1,6 million de C3 produites à Aulnay entre 2001 et 2010), l'usage voudrait que le constructeur présente une véritable nouveauté pour renforcer son offensive dans le premium. Las ! Les difficultés de PSA sont passées par là (plan de relance, ventes au ralenti, etc.), et cela a considérablement ralenti des ambitions qui restent élevées.

Et c'est ainsi qu'en guise de nouvelle DS 3, il faudra se contenter d'un repoudrage du modèle bien connu et dont Caradisiac a largement loué les qualités par le passé.

Nouveau nez

D'un point de vue esthétique, les principaux changements se situent dans la proue, qui cultive l'air de famille avec les autres modèles de la gamme en adoptant la calandre chromée type « DS Wings ». Celle-ci est enserrée par les feux avant LED / Xénon apparus à l'occasion du restylage de 2014...et c'est à peu près tout pour l'extérieur. On relève l'apparition de teintes de carrosserie « Rouge Aden » et de toit « Brun Topaze », à quoi s'ajoutent notamment 10 adhésifs de toit pour la berline ou 15 jantes alliage de 16 et 17 pouces. Le catalogue permet donc 78 combinaisons possibles en combinant toits et caisses, ce qui permet de mitonner une voiture véritablement à la carte. De fait, dès son lancement, la DS 3 avait fait de la personnalisation un leitmotiv.

Pour autant, c'est à l'intérieur que les changements sont plus importants, avec l'apparition d'un pavé multimédia tactile de 7 pouces de diagonale. Celui-ci adopte la technologie Mirror screen, qui permet d'accéder depuis l'écran au contenu de votre smartphone, que celui-ci fonctionne sous iOS (iPhone) ou Android.

La connectivité se voit renforcée avec la disponibilité d'une Connect Box comprenant un pack SOS & assistance (appel automatique d'urgence), un carnet d'entretien virtuel ou bien encore la possibilité de localiser la voiture en cas de vol.

Pour la sécurité, un dispositif de freinage automatique permet d'éviter ou tout au moins d'atténuer les conséquences de chocs à basse vitesse. Jusqu'à 30 km/h, ce système, qui utilise un capteur laser implanté en haut du pare-brise, permet de commander un arrêt complet du véhicule sans intervention du conducteur. Aide au stationnement avant et arrière et caméra de recul renforcent la touche « techno ».

De 82 à 208 ch

Sous le capot, des moteurs dont les émissions de CO2 s'étendront de 79 à 129 g/km. En essence, aux blocs 82, 110 (boîte auto EAT 6) et 165 ch déjà connus s'ajouteront désormais les 130 ch PureTech et THP 208 ch (BVM 6 rapports, différentiel à glissement limité type Torsen). Cette pétillante mécanique, qui fait les beaux jours de la 208 GTI, sera également disponible sur la DS 3 Cabrio (dont le toit s'ouvre et se ferme jusqu'à 120 km/h). La DS 3 Performance (son petit nom) voit son assiette s'abaisser de 15 mm, ses voies s'élargir (26 mm à l'avant, 14 mm à l'arrière) et reçoit des freins redimensionnés. Double sortie d'échappement, roues de 18 pouces et sièges cuir/alcantara complètent la panoplie.

La DS3 2016 sera commercialisée en mars, avec des prix qui s'échelonnent de 15 950 à 25 450 € en essence (hors DS3 Performance, dont les tarifs restent indéterminés), et 20 100 à 25 350 € en diesel.